Félix antoine APPERT, né le 12/6/1817 à St Rémy sur Bussy (Marne)

Photo Appert (Paris) 

C'est le fils d'un intendant militaire, qui fut longtemps à la tête des services en Algérie.

Necrologie :

Un homme qui laissera le souvenir, soit dans sa longue et brillante carrière militaire, soit dans sa courte mais utile carrière de diplomate, d'un bon serviteur de sa patrie, vient de mourir à Paris, le 12 avril 1891. Le général Appert naquit en 1817 à Saint-Remy-sur-Bussy.

A dix-neuf ans (1836), il entrait à Saint-Cyr; deux ans plus tard, il passait à l'école d'état-major d'où il sortit pour aller faire ses débuts en Algérie au 26e de ligne près de l'intendant en chef de l'armée d'Afrique qui était son proche parent. Comme tous les officiers d'état-major, le lieutenant Appert fit un stage dans trois régiments d'infanterie, d'artillerie et de cavalerie ; il servait au 3e lanciers quand il fut promu au grade de Capitaine et désigné pour faire partie de l'état-major du général Bugeaud.

Décoré sur le champ de bataille d'Isly, Appert rentra en France en 1853 avec le grade de Chef d'escadron. Successivement aide-decamp de Saint-Arnaud, puis du général Vaillant, il rejoignit en Crimée le maréchal Pélissier.

Après s'être distingué sous les murs de Sébastopol, il suivit, quelques années plus tard (1858) son brillant chef, en qualité d'attaché militaire, à l'ambassade de Londres. Il était alors Lieutenant-colonel.

Sous-chef d'état-major de la garde impériale de 1859 à 1862, il exerça de 1867 à 1870, après sa promotion au grade de Colonel, les importantes fonctions de sous-chef de l'état-major de l'armée de Paris. Il venait de recevoir la double étoile de brigadier lors qu'éclata la funeste guerre de 1870.

Appelé par le Gouvernement de la Défense nationale au commandement de l'état-major de la deuxième armée, sous Paris, le général Appert montra sur le champ de bataille de Champigny de remarquables qualités de stratégiste et une bravoure qui lui valurent la plaque de grand officier de la Légion d'honneur.

Général de brigade commandant la subdivision de Versailles en 1871, il fut chargé, après la répression de l'insurrection du 18 mars, de l'ingrate mission de diriger le service des Tribunaux militaires. Il fit preuve, dans cette position difficile, de modération et d'humanité, auxquelles il sut toujours allier la sévérité nécessaire à la répression, et l'on n'a pas oublié qu'il s'était opposé à l'exécution de Rossel.

Généralde division commandant la division d'Orléans en 1875, il fut placé, quelques années plus tard, à la têle du 17e corps à Toulouse, poste qu'il conserva jusqu'au moment de sa retraite en 1882.

La carrière militaire d'Appert était terminée; mais il était encore plein d'activité et pouvait rendre d’utiles services à son pays, le Gouvernement le comprit et lui confia l'ambassade de Saint-Pétersbourg; pendant trois années il eut le redoutable honneur de représenter la France auprès du czar. Il sut se faire en Russie une situation personnelle considérable et mériter à la fois la confiance du Gouvernement qui l'employait et de celui auprès duquel il était accrédité. Aussi lorsque sa mission prit fin, en 1886, recueillit-il. à son départ de Pétersbourg, les plus flatteurs témoignages d'estime et de sympathie. Le général Appert était grand-croix des ordres de la Légion d'honneur, de Saint-Alexandre Newski de Russie, d'Isabelle la catholique et de Danilo de Montenegro. Les obsèques du regretté défunt ont été célébrées en l'église Saint-Honoré-d'Eylau et sa dépouille mortelle a élé ensuite conduile à Versailles où elle a été inhumée.

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