L'artillerie et le génie de la Garde - Historique sous le IInd Empire

 

Lors du rétablissement de la Garde en 1854, une compagnie du génie lui est attachée. Portée à deux compagnies, ses effectifs reteront modestes (7 officiers et 712 hommes). Ces troupes participent cependant au opérations en Crimée. Par mesure d'économie, ces troupes seront licenciées en novembre 1865. 

Adrien Camille Joseph Oscar Blondeau

 

Né le 12/12/1813 à Livourne (Italie), Blondeau est un ancien élève de l'école d'application du génie dont il est sorti Sous Lieutenant en 1835. Il a servi comme Lieutenant au 3e régiment du génie (1837-1841)

Capitaine le 22/1/1841. Il a commandé une compagnie de pontonniers envoyée en juin 1849 pour participer au siège de Rome. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 10/5/1852.

A partir de 1859, la division du génie de la Garde Impériale est commandée par un chef de bataillon. Blondeau qui est Chef de bataillon depuis le 15/12/1855 et occupe un poste au 3e régiment du Génie est le premier à occuper cette fonction prestigieuse.

Il est ici photographié par Pierson, portant les aiguillettes de la Garde (le corps du génie de la Garde les ayant portées dès 1854 à la différence de l'infanterie qui attendra 1860 pour les arborer) et le chapeau ferré. Il porte la croix d'officier de la Légion d'Honneur, distinction qu'il a reçue en 1859.

Son passage dans la Garde lui permet d'être promu Lieutenant Colonel le 14/1/1863, il est alors nommé professeur de fortifications à l'école du Génie de Metz.

Promu Colonel le 2/3/1867, il est directeur des fortifications à Mezières lorsque la guerre de 1870 éclate.

La garnison composée de 3.000 hommes est opposée à l'armée prusienne à partir du 1er septembre 1870. L'investissement de la place a lieu le 25 décembre et après 28 heures de bombardement, Blondeau qui a été nommé commandant de la défense le 3/12/1870 et Général de brigade le 19/12/70, doit capituler le 2 janvier 1871. Une commission d'enquêtre réunie après la guerre concluera "Le commandant supérieur Blondeau mérite le blâme pour avoir capitulé en n'ayant détruit qu'une partie de son matériel et de son armement et avoir abandonné à l'ennemi une énorme quantité d'aprovisionnements et de vivres de toute espèce."

Après guerre il n'exexce pas de commandement actif et est membre du Comité des fortifications.

Nommé Commandeur de la Légion d'Honneur le 3/8/1875, il est retraité en 1883. Il est mort le 25/3/1886.

Photo Pierson (Paris)

     


 
   

Arthur Julien Sabouraud

Né le 7/3/1837 à Niort, ce jeune officier frais émoulu de l'école d'application de Metz est Lieutenant lorsqu'il est nommé à la division du génie de la Garde le 20/1/1862.

Il n'y sert que brièvement, mais suffisamment pour nous laisser ce portrait pris de près par le photographe Dieudonné à Versailles en décembre 1863.

Nommé Capitaine le 31/12/63, il sert en  Algérie entre 1864 et 1869 comme adjoint du directeur des fortifications à Alger. En mars 1870, il est nommé aide de camp du général Frossard. Il participe à la campagne de 1870 avec cet officier, mis à la tête du 2e corps d'armée qui fait toute la campagne de l'armée de Metz. Pour sa brillante participation, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 19/8/70, mais il est fait prisonnier à Metz à la capitulation de la ville.

Après la guerre Sabouraud sert à l'école de Fontainebleau. Il finit sa carrière comme Lieutenant Colonel.

Il avait épousé la fille du colonel Denfert Rochereau. Il est mort le 24/11/1915.


 

Frédéric Charles Xavier Moreal de Brévans

Né le 23/10/1817 à Arbois (Jura), il est élève de l'école Polytechnique puis de l'école d'application en 1838.

Fait Lieutenant le 1/10/1840, au 1er régiment du génie, il sert en Algérie entre 1841 et 1846, effectuant l'expédition de Miliannah, de Médéah et celle de Mascara. Promu Capitaine le 14/5/1843, il a notamment commandé les troupes du génie lors de la prise des grottes de Dahrah en 1845, action qui fit scandale par l'enfumage des tribus réfugièes dans ces grottes. Il est néanmoins fait chevalier de la légion d'Honneur le 20/8/1845.

Le 20/7/1854, il est nommé commandant le génie de la Garde Impériale, premier officier à occuper cette fonction et commande cette troupe d'élite lors de la campagne de Crimée entre avril et décembre 1855.

Il est nommé Commandant le 19/8/1855. Revenu de Crimée titulaire de la croix du Medjidié et de la valeur militaire de Sardaigne. Il quitte la Garde en juin 1856 et se fait photographier dans la tenue d'officier du génie peu après cette date.

De Brévans sert durant la campagne d'Italie comme chef d'état major du génie du 3e corps d'armée. Il participe aux batailles de palestro, de Magenta et de Solférino et reçoit la croix de la légion d'Honneur. Fait Lieutenant Colonel le 17/6/1865, la guerre de 70 le voit chef d'état major du génie du 5e corps d'armée. Il est fait prisonnier de guerre à Sedan et est promu Colonel le 29/5/1871.

Après la guerre, il sert comme directeur des fortifications de nantes et de Besançon et il est fait commandeur de la légion d'Honneur le 24/2/1877. Il est mort en 1886.

Photo Franck (Paris)

  


   

Auguste Charon

Né le 8/6/1827 le jeune Charon est polytechnicien et ancien de l'école d'application du génie à Metz dont il sort Sous Lieutenant le 1/10/1847. Il est nommé Lieutenant deux ans plus tard.

Envoyé en Algérie en mars 1852, il est promu Capitaine le 6/2/1853. Il fait la campagne du Maroc et reçoit la croix de chevalier de la Légion d'Honneur le 8/12/1859.

Le 10/1/1863, il est nommé dans la division du génie de la Garde Impériale, poste dans lequel il sert jusqu'en 1867. Il porte ici la capote des officiers de grenadiers.

Il est promu Chef de bataillon le 21/12/1866 et reprend du service en Algérie. La guerre de 1870 le trouve à Paris et il fait la campagne au siège de Paris employé aux forts du nord, puis la repression de la Commune. Il est fait Officier de la Légion d'Honneur le 16/12/1870.

Après la guerre, il sert comme Lieutenant Colonel, chef du génie à Brest. Commandeur de la Légion d'Honneur le 4/5/1889, il finit sa carrière comme Général de brigade, commandant le génie de la 14e région.

Après sa retraite, il préside la société du Souvenir Français, chargée de l'entretien des tombes militaires morts pour la France. Il est mort le 1/6/1902.

Ils ont servi au régiment du génie de la Garde : Capitaine Barage,

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