François Stanislas Albert Huard du Plessis Delamotte né le 9/8/1838 à Saint Benoit du Sault (Indre)

Photo Bastier (Limoges)

C'est le fils d'un notable, notaire et maire de sa ville natale.
Il est engagé volontaire au 2e régiment de Spahis le 23/9/1857, mais dès le mois d'octobre, il rejoint le 4e régiment de chasseurs à cheval, lui aussi en Algérie.

Au 4e chasseurs
Photo de Johnson (Paris)

Nommé brigadier en 1858, il rejoint alors l'école de cavalerie de Saumur comme élève instructeur où il sert 18 mois (de décembre 1858 à septembre 1860) sortant dans un rang médiocre (117e sur 119 élèves).

Abandonnant ses galons le 4/3/1861, il rejoint de nouveau les Spahis, cette fois au 1er régiment. Il y est nommé de nouveau brigadier le 24/4/1861, puis devient sous-officier (maréchal des logis) le 4/9/1863.

Brigadier de Spahis
Photo Germain

Maréchal des logis
Photo Franck (Paris)

Le jeune Delamotte est nommé officier, sous-lieutenant, le 10/8/1868, au 8e régiment de Hussards, régiment aussi stationné en Algérie et il occupe des fonctions détachées aux affaires arabes de la province.

Au 8e Hussards
Photo Eymin (Vienne)

Ses notes en 1869 sont moyennes : " jeune officier ayant besoin d'être stimulé et surveillé, ne mérite pourtant aucun reproche grave (Général Duhesme)".

Au déclanchement de la guerre, notre homme est toujours en garnison en Algérie. Il va bénéficier d'un avancement rapide, s'étant mis dans les pas du général Durrieu, sous gouverneur de l'Algérie et influent général de l'armée d'Afrique.
Ainsi De Lamotte, promu Lieutenant provisoire le 25/10/1870, embarque pour la France le 2/11/1870 avec le général Durrieu dont il est nommé officier d'ordonnance.
Il sert alors à l'armée de la Loire puis à l'armée de l'est. Il est nommé capitaine provisoire au 4e régiment de marche de cuirassiers le 29/11/1870 et est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 11/3/1871.

Au 4e Cuirassiers
Photo Bastier (Limoges)

La commission de révision des grades n'apprécie pas cet avancement rapide. La note annexée du colonel du 4e cuirassiers, qui n'a probablement pas croisé de Lamotte indique " ce sont beaucoup des récompenses en peu de temps. " La commission conclut alors que " rien ne justifie la nomination au grade de capitaine de M de Lamotte, flagrante d'illégalité. " Il est donc remis au grade de lieutenant, en date de sa nomination provisoire du 25 octobre.

Delamotte reprend alors une carrière plus normale : Il retrouve son grade de Capitaine le 5/7/1875, au 4e régiment de chasseurs, puis le 29/12/1887, il est promu Chef d'escadrons (à l'ancienneté) au 12e régiment de chasseurs.

Nommé officier de la Légion d'Honneur le 4/5/1889, il reçoit aussi la croix de commandeur du Nicham Iftikar en décembre 1890.
Ses notes de fin de carrière soulignent qu'il possède : " une éducation parfaite et beaucoup de distinctions dans les manières. Il a de l'expérience, sert avec dévouement, exécute avec intelligence et ponctualité les ordres qu'il reçoit. Par la droiture de son caractère et par son aménité, il a acquis la sympathie de ses chefs, aussi bien que de ses subordonnés. "

Ayant demandé sa retraite le 26/9/1893, il rejoint l'armée territoriale et le service du chemin de fer et des étapes, jusqu'à sa sortie des cadres, prononcée en 1898.
Il est mort le 21/2/1905.

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