LES CUIRASSIERS - Historiques

 

Les 1er régiment de cuirassier est resté en garnison en France et n'a pas combattu avant 1870. En 1870, il est à la division de réserve de cavalerie du général de Bonnemains et prend part le 6 aout sur la fin de la bataille de Froeschwiller à la légendaire charge de Reichshoffen (en réalité Elsasshauen). Entraîné avec vigueur  par le colonel de Vandeuvre, il se heurte à des obstacles de toutes sorte qui brisent son élan et il est repoussé sans avoir pu aborder l'ennemi et perd 60 hommes. A la bataille de Sedan, le commandant d'Allincourt  fait avec le 4e escadron une tentative héroïque pour percer les lignes ennemies et perd les trois quart de son effectif.

     

Pierre Jean Baptiste Cristin

Né le 13/12/1818 à Grand Fiefe (Charentes), il s'engage au 1er régiment de chasseurs d'Afrique. Sous officier expérimenté, il fait partie des premier titulaires de la médaille militaire qu'il reçoit le 10/5/1852.

Il sert ensuite en Crimée, alors qu'il est marechal des logis et assiste aux batailles de Balaklava, Inkermann et au siège de Sébastopol. Il est alors promu adjudant et reçoit la croix de chevalier de la légion d'Honneur le 3/3/1854 et la médaille britannique de Crimée.

Promu sous lieutenant le 22/9/1856, il passe au 1er régiment de cuirassiers.

Nommé Lieutenant le 31/12/1863, il est ici photographié à Colmar, garnison de son régiment entre 1863 et 1865, aborant avec une certaine élégance ses trois médailles reçues en Crimée.

Il prend sa retraite en 1868 et il meurt le 23/12/1874.

 Photo Gerst (Colmar)

 

François Ignace Haas

Né le 27/1/1819 à Burnaupt (Rhin), il s'engage en 1840 dans la cavalerie française et fait une carrière entièrement consacrée au 1er régiment de cuirassiers. Il suit une laborieuse carrière de sous officier et est promu sous lieutenant en 1851, puis Lieutenant le 30/5/1855.

Il est nommé capitaine le 11/12/1861 et reçoit la légion d'honneur en décembre 1860. Il est adjudant major au régiment, puis commandant d'un escadron en 1866. Il aurait sans doute terminé une carrière paisible de garnison, sans la guerre de 1870.

En 1870, il commande le 2e escadron du régiment et conduit son escadron par deux fois lors de la charge de son régiment à Froeschwiller en aout. Le 1/9/1870 en fin de journée à Sedan, alors que la bataille est perdue, les cuirassiers décident d'une dernière charge pour tenter de briser l'encerclement. Haas répond présent à l'idée du commandant d'Allincourt, qui sans ordre supérieur se décide à tenter l'impossible avec 150 hommes environ. La petite troupe est décimée à Floing. Tous ceux qui ne sont pas tombés sur le parcours de la charge sont alors faits prisonniers. Dans cette affaire la capitaine Haas est blessé d'une balle au défaut de l'épaule et a son cheval tué. Emmené à l'hopital de Donchery, il est présenté au Comte de Bismark (fils du chancellier) blessé lui même dans le même hôpital et qui souhaite le rencontrer pour le féliciter de son action. Haas figure sur un tableau du peintre Castellani qui immortalise ce fait d'armes.

Il réussit à s'évader de l'ambulance et rejoint Paris où il participe au siège, c'est à cette occasion qu'il est ici photographié.

Il est mort le 15/11/1872, après avoir reçu la croix d'officier de la Légion d'Honneur.

   


Le 2e Cuirassier n'a aussi pas combattu entre 1850 et 1870. Lors de la bataille de Froeschwiller, en aout 1870, il charge par demi régiment à Elsasshauen. Arrété par de larges fossés et des houblonnières, il perd 150 hommes et 300 chevaux. Les restes du régiment sont capturés lors de la capitulation de Sedan.
Sous la IIIe République, le régiment restera en garnison entre 1871 et 1914.

         

Louis Gabriel Edmond d'Adhémar

Elève de l'école de Saint Cyr de 1860 à 1862, il est nommé sous lieutenant le 1/10/1862, est affecté au 2e régiment de cuirassiers. Il va suivre les cours de l'école de Saumur, endroit où est prise cette photo. Il porte la tunique modèle 1859 et le chapeau modèle 1844 des officiers, ainsi que le ceinturon en cuir noir et fermeture en "S" avec les deux médaillons dorés à tête de lion.

Nommé lieutenant en aout 1868, il participe aux charges de son régiment à Froeschwiller.

Il décède en 1872 comme capitaine.

 

Photo Le Roch (Saumur)

Ils ont servi au 2e cuirassiers : Chef d'escadron de Lur Saluces,


Le 3e Cuirassier n'a pas combattu entre 1850 et 1870. En 1870 il est embrigadé avec le 2e cuirassiers. C'est le dernier régiment engagé lors de la charge dite "de Reischoffen" à la bataille de Froeschwiller. Il y perd son colonel et 62 hommes, sans pourvoir aborder l'ennemi. Le reste du régiment est capturé à Sedan, un peloton tentant une dernière tentative de percer les lignes prussiennes. Sous la IIIe République, il reste en garnison entre 1871 et 1914.

    

Charles Edmond Marie Jean de Vassinhac d'Imecourt

 

Charles Edmond Marie Jean est né le 31 mars 1848 à Louppy sur Loison dans la Meuse. Saint Cyrien (sorti en 1869), il a fait la guerre de 70 au 3e hussards et a été pris par l'ennemi lors de la capitulation à Sedan.

Il est chef d'escadron en fevrier 1887 et sert au 14e régiment de chasseurs à cheval.

Promu lieutenant colonel au 3e régiment de cuirassiers en fevrier 1894, il prend le commandement du régiment lors de sa nomination comme colonel le 10/7/1898.

Il va rester dix ans à la tête du régiment, jusqu'en 1908, date de sa mise à la retraite comme officier de la Légion d'Honneur.

 

Photo Peigné (Tours)


Le 4e Cuirassier est embrigadé avec le 1er régiment en 1870. Lors de la bataille de Froeschwiller, il est sacrifié dans les charges héroïques, mais inutiles, de la cavalerie. Il y perd 170 cavaliers et 11 officiers. Sous la IIIe République, il restera en garnison entre 1871 et 1914.

Une page spéciale lui est consacrée


 Le 5e Cuirassier est engagé à Mouzon le 30/8/1870 et est chargé d'en défendre le pont devant les allemands victorieux. Entrainé par son colonel, il charge l'infanterie allemande qui sort du faubourg et se fait décimer en quelques minutes par le 27e régiment d'infanterie prussienne, perdant 107 hommes, dont son colonel. Le reste du régiment capitule à Sedan.

Alcibiade Sarragot

Né le 5/12/1827 à Petit Bourg en Guadeloupe d'une famille de planteurs.

Sous officier sorti du rang, il est nommé Sous Lieutenant le 18/3/1863 au 5e régiment de cuirassiers. Il est photographié ici juste après sa promotion comme officier, vers 1863, alors que son régiment est en garnison à Colmar. Il est promu chevalier de la légion d'Honneur en 1866.

Lors de la guerre de 70, Sarragot qui est Lieutenant depuis le 24/12/1869, reste au dépôt du régiment et ne participe pas aux opérations de la première partie de la guerre. Il est promu Capitaine le 24/12/1870.

En 1872 il permute au 7e cuirassiers. En 1874 il est capitaine adjudant major, puis il commande un escadron.

En 1882, il est passé dans l'armée territoriale, comme capitaine du 6e régiment de cavalerie territoriale, à l'escadron de dragons.

Photo Langrené (Strasbourg)

 

    


 Le 6em Cuirassiers fait partie de l'expédition de Crimée mais n'a pas l'occasion d'y combattre. En 1870, il est engagé à Sedan.

   

Jacques Henri Guyon comte de Montlivault

 

Né en 1840.

Saint cyrien de la promotion de Solférino (1858-1860), il est nommé sous lieutenant le 1/10/1860 au 6e régiment de cuirassiers, puis va suivre les cours de l'école de cavalerie de Saumur.

Il démissionne de l'armée en 1863 et meurt le 22/8/1878.

 

Photo Bailly & Maurice (Tours)


Le 7e Cuirassier fait partie de la division de Forton et combat à Rezonville, embrigadé avec le 10e régiment. Ils s'illustrent contre la brigade prussienne de cavalerie Bredow, le 7e régiment y perd 4 officiers et 17 sous officiers et soldats. Il capitule plus tard à Metz. Il reste en garnison en France entre 1871 et 1914.

Une page spéciale lui est consacrée.


En 1870, le 8em Cuirassiers est à l'armée du Rhin et prend une part glorieuse à la charge de Morsbronn (bataille de Froeschwiller) pour couvrir la retraite de l'armée. La charge conduit le régiment dans les rues du village de Morsbronn où l'ennemi le fusille des fenêtres. Il combat ensuite contre le 13e hussards prussiens et perd dans la bataille 20 officiers et de nombreux cavaliers. Il est emmené en captivité après Sedan.


Le 9em Cuirassier est envoyé en Crimée, sans y combattre. En 1870 il se sacrifie pour couvrir la retraite de l'armée lors de la bataille de Froeschwiller en chargeant sur le village de Morsbronn. Sauf 5 officiers et 17 hommes, le régiment est détruit (hormis le 1er escadron, laissé à la garde des bagages). Le régiment reconstitué est envoyé à l'armée de la Loire, puis à celle de l'Est. Il finit la guerre interné en Suisse.

          

Joseph Sulpice Trefcon

 

Né le 23/9/1821 à Pargny dans la Somme, ce sous officier sorti du rang fait toute sa carrière au 9e régiment de cuirassiers.

Il y est nommé lieutenant en mai 1854 avant de partir en Crimée où il reçoit la médaille commémorative britannique que l'on voit épinglée sur sa poitrine.
Sur cette photo, prise en 1861 ou 1862 date à laquelle son régiment est à Versailles, il porte la tunique sombre de 1859 avec la longue jupe. Cette tunique bleu foncé sera de plus en plus noire de 1859 à 1870.

Promu capitaine en 1866, il est sert toujours au régiment lorsque celui-ci est décimé à Froeschwiller le 6/8/1870. Il survit cependant à la charge sans incident.

Il finit sa carrière comme capitaine du 23e régiment de dragons, officier de la légion d'honneur.

 

Photo Leclaire (Versailles)

Louis françois Marie Répécaud.

 

Né le 1/1/1842 à Besançon, il est élève de l'école de Saint Cyr de 1861 à 1863 (promotion du Mexique). 

Nommé sous lieutenant en octobre 1863, il est affecté au 9e régiment de cuirassiers et va suivre les cours de l'école de Saumur, endroit où est prise cette photo. Promu lieutenant le 30/10/1867, il est nommé sous écuyer à Saumur.

En 1870, il est nommé officier d'ordonnance du général Michel et est engagé à Froeschwiller. Il est nommé capitaine le 30/8/1870, les pertes importantes subies par le régiment durant la bataille nécessitant d'en reconstituer les cadres. Faisant partie des cadres reconstituant le régiment, il est alors engagé à l'armée de la Loire.  

Il décède en 1878 comme capitaine instructeur de cavalerie.

 

Photo Le Roch (Saumur)

            

Photo de groupe du 9e cuirassiers (1891)


 Le 10e Cuirassiers s'illustre contre la brigade prussienne de cavalerie Bredow à Rezonville.

   

Nicolas Marie Ambroise Pollard

Né le 16/10/1815 à Lannion. Il s'engage à l'école de cavalerie et est nommé Sous Lieutenant le 29/10/1833 au 2e régiment de chasseurs.

Lieutenant en avril 1847, il fait campagne en Afrique. En 1850, il est nommé officier instructeur à l'école de Saumur. En 1851, il est nommé Capitaine et reste à l'école de Saumur comme écuyer et y recoit la croix de la Légion d'Honneur.

Promu Chef d'escadron le 24/12/1858, il est nommé au 10e régiment de cuirassiers.  Il exercera les fonctions de major du régiment entre 1861-1863, grade dans lequel il est ici photographé, comme l'indique sa grosse épaulette portée sur son épaule droite.

En 1864, il est envoyé en mission militaire en Egypte et y est nommé Lieutenant Colonel le 12/8/1868, ainsi qu'officier de la Légion d'Honneur. A la fin de 1858, il revient en France, au 8e régiment de dragons. C'est dans ce grade qu'il débute la guerre de 1870.

Le 24/9/1870, il est nommé Colonel du 6e régiment de Lanciers et général de brigade à titre auxiliaire en fevrier 1871. Remis colonel par la commission de révision des grades après la guerre, il prend le commandement du 8e régiment de chasseurs à cheval.

Il est retraité le 23/12/1875, commandeur de la Légion d'Honneur.

Photo Defonds-Bousseton

Pierre Léopold Battu

 

Né le 13/9/1828 à Saint Foy (Gironde), c'est un officier sorti du rang, Il s'est engagé au 5e cuirassiers le 16/5/1849 et y a servi jusqu'à sa promotion comme sous lieutenant le 12/8/1861. A cette date, il rejoint le 10e régiment de cuirassiers.

A Rezonville, en août 1870, le 1er escadron du régiment charge contre la cavalerie prussienne du général Bredow, mais Pierre Battu ne figure pas dans cette action.

Capitaine en mars 1873, il reçoit la légion d'honneur en 1875, récompense finale d'une laborieuse carrière sans eclat, dédiée exclusivement à son régiment.

Il n'est plus dans l'annuaire de 1879.

 

Photo Duburguet (St Maixent)

Ils ont servi au 10e Cuirassiers : Colonel de Longuerue, Lieutenant Colonel Biesse


Le 11em Cuirassier est crée en 1871, héritier des carabiniers de la Garde Impériale, supprimés par la République.

    

Georges François de Touchet

 

Ce saint cyrien de la promotion 1873-1875 fait une carrière militaire typique de garnison metropolitaine pendant la période de la "Revanche" (1871-1914).

A sa sortie de Saint Cyr le 1/10/1875, il est nommé Sous lieutenant au 21e dragons.

Promu Capitaine le 18/3/1885 au 8e dragons. Il y sert comme capitaine instructeur, puis comme capitaine commandant un escadron.

Chef d'escadrons le 30/12/1895, au 11e régiment de cuirassiers. Il reçoit la croix de chevalier de la légion d'honneur juste avant 1900. Il la porte sur la photo ci contre, attachée à l'agrafe de sa cuirasse.

Il décède en 1905, alors qu'il sert au 21e régiment de dragons.

 


Le 12em Cuirassier est crée en 1871 sur les débris du régiment des cuirassiers de la Garde Impériale.

Armand Charles Marie Vallet de Villeneuve-Guibert

Né le 5/11/1858 à Chalons sur Marne, il est engagé comme simple cavalier, puis sous officier au 12e régiment de cuirassiers. Il est nommé sous lieutenant le 13/10/1886.

Promu lieutenant le 1/5/1891, sur la photo, il porte le plumet tricolore (rouge en haut) qui le signale comme porte drapeau. Les observateurs avertis remarqueront l'incohérence de l'uniforme : armand de Villeneuve porte bien les deux galons de lieutenant aux manches (ce qui correspond à sa fonction de porte étendard), en revanche ses épaulettes sont celles d'un sous lieutenant. Mystère...

Il est muté peu de temps après au 2e régiment de hussards. En 1892, il épouse marie thérèse de Talleyrand Périgord, fille de louis adalbert

Capitaine le 24/4/1900, il passe au 8e régiment de hussards et reçoit la croix de chevalier de la légion d'honneur en 1903. Il est ensuite muté au 15e régiment de dragons comme capitaine d'habillement.

Il prend sa retraite peu de temps après, lorsque il hérite du titre de comte à la mort de son père. Il est mort le 11/2/1911.

Photo Launay (Angers)

    

    

René Tillette de Clermont Tonnerre

Né le 11/12/1851 à Cambron (Somme), il fait Saint Cyr en 1869, mais doit interrompre sa formation avant l'heure en raison du déclanchement des hostilités avec la Prusse. Il est alors nommé Sous Lieutenant le 14/8/1870 et rejoint le 4e régiment de cuirassiers de marche avec lequel il fait campagne à l'armée de la Loire.

Après la guerre, lors de la réorganisation de l'armée, il est nommé au 4e régiment de cuirassiers et promu Lieutenant le 10/7/1875.

Nommé Capitaine le 10/7/1881, il est nommé au 12e régiment de Cuirassiers.

Promu Chef d'escadron le 26/12/1893, il est nommé au 25e régiment de dragons.

Il est nommé Lieutenant Colonel le 30/12/1900, au 19e régiment de dragons.

Il finit sa carrière comme Colonel du 13e régiment de Chasseurs, poste qu'il occupe entre 1906 et 1911.

Il meurt le 30/9/1938 à Angers.

Photo Berthault (Anger)


Le 13em Cuirassier est crée en 1891.

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