LES LANCIERS - Historique sous le IInd Empire
Le 1er Lanciers fait la campagne d'Italie et charge à Solférino. En 1870, il est à la bataille de Sedan. En 1871 il est supprimé et transformé en 14e régiment de dragons.
Ils ont servi au 1er Lancier : Lieutenant colonel de Dampierre,
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Louis Charles Alfred Martin de Boulancy
Né le 26/10/1831 à Pontoise, ce saint-cyrien de la promotion de Kabylie (1850-1852) est nommé sous lieutenant le 1/10/1852 au 1er régiment de Lanciers, régiment commandé par son père. Lieutenant le 17/3/1855, il est promu capitaine le 10/5/1859, aux tous premiers jours de la guerre d'Italie à laquelle il participe avec son régiment. A la bataille de Solférino, le régiment est envoyé charger les autrichiens afin de soutenir la division Vinoy devant Casanova. Durant cet engagement, de Boulancy a un cheval tué sous lui. En 1865, il est ecuyer à l'école d'état major, puis tous en restant dans cette fonction, passe au 8e régiment de Hussards. Il est ici photographié dans l'uniforme du 1er Lancier, d'après la réforme de 1868 (plastron jonquille sur la veste). Chef d'escadrons le 22/12/1868, il est nommé au 9e chasseurs en Algérie et en 1869, rejoint le 1e régiment de chasseurs d'Afrique. Il est promu Lieutenant Colonel le 17/11/1878 au 4e régiment de dragons. Il est mort en 1892. Photo Le Roch (Saumur) |
Le 2e Lancier est affecté au 1er Corps d'armée de l'armée du Rhin. Il est engagé à Froeschwiller et perd son colonel durant la bataille. Il est ensuite engagé à Sedan. En 1871 il est dissous, ses cadres servant à constituer le 10e régiment de hussards.
Le 3e Lanciers est au 5e Corps d'armée de l'armée du Rhin. Il participe aux batailles de Rezonville et de Saint Privat. En 1871 il est dissous et ses cadres servent à créer le 15e régiment de dragons.
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Charles Louis Auguste Martin Ancien élève de Saint Cyr (promotion de Constantine 1937-1839) et de l'école d'état major, il est promu Capitaine le 8/11/1845 et a servi en Afrique à l'état major et aux bureaux arabes de Constantine. Chef d'escadrons le 30/4/1853 au 10e régiment de cuirassiers, il passe aux régiment des Dragons de l'Impératrice et y fait la campagne d'Italie. Promu Lieutenant colonel le 14/8/1860 au 3e régiment de lanciers, il est photographié ici en garnison à Lyon, peu avant sa mutation au 1e régiment de Chasseurs suite à des dissentions avec le colonel de Fretay (cf infra). Le 21/12/1866 il est nommé Colonel du 6e cuirassiers et fait la guerre de 70 au 12e corps. Le régiment est engagé le 30 aout à Beaumont en protegeant la retraite de l'armée française en en recueillent les éléments du 5e cuirassiers reposés de leur charge sur les prussiens. Le régiment capitule ensuite à Sedan. Martin, son colonel, eut une fin de carrière difficile, comme le raconte le général du Barail dans ses Souvenirs : "Martin était ce que nous appelons en style militaire, un mauvais coucheur. A Oran sous officier aux spahis, chargé de la remonte, je l'ai vu arrivé lieutenant d'état major, tout frais émoulu de l'école pour choisir un cheval. Il nous a fait tous tourner en bourrique, jusque y compris le colonel Yusuf qui a fini par lui administrer 15 jours d'arrêts. [...]. A la suite de permutations qui ont nui à son avancement nous nous sommes revus longtemps après dans la Garde, mais cette fois comme il était vexé que j'eusse pasé devant lui, il s'est montré maussade et hostile. [...]. Je le revis en 1865. Il avait été forcé de quitter le 3e de lanciers parcequ'il n'avait pas pu s'entendre avec le colonel de Fretay. C'était un homme intelligent, laborieux, un des premiers officiers français qui se soit avisé d'étudier les armées étrangères. Il avait publié un travail très complet sur l'armée anglaise, mais ses démêlées avec le colonel du Fretay et les notes qui en étaient résultées l'avaient fait rayer du tableau d'avancement. Il comptait sur moi pour l'y faire incrire. Quoique très opposé à ce genre de démarches, dont je ne me suis jamais servi pour moi même, je le présentai au Maréchal Canrobert, et le bon Maréchal qui le prit pour une victime expiatoire, s'interessa à lui et obtint sa réintegration sur le bienheureux tableau. [...]. Après la capitulation de Metz, prisonnier de guerre interné à Bonn, je rencontrai le colonel Martin, qui ne put pas ne pas me reconnaître, puisque j'étais encore en uniforme. Il affecta de ne pas me saluer. C'était une attitude qu'il avait adoptée vis à vis de tous les chefs de l'armée française. Il posait en patriote ulcéré qui ne pardonne pas aux généraux les malheurs de la patrie. Il s'en prenait surtout au maréchal Lebeouf et cherchait à exciter contre lui l'animadversion des autres officiers prisonniers. A peine tolérable chez un héros, cette attitude était tout à fait scandaleuse de la part d'un homme qui n'avait pas fait mieux que les autres. Les choses allèrent si loin que le commandant de la place prussien, un jeune lieutenant de hussards, à l'appel général auquel tous les officiers à partir du grade de colonel étaient tenus de se rendre trois fois par semaine, lui signifia que s'il ne changeait pas de conduite, il le ferait mettre en prison et le colonel, si hautain envers ses chefs, dut s'incliner devant la moustache naissante du lieutenant vainqueur. A la paix, il revint à Rambouillet, pour réorganiser son régiment et ne pris aucune part aux opérations contre la Commune. Mais après la défaite de l'insurection, le 6e de cuirassiers ft versé à Paris dans la division du général du Fretay, faisant partie du corps d'armée que je commandais. Le colonel Martin jouait de malheur : le général du Fretay avait conservé de lui un souvenir amer, et le colonel, s'il avait droit à ma justice, ne pouvait decemment compter sur ma bienveillance qu'il avait si mal récompensée. Il se fit porter malade. L'affaire ne traina pas : je le soumis à l'examen d'une commission médicale, qui le déclara en parfaite santé et je lui infligeai une puntion sévère que les circonstances rendaient tout à fait nécessaire. Il demanda sa retraite et se lança dans la politique avancée. Il était mûr pour le conseil municipal. Les électeur parisiens l'y envoyèrent ; il y joua un rôle effecé et ne fut pas réélu. Alors il se fit journaliste et il est mort il y a quelques années, administrateur du "Siècle". Avec un peu plus de jugement et un meilleur esprit militaire, il eût pu, grace à son intelligence, se faire une place plus brillante dans une carrière où son passage n'a laissé que de facheux souvenirs." Photo Durand (Lyon) |
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Louis Charles Marie Franchet d'Esperey Né le 14/1/1824 à Paris, il est issu d'un important famille légitimiste. Il est filleul du roi Louis XVIII et c'est le fils d'un ministre de la Police de Charles X, exilé à la révolution de 1830. A 18 ans, il s'engage aux chasseurs d'Afrique comme simple cavalier, mais ses appuis le font rapidement nommer Sous Lieutenant le 27/4/1846, au 4e régiment de Chasseurs d'Afrique. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur alors qu'il est lieutenant. Promu Capitaine le 1/10/1853, il est instructeur de son régiment et reste en Algérie durant la guerre de Crimée. A la dissolution du régiment, en 1856, Franchet d'Esperey passe au 5e régiment de chasseurs et revient en France. Chef d'escadrons le 31/1/1863, il est nommé au 3e régiment de lanciers. Il est ici photographié en 1865, à Beauvais, dans une pose décontractée, assez peu courante pour l'époque. Il est nommé Officier de la Légion d'Honneur en 1868. Lieutenant Colonel le 10/8/1868, il est brièvement nommé au 8e régiment de Hussards, avant d'obtenir, en 1869, une position dans la Garde Impériale aux Dragons de l'Impératrice. A la veille de la guerre, le 1/7/1870 il est victime d'un insolation qui l'oblige à demander sa mise en non activité pour infirmités temporaires. Il ne participe donc pas à la guerre de 70 et il reprend du service en juin 1872, comme lieutenant colonel du 5e régiment de dragons. Mais insuffisamment rétabli, il est retraité en avril 1875. Il est mort le 22/8/1890. C'est le père de Louis Felix François, futur maréchal de France, né à Mostaganem en 1856. Photo Herbert (Beauvais) |
Le 4e Lanciers fait la campagne d'Italie en 1859. En 1870 il est à l'armée de Chalons et combat à Sedan. En 1871, il est dissous et transformé en 16e régiment de dragons.
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Pelage Marie Georges de Coniac
Né le 29/2/1832 à Rennes, ce Saint Cyrien de la promotion de l'Empire (1852-1854) est nommé sous lieutenant le 1/10/1854 au 4e régiment de lanciers. Lieutenant le 30/12/1857, il fait la campagne d'Italie, mais son régiment, n'est pas engagé dans les combats. Promu capitaine le 13/8/1863, il démissionne de l'armée en 1866. Adjoint au Maire de Rennes, durant la guerre de 1870, il prend le commandement de la 2e légion des mobilisés d'Ile et Vilaine (légion des mobiles de Vitré Fougère) comme lieutenant colonel de l'armée auxiliaire. Formée en novembre 1870, cette légion s'entraine au camp de Conlie jusqu'en décémbre puis part à l'armée du Mans, sans être engagée au combat. Il est cependant nommé chevalier de la légion d'Honneur le 22/8/1871. Il est mort en 1902. Photo Gustave (le Mans) |
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Le 5e Lanciers est à l'armée de Chalons et combat à Buzancy, Beaumont, Mouzon et Bazeilles. Il disparait en 1871 pour former le 17e régiment de Dragons.
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Marie Pascal Oscar de Boério Né le 10/5/1823 à Bourges, cet ancien élève de Saint Cyr (1842-1844) est nommé capitaine le 31/5/1851 au 4e régiment de chasseurs d'Afrique avec lequel il fait la campagne de Crimée. En 1856, le régiment est dissous pour former les cadres du régiment des chasseurs à cheval de la Garde Impériale. Il est nommé chef d'escadron au 5e régiment de lanciers le 7/8/1856, puis lieutenant colonel le 3/2/1862 au 11e régiment de dragons. Sur cette photo prise fin 1861, il est en petite tenue (ceinture de cuir noire, czapka recouverte du couvre chef, pas de porte giberne). Colonel le 23/10/1867, il retourne au 5e lanciers, son ancien régiment, pour en prendre le commandement. C'est dans cette position qu'il débute la guerre de 1870, dans le corps du général de Failly. Echappé de Sedan, il commande une brigade de cavalerie à l'armée de la Loire, puis une division de cavalerie à l'armée de l'Est. Remis général de brigade après la défaite, il commande des brigades de cavalerie, avant de prendre la tête de la 6e division de cavalerie entre 1879 et 1885. Il finit sa belle carrière comme inspecteur d'arrondissement de cavalerie, Grand Officier de la Légion d'Honneur. Photo Balise (Tours) |
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Joseph Lefort Il est né le 14/12/1813 à Gorcy. Cet officier fera toute sa carrière dans des fonctions administratives, ce qui ne l'empêchera pas d'arriver très haut. Dans ses mémoires, le général du Barail dit de lui "Mon ancien camarade aux Spahis, le général Lefort, homme d'ordre, comptable impeccable, ayant passé toute sa carrière dans les bureaux, ou à peu près, était arrivé à cette conception singulière que l'armée est faite pour les bureaux, et non les bureaux pour l'armée" Capitaine en 1845, il est trésorier au 1er régiment de Spahis avant d'être nommé major au 1er Hussards. Il passe avec son grade aux guides de la Garde jusqu'à sa nomination comme Lieutenant colonel en aout 1853, date à laquelle il passe dans les services de la remonte. Colonel en aout 1855, il prend le commandement du 5e régiment de lanciers entre 1858 et 1862, date à laquelle est prise cette photo à Lille, garnison du régiment. Il est en grande tenue, avec le ceinturon blanc et la giberne. En 1862, il retourne dans le service de la remonte. Général de brigade en aout 1866, il est
directeur à la 2e direction de la guerre (direction de la cavalerie). En
septembre 1870, il est envoyé en province comme délégué du ministre de la
Guerre et participe activement à la mise sur pied des armées de la
république durant la seconde partie de la guerre de 1870. Nommé
général de division en octobre 1870, il est
cependant mis de côté par Gambetta. Photo Carette et Bodinier (Lille) |
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Edouard Louis Marie Comte d'Ogier d'Ivry Né le 25/12/1843 au Mans, édouard Ogier d'Ivry est élève de Saint Cyr (promotion d'Oajaca 1864-1866) et est nommé sous lieutenant au 5e régiment de lanciers en octobre 1866. Stagiaire à l'école de Saumur, il est photographié par Roch ("photographe de l'école de Saumur") avec son habit bleu à revers garance. Il ne reste au 5e lanciers que jusqu'en 1868, date de son passage dans la Garde Impériale au régiment des Guides. En 1870, il est lieutenant et fait la guerre contra l'Allemagne comme aide de camp du général de Bernis, commandant une brigade de cavalerie du 5e Corps d'armée. En octobre 1875, il est nommé capitaine au 9e hussards et épouse en 1878 la petite fille du marquis de Chamborant Il finit sa carrière comme chef d'escadron de cavalerie, chevalier de la légion d'honneur. Il ecrira plusieurs ouvrages, dont des historiques de régiments (historique du 9e régiment de Hussards). Photo Roch (Saumur) |
Le 6e Lanciers est à l'armée du Rhin et combat à Froeschwiller, puis à Sedan. En 1871, il est transformé en 18e régiment de dragons
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Joseph Elie Tripard Joseph Elie Tripard est né en 1816. C'est un officier sorti du rang, qui est nommé capitaine le 7/8/1847 au 2e hussards. Chef d'escadrons le 4/6/1852 au 1er régiment de cuirassiers, il est nommé lieutenant colonel le 10/2/1858 au 4e régiment de hussards, il part à Rome en 1860 au corps d'occupation de l'armée française. Nommé colonel le 16/3/1863, il est mis à la
tête du 6e régiment de lanciers. C'est avec ce régiment qu'il est
engagé en aout 1870. Durant la seconde partie de la guerre de 1870, il commande une brigade
de marche de cavalerie à l'armée de la Loire. Photo Fatalot (Lyon) |
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Ils ont servi au 6e Lanciers : Lieutenant colonel de Nansouty,
Le 7e Lanciers est en 1870 à l'armée de Chalons et combat à Mouzon et à Sedan. En 1871, il est transformé en 14e régiment de chasseurs.
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Marie Gaston Gabriel Armand de Montrichard Né le 12/8/1845. Saint Cyrien de la promotion du Danemark, il est nommé Sous lieutenant le 1/10/1865, au 7e régiment de lanciers et va suivre les cours de l'école de Saumur comme officier d'instruction. Il démissionne de l'armée comme capitaine, chevalier de la Légion d'Honneur.
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Charles Bon Marie de Bourlon de Chevigne de Moncey Né le 27/6/1821 à Asnieres sur Oise, c'est le petit fils du maréchal Moncey par sa mère. C'est comme simple soldat, puis sous officier qu'il débute sa carrière militaire. Nommé sous lieutenant le 2/3/1845, il sert au 3e régiment de Spahis en Algérie. En 1850, il se distingue en petite Kabylie lors de la construction d'une route entre Sétif et Bougie. Son escadron est attaqué le 21 mai par les beni Immel. Lors de l'affrontement, les spahis perdent une dizaine de cavaliers, ainsi que le général de Barral, tué dans l'affrontement. 200 arabes sont tués dans l'engagement. Lieutenant le 2/5/1853, il devient capitaine le 4/4/1855 et passe au 7e régiment de lanciers où il est nommé chevalier de la légion d'honneur en 1859. Il ne figure plus dans l'annuaire de 1868. Il est décédé le 18/10/1884. Photo Beaudelair (Strasbourg) |
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Le 8e Lanciers est à l'armée de Chalons et combat à Beaumont et Sedan. En 1871, il est transformé en 19e régiment de dragons.
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Eugène Gaucher Né en 1834 à Paris, il est nommé sous-lieutenant au 8e Lanciers le 30 Mai 1860, puis promu lieutenant le 16 Mars 1865. Cette photo est prise à Saumur en 1868. Gaucher est dans la nouvelle tenue des lanciers, homogène avec les autres régiments de cavalerie après la réforme intervenue cette année. Il quitte le 8e Lanciers pour être nommé capitaine Instructeur au 6e Dragons le 10 Avril 1869. La suite de sa carrière, notamment durant la guerre de 1870 (il ne participe pas aux opérations de guerre), est décrite sur l'excellent site de jérôme Lantz sur les hussards. Il décèdera en 1877 à Libourne. |
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Charles Nicolas Louis Brice Fils d'un général, il est né le 28/7/1821 à Lorquin (Moselle). Après avoir fait l'école de Saint Cyr en 1840, il est affecté au 3e régiment de cuirassiers, puis en fevrier 1845 au 2e régiment de chasseurs d'Afrique. Il fait campagne en Algérie et est cité à la suite du combat de l'oued Tetata le 12/10/1845. Capitaine le 1/5/1854, il fait la campagne de Crimée comme officier d'ordonnance du général Morris commandant la cavalerie de l'armée d'orient et il y est décoré. Nommé chef d'escadron le 14/3/1863, il sert au 8e lanciers, poste dans lequel il se fait photographier, portant la légion d'honneur, la médaille de Crimée et la croix du Médjidié. En 1870, il est lieutenant colonel du 8e lanciers et prend part à toutes les batailles de l'armée de Mac Mahon jusqu'à sa capture à Sedan en septembre. Après avoir été colonel du 21e régiment de dragons entre 1873 et 1878, il est promu général de brigade le 11/3/1879 et finit sa carrière comme commandant d'une brigade de cuirassiers. |
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Jospeh Marie Abel Cersoy Né le 9/2/1838 à Fouvent le Haut (Haute Saône), c'est le fils d'un notaire. Elève de Saint Cyr (1857-1859, sorti 217e sur 240 élèves), il est nommé sous lieutenant au 8e régiment de Lanciers le 1/10/1859. Il est détaché à deux reprises à l'école de Saumur, d'abord durant l'année 1862 (date de la prise du cliché ci contre, pose originale qui laisse bien distinguer son sabre et sa ceinture), puis de nouveau en 1869, comme officier d'instruction, année où il passe lieutenant (le 10/4/1869). Il fait la guerre à l'armée du maréchal de MacMahon et est fait
prisonnier lors de la capitulation de Sedan. Lors de la bataille à Floing
le 1/9/1870, le régiment est pris sous le feu des batteries prussiennes.
Le lieutenant Cersoy a alors succéssivement deux chevaux tués sous lui. Il
est nommé Capitaine le 3/9/1870 juste après la
capitulation. Le 27/1/1882, il est promu chef d'escadrons au 25e régiment de Dragons et est nommé Chevalier de la légion d'Honneur le 7/7/1884. Le 1/9/1889, il est nommé Lieutenant Colonel au 3e régiment de Cuirassiers, puis Colonel le 29/12/1892 et prend successivement le commandement du 20e régiment de Dragons, puis du 12e régiment de Hussards (21/1/1893). Il est nommé officer de la Légion d'Honneur le 29/12/1896. Il est mort le 21/7/1905 à Langres. Photo Le Roch (Saumur) |
Ils ont servi au 8e Lanciers : Colonel de Nansouty, Colonel de Dampierre, Colonel de Cheffontaines,