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Il est fait Commandeur de la Légion d'Honneur le 13/8/1863 des mains de
l'Impératrice et reçoit l'ordre de 2e classe de l'Aigle royal de Prusse la
même année.
"Le colonel des Guides était alors le colonel de Montaigu, un
vrai chevalier, mort il y a quelques années général de division du cadre de
reserve, grand officier de la Légion d'Honneur. Camarade de collège du général
Fleury, resté l'ami très dévoué du grand écuyer, il avait été appelé comme chef
d'escadrons dans les Guides à leur formation. Il en connaissait donc mieux que
personne les traditions étroites dont il s'était constitué le gardien passionné
et eût considéré comme un sacrilège de toucher au moindre usage, à la plus
petite manie qu'il respectait avec plus de scrupules et de rigidité que les
préceptes même du reglement. D'ailleurs, il ne fallait pas songer à la moindre
réforme ; on se serait brisé contre la volonté d'en haut.
Le colonel de
Montaigu était le meilleur des hommes, et son extrème simplicité resistait à
l'immense fortune territoriale qu'il possédait de son chef et qu'il avait encore
augmenté par un mariage d'inclination avec sa cousine germaine aussi riche que
lui. Il avait remplacé à la tête du régiment le colonel de Mirandol. Dans
l'enthousiasme qui accueillit de Montaigu parmi les Guides, on aurait peut être
pu trouver un peu du contentement que causait le départ de son prédecesseur. Et
pourtant, ce modèle de l'officier des Guides faillit, pour ses débuts, se
brouiller avec son régiment. Les Guides étaient alors à Compiègne. Ils avaient
organisé dans une salle de leur quartier, très bien décorée, des concerts
hebdomadaires oú se faisait entendre leur musique et pour lesquels des
invitatioens étaient lancées en ville. Or, on remarqua que le nouveau colonel
faisait retenir au premier rang une place pour une personne de la ville, et que,
pendant le concert, il entourait cette personne d'un empressement tout spécial.
Il n'en fallut pas davantage pour exciter la suceptibilité de quelques officiers
qui prétendaient, avec assez de raisons d'ailleurs, confisquer pour leur femmes
et pour eux les meilleurs places. De Montaigu était la bonté même, mais il
n'entendait pas railler sur les prérogatives d'un chef de corps. Il se fâcha et
les choses faillirent se gâter. Heureusement, le régiment quitta Compiègne. Les
trois ou quatre officiers suceptibles quittèrent le régiment, par suite des
hasards de la carrière, et quand j'arrivai à mon quartier général de
Fontainebleau, je perçus seulement parmi MM les Guides ce petit fremissement qui
suit les orages après les avoir précédés." (du Barail - mes
souvenirs)
Le 12/8/1866, il est nommé Général de brigade. Il commande diverses brigade de cavalerie jusqu'à la guerre de 1870, oú il est nommé à la tête de la brigade de cavalerie légère du 4e corps de l'armée du Rhin.
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Il se distingue le 16/8/1870 lors de la charge à la bataille de Mars la Tour oú il est blessé. "Le Prussiens ouvrent leurs rangs, mais des officiers en serre file se jettent sur le général de Montaigu et sur moi (le capitaine Meynier). J'enfonce ma lame en plein ventre d'un officier qui frappe le général et je recois sur la tête un fort coup de sabre. Le général, blessé est renversé de cheval; le maréchal des logis Serres et le brigadier Costeaux, également démontés vont à lui et essayent de le relever et de le remttre sur un cheval abandonné, mais un groupe ennemi se forme autour d'eux et tous trois sont faits prisonniers. Un jeune lieutenant s'approche du général et lui demande son épées. - Jamais de la vie ! lui est il répondu. A ce moment, il reconnaît le général Montaigu qu'il a vu à Paris en 1867, il le prie de l'excuser, l'aide à remonter à cheval et le conduit à l'ambulance."
Montaigu est "Blessé de trois coups de sabre, un à la région frontale et à la région
pariétale gauche et un coup de pointe à la partie postérieure de l'épaule
gauche" et fait prisonnier. Il est cité pour sa participation à ce combat
"Pour l'audace et l'habileté de ses dispositions".
Rentré en France, il est promu Général de division
le 20/4/1871. Il sert un an comme inspecteur général de la cavalerie en Algérie,
puis prend le commandement de la 5e division de cavalerie en octobre 1873.
Il
sert comme inspecteur général jusqu'en 1877, date de sa promotion comme Grand
Officier de la Légion d'Honneur (le 7/8/1877).
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Général de division |
Décédé le 6/4/1888.