Henri Joseph MAIGNIEN, né le 27/2/1824 à La Flêche,

Photo Petit (Paris)
Photo Caron (Nancy)

 

Fils d'un professeur à l'école de la Flêche, il entre à l'école Polytechnique en 1842 (129e sur 137) et en sort 47e. Il est nommé sous lieutenant en 1845 à l'école d'application d'artillerie.

Lieutenant en second en 1845 au 5e régiment d'artillerie il passe lieutenant en premier 2 ans plus tard.

En 1853 il est nommé capitaine en second au 12e RA, adjoint à la manufacture d'armes de Tulle. Il commense là un carrière de spécialiste des armes, notamment des fusils. En 1854, il est affecté au 4e RA à pied et part en Crimée en mai. Le 22/10/54 il est blessé par un eclat d'obus qui lui fracasse la machoire droite. Chev LH. Il est rappatrié en France en janvier 1855 au 11e RA montée. En mars 1855 il est nommé au régiment d'artillerie à pied de la Garde Impériale et retourne en Orient en mai 1855. Le 8/9/55 il est une nouvelle fois blessé par un eclat d'obus au brat droit à la batterie n°42 du siège. Médaille de Crimée. Il retourne en France en décembre 1855.
En fevrier 1856 il est nommé au 12e régiment monté, adjoint aux forges du centre à Nevers, puis un mois plus tard à la manufacture d'armes de Chatellerault. Il est nommé capitaine en premier en 12/57, professeur adjoint à l'école de tir de Vincennes, puis titulaire en 8/58.

Chef d'escadron en 3/64 il est rapporteur à la comission de tir de Vincennes. En 1866 il est nommé directeur adjoint de la manufacture d'armes de StEtienne (off LH 1869) et en avril 1870, directeur de l'atelier des armes portatives au dépot central de l'artillerie. Durant la guerre de 1870il est nommé à l'EM de lartillerie de l'armée du Rhin et est fait prisonnier à Metz. Après sa libération il est mis à la disposition du ministre des Travaux Publics et en 3/72 chef du service technique des armes portatives, membre de la commission d'examen de la cartouche du fusil modèle 1866.

En décembre 1872 il devient Directeur de la manufacture d'armes de StEtienne, où il est nommé lieutenant colonel en 1873, puis colonel en 1875. A la tête de cet établissement militaire le plus considérable de France, il travaille au perfectionnement de la fabrication des fusils. Il réduit ainsi le prix de fabrication du fusil Ml74 de 74,34F à 60,65F et du revolver Ml73 de 75,70F à 55,20F. Officier de la Couronne d'Italie (1877).

Général de brigade en 10/81, il est désigné Gouverneur militaire des Places de Toul et Nancy, en dépit de se préférence pour exercer le commandement d'une brigade. En 1885, ses notes indiquent : "arrive au terme de sa carrière, se désinteresse de son commandement pour lequel il n'a du reste aucune aptitude". Comm LH 1885.

Reserve en 1886, retraité en 1886. décéde en septembre 1904.

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