Quelques carrières...

 Prosper BOSSAN

(promotion 1854)


Jean Martial de Champflour

Né le 7/6/1839 à Limoges. Elève de Saint Cyr en 1859, il est sortie de l'école d'état major comme Lieutenant en janvier 1866.
Affecté au 8e régiment de hussards lors de son stage, il y rencontre le lieutenant de Broissia qui le décrit ainsi dans ses mémoires :"Il appartenait à l'une des plus ancienne famille d'Auvergne. S'il avait vécu au temps des mousquetaires il aurait certainement fait merveille, il en avait les qualités, peut être aussi les défauts. Bien qu'il ne fut pas joli garçon, il plaisait par sa tournure, sa figure énergique, son aplomb et surtout par la vivacité de son esprit. Ce n'était pas un modèle à l'usage de la jeunesse, loin de là. Il aimait le jeu, le plaisir, faisait la cour aux femmes et était perpétuellement en quête d'aventures. Tous celà ne l'empêchait pas d'être un charmant camarade, et comme il n'était pas d'un caractère insignifiant ni banal dans ses relations, on recherchait volontiers son amitié. Pour mener la vie qu'il aimait, il lui aurait fallu une grosse fortune car il avait tous les goûts de dépense sans en excepter un seul et malheureusement, dès sa sortie de l'école il s'était empressé de manger ce que lui avait laissé ses parents. Il se vantait volontiers et avait la faiblesse de se croire de première force à tous les exercices du corps surtout en escrime et en équitation."

Promu Capitaine en juillet 1870, il fait la guerre de 70 à l'état major de la 3e division du 3e Corps d'armée (commandée par le général de Cissey). Prisonnier à Metz, il s'évade et rejoint l'armée de la Loire à l'état major du 21e corps d'armée. Il est promu chevalier de la Légion d'Honneur le 9/1/1871, suite à son action lors des journées du 12 et 15 janvier près du Mans, pour avoir, sous le feu de l'ennemi, sauvé deux pièces d'artillerie.

En 1876, il est à l'état major particulier du ministre de la guerre, le général de Cissey, puis il est nommé son aide de camp.

Il est promu Chef d'escadrons en décembre 1880, sert à l'état major du 1er corps d'armée, puis au 6em Régiment d'infanterie.

Il est mis en retraite pour raison de santé en 1887 et sert ensuite dans divers postes d'état major territorial.

Il est mort le 29/12/1912


 Jean Antoine BASSOT 

(promotion 1863)


Félix DANES 

(promotion 1858)


 
    

Raoul Napoléon Philippe Leperche

 

Né le 25/11/1831 à la Flêche, c'est un ancien élève de Saint Cyr (1852) et de l'école d'état major (1853).

Employé pendant la plus grande partie de sa carrière comme officier d'état major, il fut successivement aide de camp du général Vergé, du général Bourbaki et du général Prud'homme de Fontenoy. Il a fait la campagne de Crimée et a été blessé d'un coup de feu à la cuisse lors de la prise du mamelon vert et y a reçu la croix de la Légion d'Honneur. Il a aussi fait la campagne d'Italie.

En 1870, il est aide de camp de Bourbaki et est fait prisonnier à Metz le 28/10/1870. Il est une nouvelle fois capturé à Ars la Quenexy (Moselle) le 1/11/1870.

Durant la Commune, il est blessé d'une balle à la poitrine lors de la prise de la gare de Clamart et est promu commandeur de la Légion d'Honneur.

Après la guerre, il reste avec la général Bourbaki à Lyon. Le capitaine de Broissia qui servit dans cette ville vers 1875 en a gardé un souvenir marquant dans ses mémoires : "Leperche était un jeune et brillant colonel ayant de magnifiques états de services. Tous deux, avec Bourbaki, étaient d'ardent bonapartistes n'attendat qu'un mot, un signe, n'importe quoi pour mettre la main au collet des autorités républicaines de la ville et faire un second coup d'Etat. ils avaient tout prévu et tout était prêt. Un jour le général se crût à peu près certain de reçevoir dans la journée l'ordre qu'il attendait pour agir dans ce sens. Avec Leperche, tous deux anxieux et guettant les estaffettes qui apportaient des plis à l'hôtel. Le général se promenait à grands pas comme un lion en cage et à tout moment disait à Leperche "Elle n'arrivera donc pas cette depêche ? Voyons Leperche, qu'attend-t-on ?" Comme Leperche aurait voulu dire "la voila !". comme ils se seraient embressés tous deux, car Leperche la désirait aussi vivement que son général ! Il eut même été plus terrible que lui en cas de repression ou de coupable mission. Sa haine de la République et des républicains était formidable. Il ne songeait qu'à se venger du 4 septembre et de la Commune, c'était son rêve ! La dépêche ne vint ni ce jour là, ni un autre jour, mais Gambetta fut heureusement inspiré en se débarrassant de ces deux gaillards là après 1877, car ils ne l'aimaient guère et auraient été tout heureux de lui faire mettre la main au collet."

Il est nommé Colonel du 89e régiment d'infanterie à la suppression du corps de l'état major en 1880. Il est mort en juin 1883, commandeur de la Légion d'Honneur.

 

Photo Levitski (Paris)


Léopold NIEL 

(promotion 1868)


 

Justin Gélis.

Né en 1825. Il a fait Saint cyr en 1842-1844, puis l'école d'état major en 1847.

En 1853, il fait partie de la brigade topographique envoyée à Rome.

En 1867, il est chargé par l'état major de mettre sur pied une unité de télégraphie militaire. C'est durant sa mission qu'il est décédé, chef d'escadrons, en mars 1868.

Photo Hallier (Paris)


 

Léonce Jules Louis Charles BACH

   


 
   

Hippolyte Mircher

Né le 13/8/1820 à  Strasbourg, élève de Saint Cyr, puis de l'école d'application d'état major,, il est nommé Lieutenant en 1845, puis Capitaine en 1847.

Après divers stages en régiment, il rejoint l'Algérie en 1852, mis à la disposition du gouverneur général de l'Algérie, où il sert aux bureaux topographiques. Il s'y verse alors dans l'étude de la civilisation et de la langue arabe qui lui serviront pour les reste de sa carrière.

En avril 1854, il rejoint pour quelques mois l'armée d'orient au service politique et topographique pour préparer les marche des armées de Gallipolli à Andrinople et Varna, puis en Crimée. Mircher se distingue à la bataille de l'Alma et est fait chevalier de la Légion d'Honneur après la bataille d'Inkermann (5/11/1854). Il sert ensuite à Kinbrun lorsque la ville est occupée par le Français. Après la guerre d'Orient, Mircher est employé en Transcaucasie et en Arménie pour travailler sur la délimination de la frontière russo turque. Il reçoit l'ordre turc du Medjidié. Il revient à Paris pour rédiger un rapport sur l'Anatolie.

Retourné en Algérie, il sert à la brigade topographique et en expédition comme aide de camp du général Deligny. Il est alors promu Chef d'Escadrons. Après avroi servi à l'état major du général de Martimprey durant la campagne d'Italie, Mircher retourne en Algérie et sert contre les Beni Snassem.
Arabisant distingué, il est chargé de mission auprès du bey de Tunis, puis en 1862 recoit l'ordre de conduire une mission vers Ghadames pour signer un traité de commerce avec les Touaregs. Cette mission est réalisée entre septembre et decembre, Mircher et ses hommes traversant une partie du Sahara de Tripoli à Ghadamès, puis le retour vers l'Algérie et Philippeville.

Promu Lieutenant Colonel en 1863, Mircher rédige le rapport de son expédition, puis est nommé en 1864 chef de la mission militaire française en Egypte. Il y reste jusqu'en 1870, promu Colonel en 1866 et commandeur de la Légion d'Honneur.

Reveu en France en 1870, il est chef d'état major d'une division d'infanterie du 12e corps d'armée et fait la campagne de Sedan. Après la guerre, il sert de nouveau en Algérie comme 1er aide de camp du gouverneur général, puis en 1873, il est nommé chef d'état major du 12e corps d'armée.

Mircehr finit sa carrière comme général de brigade (1875), commandant une brigade d'infanterie. Il est mort le 15/12/1878.

Photo Crémière (Paris)


 
 
Retour