Joseph Auguste Jean Marie POURCET, né le 19/3/1813 à Toulouse
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Marquis dAneguy, domicilié au château de Fondeyre près de Toulouse.
Elève à l'école de Saint Cyr (1830-1832), il est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1832 et va compléter sa formation à l'école de cavalerie.
Le 13/11/1834, il rejoint le 8e régiment de Chasseurs, puis l'école d'état major en 1836.
Il est nommé Lieutenant au corps d'état major le 1/1/1838. Il effectue alors ses stages, successivement au 2em léger (1838), puis à la carte de France.
Il demande à passer en Algérie et retourne au 2e régiment léger le 10/1/1840. Il est cité à l'ordre de l'armée le 15/4/1840) lors du combat du Bois de oliviers, comme ayant eu son cheval tué sous
lui et étant blessé. Le 29/8/40, il se distingue à nouveau à la mine de cuivre
de Mouzaïa, où il est fortement contusionné et a un cheval tué
dans une charge à la baïonnette contre deux bataillons réguliers
d'Abd El Kader, puis une nouvelle fois le 29/9/40 au combat de Kara
Mustapha pour avoir tué un cavalier de sa main et pris un cheval
à l'ennemi. Il est fait chevalier de la légion d'Honneur le 17/9/1840.
Il est promu Capitaine au 2em léger en 1841. Il devient alors aide de camp du Général Changarnier (1842-1844), puis du Général de
la Rue (1844-1847), puis de nouveau de Changarnier (1847-1851).
Il est de nouveau cité en juillet 1842 durant la campagne contre les Beni Menasser
et les beni Menad, puis encore le 3/12/1842 pour s'être distingué dans une charge et avoir eu son cheval tué sous lui. Il est alors mis à la disposition du Gouverneur général de l'Algérie le 2/2/1844, les citations continuent de s'accumuler : en mai 1844 (combat des Ouled Sultan), puis en juillet 1844 (combat des sources du Chelif).
Il est promu officier de la Légion d'Honneur le 27/8/1845.
Pourcet rejoint alors l'état major du ministre de la guerre (4/11/4845). Ayant reçu la croix de 2em classe du Nicham Iftikar (1847), il revient en Afrique entre octobre 1847 et juin 1848.
Nommé Chef d'escadron le 8/8/1848, il part à Rome (sept 51-juill 52) à l'état major de la division d'occupation. Il est nommé commandeur de l'ordre de Charles III d'Espagne (1850), et chevalier de l'Ordre de Pie IX (14/8/1852).
Nommé Lieutenant Colonel le 15/8/1852, il va de nouveau servir en Algérie entre 1854 et 1858, comme chef d'état major de la division d'Oran où il est nommé Colonel le 26/3/1855. Il est alors nommé sous chef d'état major de l'armée d'Algérie. Ayant été promu commanderu de la Légion d'Honneur (10/11/1856), il est fait chevalier de l'Ordre de l'épée de Suède (1857).
Pourcet retourne alors en Italie comme chef d'état majo de la division d'occupation (1858-1859) et il y est promu Général de brigade le 26/5/1859.
Revenu en France au déclanchement de la guerre d'Italie, il occume alors divers postes en France (commandant la subdivision militaire de Toulouse, puis chef d'état major général du corps commandé par le maréchal Niel (aout 1859).
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Photo Appert (Paris) |
les décoration se poursuivent : Grand Croix de l'Ordre de saint Grégoire le Grand,, puis Grand officier de la légion d'Honneur (6/3/1867).
Pourcet reçoit les étoiles de Général de division le 24/2/1869 et va commander la province d'Alger de mai 1869 à octobre 1870.
Durant la guerre contre la Prusse, Pourcet rejoint la France en octobre 1870 pour commander la 1ere division du 16e corps d'armée, puis le 17/10, il
prend la tête du 16e corps d'armée. Accusé de faiblesse dans con commandement, il est remplacé par Chanzy en novembre, puis prend le commandement du 25e corps d'armée le 2/1/1871. Il se distingue
à Blois, puis en mars la 19e division. Ce même mois, à la tête
de la 12e division, il désarme la garde nationale de Toulouse et
mate les événements de la commune dans cette ville.
Après la guerre, il est commissaire du gouvernement lors du procès du Mal Bazaine.
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En 1873 il est nommé à la 36e DI. Inspecteur général, Sénateur de haute Garonne (1876-1879), il est mis au cadre de réserve en 1878. Il quitte le service après avoir tenté de publier un ordre du jour de dépit, car estime avoir commandé en chef contre l'ennemi en 1871. Il est promu Grand croix de la Légion d'Honneur en 1878.
Retraité le 2/4/1879, il meurt en 1884