Baptiste Charles BRUNON, né le 21/1/21 à Nantes

Engagé volontaire au 3e génie le 5/8/41, il passe successivement caporal (3/6/42) puis sergent (3/12/42) à Montpellier, Arras, puis Brest.

En novembre 45 il est désigné pour faire partie de l'expédition pour Madagascar qui est finalement annulée. En contrepartie il part à la Réunion (le 5/3/46), puis à Mayotte. Sur cette île, le 28/2/47 il est nommé Sous lieutenant et désigné comme directeur des ponts et chaussées de l'île. Il revient en France à Metz le 26/2/48.

Affecté à l'école d'application le 27/2/49, il est nommé Lieutenant, puis part en Algérie le 19/11/51.

Nommé Capitaine le 15/1/52, il se distingue au siège de Laghouat. Chargé de l'attaque principale, il enlève avec 400 h le marabout de Sidi el Adj Aissa, depuis lequel il fait élever la batterie de siège et les épaulements de protection sous un feu meurtrier. Le 4/12, il monte en tête de la colonne d'assaut avec une fraction de volontaires et prend temporairement la tête des opérations une fois les forces entrées dans la ville. Il arrive ainsi le premier à la casbah de Ben Selim qu'il enlève au prix de deux blessures au bras gauche qui vont nécessiter son amputation.. Chev LH pour cet exploit, il est chaudement recommandé par le général Pelissier pour être nommé chef d'escadron, mais sa jeunesse de grade de capitaine ne lui permet pas d'obtenir cette promotion.
Il fait la campagne de Crimée du 8/6/55 au 12/5/56 et monte 20 tranchées aux attaques de droite. Il est de nouveau blessé à la main dans la nuit du 9 au 10 juillet 1855. Il est décoré de la 5e cl de l'Ordre du Medjidié (17/5/56) et reçoit la médaille de Crimée.
Revenu en France au 3e génie, il est en poste à Arras, puis à Paris avant de participer à la campagne d'Italie du 17/5/59 au 12/6/60 (à la 2e DI du 5e CA). Il y reçoit la valeur militaire de Sardaigne (16/1/60), est nommé chevalier de l'Ordre St Maurice et Lazard et reçoit la médaille d'Italie. De retour en France il est nommé à Chambéry.

Le 11/8/62, il est nommé Chef d'escadron à la Fère, puis part en Algérie prendre les chefferies du génie d'Aumale (13/9/64) et de Bône (21/4/66). Off LH 6/3/67. En janvier 1868 il obtient de repartir outre mer, cette fois au Sénégal, comme directeur du génie à St Louis. Dans cette fonction il commande l'expédition de Cayor (juillet et aout 69) qu'il dirige lors de l'affrontement sanglant de Méké.

Lieutenant colonel le 5/8/69. De retour en France pour la guerre contre l'Allemagne, il est nommé commandant du génie du fort de Vanves le 12/9/70, puis commandant supérieur du fort le 21/09. Dans ces fonctions il s'illustre par son opiniatreté lors du siège de Paris et il reçoit plusieurs lettres de félicitations du Gl Trochu, gouverneur de Paris.

Ce fait d'arme lui vaut d'être nommé Colonel le 21/1/71. A la fin de la guerre, il retourne en Algérie comme directeur du génie à Constantine, puis le 16/4/75 il prend le commandement du 2e génie. Comm LH 11/1/76.

Il est nommé Général de brigade et prend un commandement de troupe d'abord à Quimper (44e brigade), puis à Romans (56e brigade, le 16/11/80). En septembre 1882 il est nommé commandant supérieur de la région de Gap et Montelimar, avant de prendre sa retraite le 2/1/83. Sa belle carrière d'officier sorti du rang et ses faits de guerre lui permettent de demander la croix de grand officier, de la Légion d'Honneur, mais sans succès.

Il décède à Montpellier le 18/1888.

retour menu