Gilbert Félicien DISCOURS, Né le 30/1/1893 à Violes (Vaucluse)

 
Né dans le Vaucluse, d'une famille d'agriculteurs, il est séduit à 18 ans par une affiche de recrutement et s'engage pour 4 ans le 20/10/1911.

1/ Premiers pas dans l'armée

Incorporé au 13e régiment de Dragons comme engagé volontaire pour quatre ans, il arrive au corps le 1/11/1911.
Nommé brigadier le 3/10/1912, le 14/10/1913, il est détaché à l'annexe de remonte de Claye, puis retourne au régiment en janvier 1914.

 

 

Il est nommé maréchal des logis le 4/2/1914.


Le 13e dragons - 4e escadron
Melun 1914


Gilbert Discours est marechal des logis

Le 20/7/1914, il est puni de 8 jours de prison pour "avoir manqué de sang froid et s'être laissé allé à de facheux écarts de langages vis à vis d'un brigadier".

2/ La guerre dans la cavalerie

Au déclanchement de la guerre de 14, le 13e Régiment de Dragons faisant partie de la 7e division de cavalerie est parti de Melun le 1er août 1914. Il débarquait bientôt dans la région de Commercy, aux environs de Sorcy-Void, et s'établissait en couverture au pied des Hauts-de-Meuse, face à la Woëvre. Là, la division fut rattachée à la 8e armée, commandée alors par le général Ruffey. Vers le 20 août, au moment où les troupes françaises ont pris l'offensive dans la direction de Longuyon, le régiment a commencé les opérations actives et a reçu le baptême du feu.
La 7e D. C. dont faisait partie le 13e Dragons, était placé en couverture sur le flanc droit de la 3e armée. Son action vigoureuse refoula à Malavillers les éléments de cavalerie ennemie qui devançaient la contre-offensive allemande.
En couverture de l'armée, le 13e Dragons disputa pied à pied le terrain à l'ennemi. Dans la retraite ses reconnaissances hardies tinrent souvent celui-ci en respect. .

Le contre-coup de la bataille de la Marne se fit sentir sur l'aile droite de l'armée française, par suite du repli des allemands et c'est ainsi que la division passant par Verdun, alla occuper Étain, pendant la journée du 17 août. .

Durant la course à la mer, le régiment ne reste pas inactif; il prit d'abord part à une série d'engagements à La Morville, Spada et Saint-Mihiel. Puis le 1er octobre transporté dans le nord, le 13e Dragons descendait dans la bataille, la carabine au poing et prenait les tranchées dans la région Armentières-Lille. C'est au cours de ces rudes journées marquant les efforts de l'armée ennemie pour rompre notre front, que le colonel de la Tour, commandant le régiment, fut tué à La Couture, le 11 octobre. A ses côtés, furent blessés le général Chabaud et le capitaine De Girval. .

Le régiment monta ensuite en Belgique et prit part à tous les combats qui ont précédé la bataille de l'Yser, dans la région Langemarck-Houtulst. Puis, vers la fin du mois d'octobre, n'ayant plus que des effectifs très réduits, il fut envoyé dans la région d'Aire-sur-la-Lys, pendant trois semaines, pour se reconstituer. De là, retournant en Belgique, il participa au service des tranchées avec les fusiliers marins, dans la région de Streenstraate, Nordchoote pendant tout le mois de décembre. .

Le 13e Dragons resta un moment dans les Flandres, puis il fut appelé en Artois, pendant le commencement de l'année 1915, prenant les tranchées dans le secteur de Rivière, au sud d'Arras Durant les offensives d'Artois, du mois de mai et juin 1915, le régiment regroupé, était désigné comme troupe d'exploitation. A ce titre, il monta en réserve près d'Arras ; mais il n'eut pas à être engagé. .

"Mai 1915"

Comme les autres régiments de la division, il fournit depuis janvier 1915, un escadron à pied, véritable compagnie d'infanterie, au groupe léger, commandé par le commandant de Gail, qui tint successivement les lignes devant Ransart-la-Bassée, Neuville-Saint-Vaast et Lens.

Gilbert Discours est muté à l'escadron à pied le 25/9/1915, le jour de l'offensive de l'armée sur Souain. Lors de l'offensive du 25 septembre 1915, le groupe léger attaqua au nord de Souain ; l'escadron à pied du 13e Dragons contribua le 28 septembre devant la tranchée des Tentes à repousser une contre-attaque allemande et à rétablir la ligne ébranlée. .

Le 27 octobre 1915, devant le secteur des Marquises, en avant de la montagne de Reims, les allemands. déclenchèrent une violente attaque par les gaz. Elle se brisa devant les feux du secteur tenu par le 13e Dragons qui perdit là 2 officiers et 35 hommes.

Le maréchal de logis Discours est cité à l'ordre du régiment le 7/5/1916 :"Sous officier energique et brave, a pris part à de nombreuses reconnaissances. Le 23/4/1916, surpris au cours d'une patrouille de nuit par un ennemi très supérieur en nombre, n'a pas hésité à l'attaquer immédiatement, a pris avec le plus grand sang froid les dispositions qui lui ont permis de dégager sa troupe et de la ramener intacte dans nos lignes. Croix de guerre avec étoile"

Le 20/5/1916, le maréchal des logis Discours est nommé au 12e régiment de cuirassiers à pied, qu'il jejoint le 12 juin.

Le 12e régiment de cuirassiers a été mis à pied le 16 mai 1916, il fait partie lui aussi de la 7e divion de cavalerie. Lorsque le maréchal des logis Discours le rejoint, le régiment est composé de 3 bataillons (de 4 escadrons) et de 3 escadrons de mitrailleurs. Il occupe à cette date un secteur de tranchées en Champagne et se distingue par l'organisation de quelques coups de mains contre les positions ennemies.
Debut juillet, le régiment est relevé pour se réorganiser aux environs de Montdidier. Le 19 aout, il est attaché à la IIIe armée et va occuper un secteur de tranchées dans la foret de Laigues, au nord est de Compiègne. Il est relevé au bout de 8 jours et passe la fin de l'été en cantonnement où il s'entraine.
En octobre 1916, c'est le retour au front, dans le secteur de la Somme ; le régiment s'y distingue particulièrement les 27 octobre et 12 novembre.
Après un court repos, le régiment retrourne en première ligne, vers Soissons, début décembre où il subit quelques pertes par bombardement. Il passe ensuite à l'instruction au camp de Mailly, puis en avril rejoint un secteur calme aux environs de la fere Champenoise puis vers la montagne de Reims.

Sur les conseils d'un de ses officiers, probablement le capitaine d'Astier de la Vigerie qui fut son officier au 13e dragons, Gilbert Discours se porte volontaire pour servir dans l'aviation. Il y est muté le 30/6/1917.

3/ Pilote de chasse au front

insigne d'identification
Photo Lang (Orange)

Débute alors pour lui, une période de formation à cette nouvelle arme.
Il est d'abord affecté comme élève pilote à l'été 1917 à l'école de Juvisy, puis à l'école d'Avord comme pilote en septembre. Titularisé pilote en septembre 1917, il rejoint ensuite à l'école de perfectionnement de Pau en octobre 1917 et effectue enfin un stage à l'école de tir aérien de Cazeaux en novembre.

Gilbert Discours est affecté comme pilote à l'escadrille Spad 87 en décembre 1917. Cette escadrille, composée de six officiers, deux adjudants et 10 sous officiers pilotes, est attachéeée à la huitième armée.


Le Nieuport de Gilbert Discours, recontitué par un groupe de passionés néo zélandais

Le 16/2/18, il obtient sa première victoire aérienne, partagée avec le marechal des logis Gasser (futur as à 10 victoires), en abattant un biplace ennemi au nord de Xures.


Extrait du carnet de vol de février 1918

Le 24/3/18, il obtient une seconde victoire aérienne.


Extrait du carnet de vol de mars 1918

A la suite de ces deux victoires, il est cité à l'ordre de la 8eme Armée le 30/3/1918 : "Au cours d'une protection de réglage, a abattu un avion ennemi dans un combat brillant. Avait précédemmant abattu un biplace ennemi. Croix de guerre avec palme"

Les pilotes de l'escadrille SPA87 - Printemps 1918
Debout de gauche à droite : X, Discours, Legrand, X, Gasser
Assis : X, Ruamps, X, X
Merci à P.Guillermin

Le 5/4/18, il obtient une nouvelle victoire, encore partagée avec Gasser, en forcant un Hannover C à atterrir près du village de Lay, après l'avoir endommagé. Cependant cette victoire ne sera pas reconnue officiellement, les conditions très rigoureuse de validation des victoires (nombre des témoignages) n'étant pas réunies. Il est nommé adjudant le 15/4/1918.

L'adjudant Discours pose avec l'adjudant Ruamps, as de l'escadrille
Source : phototheque du SHD (album "Ruamps")

Le 21/8/18, il abat un ballon allemand au dessus de Merval et obtient une troisième victoire officielle.


Extrait du carnet de vol de aout 1918

Le 29/9/18, il descend un second ballon au dessus de Parisy. Cette victoire n'est pas non plus officiellement reconnue.
Il est cité à l'Ordre de la 6eme armée le 2/10/1918 : "Excellent pilote doué des plus belles qualité d'adresse et de courage réfléchi ; le 21/8/1918 a attaqué un drachen et l'a abbatu en flammes. 3eme victoire. Croix de guerre avec palme"

Décoré de la Croix de guerre et de
l'insigne de son escadrille

Il est affecté ensuite à l'escadrille Spad 169 (nouvellement créée) le 16/10/1918 et est présent à cette escadrille à la fin des hostilités. Il est de nouveau cité à l'ordre de l'Armée le 19/9/1919 : "Adjudant pilote modeste autant que brave, le 16/2/1918 a livré un brillant combat contre un ennemi supérieur en nombre et grâce à son habile intelligence et à son courage exemplaire, a abbatu l'un de ses adversaires. 4eme victoire. Croix de guerre avec palme"

Gilbert Discours termine la guerre en ayant effectué 330 heures de vol en escadrille de guerre.

4/ Officier d'aviation dans l'entre deux guerres

En mai 1919, il se rengage pour 5 ans à l'escadrille Spad 87 comme pilote.

En juin 1919, probablement sur les conseils du capitaine d'Astier de la Vigerie qui commande cette mission, l'adjudant Discours est affecté à la mission de formation et d'assistance à l'armée finlandaise. Il va y servir un semestre comme sous lieutenant à titre fictif et y effectue près de 30 heures de vol. Il est fait Chevalier de l'ordre de la Rose Blanche (Finlande)

En janvier 1920, il est affecté comme pilote d'essai au 1er groupe d'ouvriers d'aviation. Reçoit la médaille militaire le 16/6/1920. Il y reçoit des notes élogieuses : Note de 1920 : "Pilote d'une habileté consommée, un des meilleur pilote d'essai de l'escadrille"
Note de 1921 : "Habileté incomparable, très compétent du point de vue technique. A fait l'objet d'une lettre de félicitations du Ministre à la suite d'essais nombreux et particulièrement réussis."

Ce temoignage de satisfaction du Ministre (le 28/3/1922) est rédigé comme suit :
"Le directeur des services techniques de l'aéronautique vient d'appeler mon attention sur l'adjudant Discours, pilote à l'annexe du service technique de l'aéronautique de Villacoublay.
Ce sous-officier ayant été chargé d'effectuer des essais relatifs au concours d'hélices du Nieuport 29 C1, a fait preuve d'un véritable esprit d'initiative et de dévouement dans leur exécution qui ne comportaient pas moins de 25 montées à 5000 mètres.
Ce pilote a su, malgré un temps défavorable, profiter de tous les instants où il était possible d'effectuer des essais, allant jusqu'à faire 5 montées à 5000 metres dans un seul après-midi.
Dans le but de reconnaître officiellement ce service, j'adresse à l'adjudant Discours le témoignage particulier de ma satisfaction."

Nommé adjudant chef en juin 1923, les notes élogieuses se succèdent :

Note de 1925 :"Excellent pilote extrémement fin et très habile à qui l'on a confié, en raison de ses qualités de très nombreux essais, souvent dangereux, qu'il a exécuté d'une façon parfaite."

Il est nommé Sous lieutenant le 2/10/1926, avec la mention suivante :
"Pilote d'une habileté exceptionnelle et plein d'allant, s'est, au cours de la guerre, distinguée par son adresse et son courage réfléchi pendant l'exécution de très nombreux vols de chasse et de protection. A livré de multiples combats au cours desquels il a abattu 2 avions et un drachen ennemi. A effectué plus de 500 heures de vol sur le front, 4 citations dont 3 à l'ordre de l'armée, médaille militaire.
A fait partie de la mission aéronautique en Finlande en 1919.
Au service technique de l'aéronautique, a fait preuve de qualités remarquables comme pilote d'essai au cours de nombreux vols de maniabilité d'avions nouveaux. A fréquemment sollicité et parfaitement réussi l'exécution d'essais spéciaux particulièrement difficiles (concours d'hélices) ou dangereux (avions a surface variable, à courbure variable, hélices nouvelles, mise au point de stabilisateur de vol automatique, de turbo, compresseur, etc...)
A tenté à 2 reprises de battre le record de la vitesse en avion sur 1000 km. Au cours de la 2e tentative a été arrêtée par la rupture du carter de son moteur provoquant l'incendie en vol de son avion, incendie dont il n'a pu sortir indemne que grâce à une présence d'esprit et à un sang-froid exceptionnel, l'avion lui-même ayant été entièrement carbonisé.
Totalise actuellement 1427 heures de vol."

Accident lors de la tentative de record de vitesse

Sur sa demande, il est affecté en Indochine au 34e régiment d'aviation qu'il rejoint à Ha¨phong en mars 1927.

En Indochine

Note de 1928 :"Excellent officier, pilote hors ligne, s'est distingué en particulier par son raid Hanoï - Bangkok et retour, sans escale, effectrué en partie par très mauvais temps au dessus de régions inhospitalières."

Il reçoit à cette occasion une lettre de satisfaction du Ministre des colonies :
Lettre du ministre des colonies à Monsieur le gouverneur général de l'Indochine. Novembre 1927.
"Le voyage aérien exécuté à l'occasion de l'anniversaire de l'empereur du Siam, a prouvé la valeur du nouveau matériel d'aviation dont viennent d'être dotés les escadrilles coloniales.
Je vous prie de vouloir bien transmettre mes compliments les plus vifs à l'aviation d'Indochine et particulièrement au lieutenant-colonel Leblanc, commandant l'aéronautique, et au sous-lieutenant pilote Discours qui, malgré les dures conditions d'un raid aérien au-dessus d'un pays très accidenté et mal connu, et sans tenir compte des risques d'emploi d'un matériel non encore expérimenté à la colonie, ont réalisé en novembre 1927, dans des conditions particulièrement brillantes, le raid Hanoï- Bangkok et retour."

Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 1/7/1928.

Décoration de la Légion d'Honneur

Nommé Lieutenant le 2/10/1928, il est nommé officier du Dragon d'Annam et chevalier de l'ordre du Million d'Eléphant.

 

Quelques souvenirs : Croix de la légion d'Honneur, ordre du million d'éléphants
insigne de pilote et croix de guerre 14-18

 

Gilbert Discours rentre en France en 1930. Après son congé de fin de campagne, il rejoint alors l'A.O.F (Dakar) à l'escadrille numéro 2 en 1931. De 1931 à 1933, il fait campagne en Mauritanie et au Sénégal.

Ses notes en AOF sont cependant moins élogieuses :
"Aout 1932 : Pilote tout à fait remarquable, mais observateurs inexistant. Seconde convenablement son commandant, d'escadrille, officier sérieux, travailleur, susceptible de réussir parfaitement dans une section d'essai technique en vol ou dans un parc.
Par contre, a fait l'impossible pour ne pas être affecté au détachement aérien de Mauritanie sous prétexte qu'il ne pourrait y emmener sa femme. Semble avoir été gâté par le mariage et les économies faites pendant son séjour à la base d'hanoï de 1924 à 1930.
Juillet 1933. Doit mieux réussir dans une division d'entraînement ou à une école de pilotage que dans une escadrille. A rendu de bons services à son commandant d'unités comme officier chargé du matériel technique. A cependant été l'objet d'une sanction pour une faute lourde commise dans ses fonctions. Caractère ombrageux. Peut-être aigri de relations assez difficiles avec ses camarades, santé un peu ébranlé par son séjour à la colonie.
"

Gilbert Discours rentre en France en 1933. Il est promu Capitaine le 28/3/1934. Après une affectation à la base d'Istres où ses notes s'améliorent, il est affecté à la 37e demi brigade aérienne au Maroc (de juillet 1936 à 1937). Commandant d'escadrille dans le sud marocain, il fait reçoit la médaille coloniale pour ses liaisons trans sahariennes des régions de Taoudéni, Adrar et Bir Mohgrine.

Sur sa demande, Gilbert Discours est mis en congé du personnel navigant en 1937 et se retire alors à Violes.

5/ La deuxième guerre mondiale

Peu après la declaration de guerre, le capitaine Discours est rappelé au service. En octobre 1939, il est désigné comme commandant l'école élémentaire N°48 à Carcasonne (ecole rattachée à la base aérienne 108 de Montpellier). Après la déclaration de guerre de l'Italie, il prend le commandement de l'escadrille d'Istres, du sous groupement de chasse du Bas Rhône du 1er au 30 juin 1940. Il réalise alors plusieurs patrouilles de couverture sur des chasseurs MS 406.

Chasseur MS 406

Il est démobilisé en juillet 1940, avec les notes suivantes (le 23/7/1940) :
"Chef d'escadrille de tout premier ordre, modestie, réflexion, décision calme et rapide, obstination droite et tenace.
A apporté à une organisation difficile, les plus solides qualités morales et militaires. Par ailleurs, esprit pondéré et juste, attentif à tout ce qui concerne ses sous ordres dont il s'est d'emblée fait obéir et aimer.
En même temps, pilote de chasse énergique et sûr, justifiant déjà de 4 victoires officielles. Au cours de la campagne de 1940, n'a cessé de donner à la tête de son escadrille l'exemple le plus régulier et le mieux suivi. En 15 jours, à accompli 9 missions de guerre au sous groupement en M.S 406, pour un total de 7h35mn."

Il est nommé officier de la Légion d'Honneur le 5/3/1943.

A la libération, il rédige la déclaration suivante sur son attitude durant l'occupation :
"Après avoir été démobilisé en août 40, habite Paris pour m'occuper d'une société de maroquinerie, appartement à mon beau-frère. Ayant eu des ennuis avec la Gestapo en septembre 41 me suis retiré à Violès où je possède une petite propriété.
En avril 43 habite Marseille après avoir trouvé un emploi à la société de transport "éclair". Quitte cette société en décembre 43, au moment où les Allemands s'en sont emparés et après avoir été arrêté par la Gestapo.
Était employé à la défense passive de Marseille jusqu'en juillet 1944, comme adjoint au directeur Départemental.
Habite Saint-Alban, en Ardèche où je me suis mis à la disposition des autorités de résistance de juillet à septembre 1944."

En 1944, il est rappelé de la réserve pour servir comme officier adjoint du groupe de transport N°521.

Gilbert Discours est rayé des cadres de la réserve en 1947, avec un total de 2033 heures de vol dans sa carrière.

Décédé en 1966.

 

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