Jean Jules Bousson est le fils d'un colonel d'artillerie. Elève de l'école de Saint Cyr (promotion de l'Empire 1852-1854 dont il sort classé 69e sur 279), il fait partie de la section de cavalerie. Il est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1854 au 2e régiment de carabiniers, régiment auquel sa grande taille (1m91) le prédestinait. Après un bref passage au 2e régiment des Cuirassiers de la Garde (juin 1856-janvier 1857), il passe à l'escadron des Cent Gardes de l'Empereur.
Nommé Lieutenant le 14/3/1859, il participe à la campagne d'Italie, puis en novembe 1860, il fait partie de l'escadron d'escorte de l'Empereur, lors de la visite de Napoléon III en Algérie.
Nommé Capitaine le 12/8/1861, il est capitaine adjudant
major, puis commandant d'un escadron en 1865. Sa position dans cette unité d'élite lui permet d'acquerir quelques décorations étrangères (chevalier de l'Ordre de Saint Maurice et Lazare, du Nicham Iftikar et de l'Ordre de Saint Anne de Russie), mais surtout de bénéficier des faveurs impériales pour un avancement plus rapide, d'autant que notre officier est bien noté par ses supérieurs :
- Le type d'officier de grosse cavalerie. Homme du monde et de bonne compagnie. Sujet hors ligne sous tous les rapports" (note de 1864).
- Vrai type de l'homme de guerre. Officier complet sous tous les rapports. Physique superbe. Caractère parfait. Sera toujours à la hauteur des toutes les positions que l'avenir lui reserve." (note de1867).
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Ainsi, le 10/8/1868, après seulement sept ans d'anciennenté comme Capitaine (et 14 ans après être sorti de Saint Cyr), il est promu Chef d'escadrons au 4e chasseurs à cheval. Il rejoint alors son régiment récemment revenu d'un séjour en Algérie.
Au déclanchement de la guerre de 1870, le commandant Bousson commande les deux premiers escadrons du régiment, affecté au 2e Corps d'armée du général Frossard.
Engagé une première fois à Forbach le 6 aout, le régiment subit de légères pertes, avant d'assiter le 16 aout à la bataille de Rezonville où un de ses escadrons doit charger des hussards prussiens qui menacent d'enlever le Maréchal Bazaine. Après la défaite de Saint Privat, le 4e régiments de chasseurs, avec l'ensemble de l'armée de Bazaine, va s'enfermer dans Metz. Pour son attitude durant ces jours de guerre, et notamment à Forbach, Bousson est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 19/8/1870.
Lors du siège de Metz, il se fait photographier chez le photographe Bourens, peu avant la capitulation de la place et son départ en captivité à Hambourg.
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Durant sa captivité, le 2/12/1870, le commandant Bousson signe la protestation des officiers français internés en Allemagne contre la restauration de l'Empire :
"A M. le rédacteur en chef de L'Indépendance.
Pendant que notre pays fait des efforts énergiques pour repousser l'étranger, le parti bonapartiste cherche à fomenter la dissension par le bruit d'une restauration impériale, secondée par l'armée française prisonnière en Allemagne.
Nous, prisonniers de guerre, nous protestons contre de pareilles manoeuvre, et nous déclarons que nous ne nous associerons jamais, ni maintenant, ni plus tard, à une entreprise de ce genre, contre la volonté de la nation.
Nous avons l'honneur de vous prier de vouloir bien insérer cette protestation."
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La délivrance arrive le 1/11/1879 : Bousson est promu Lieutenant Colonel et rejoint le 3e régiment de cuirassiers, une troupe plus à sa mesure...
Dès lors sa carrière reprend un cours plus normal. Il est promu
Colonel le 13/7/1884, au 8e régiment de dragons,
puis au 7e cuirassiers. Ses notes restent bonnes, même si certaines remarques mettent en évidence une diminution du feu sacré :
"Esprit fin, caractère bienveillant avec fermeté. Au courant des devoirs professionnels, dont il s'aquitte régulièrement, cavalier vigoureux. M le Colonel Bousson présente un bon ensemble des qualités désirables chez un chef de corps. Tempérament tranquille qu'on voudrait parfois sentir plus vivement animé de cette ardeur communicative si précieuse chez un colonel de cavalerie" (note de 1885).
Le 7/11/1890, le Colonel Bousson est nommé commandant par interim de la brigade de cavalerie du 13e corps d'armée à Moulins, position qui est confirmée par sa promotion comme Général Brigadele 28/10/1891. Il reçoit cette même année la croix d'Officier de la Légion d'Honneur.
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Il meurt à Paris le 3/9/1906.