Photos à échanger

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Les photographies présentées sur cette page sont à échanger contre des photographies de qualité similaire. 

Je recherche plus particulièrement, les troupes et officiers français au Mexique ou au siège de Metz (en tenue de campagne), les uniformes rares du second Empire (musiciens, cavalerie de la garde...), les officiers identifiés tués en campagne ou s'étant particulièrement distingués. Sont aussi recherchés les Spahis, hussards et chasseurs d'Afrique (si possible identifiés), ainsi que les grands formats, les photos de groupe et/ou les daguerréotypes.

Si vous être interessés, contactez moi au  : military.photos@lu.coditel.net

 

Les uniformes du Second Empire par les photographes Crémière et Hanfstaengl

Rare série constituée vers 1860, comprenant de nombreux uniformes de la Garde Impériale.

 

 

Photo Crémière et Hanfstaengl (Paris)

 
Charles Pierre Victor, comte PAJOL, Officier (colonel) du corps de l'état major
 
Charles Pajol est issue d'une lignée militaire prestigieuse. C'est le fils ainé du général Pajol (1772-1844), grand général de cavalerie légère du Premier Empire, vainqueur de Montereau et sa mère est la fille du maréchal Oudinot de Reggio. Il est né à Paris en 1812.
Entré à Saint Cyr en 1830, il en sort sous lieutenant puis suit les cours de Saumur et ceux de l'école d'état major d'où il sort en 1835.
 
Nommé Lieutenant, il fait son stage au 66e régiment d'infanterie à Ancône et sert comme aide de camp du général de Cubrières. Il fait ensuite une expédition en Grèce, en Turquie et en Egypte. De retour de mission, il part en Algérie en 1837, poursuivre son stage aux spahis d'Alger. Il prend alors part aux expéditions contre les hadjoutes, puis est attaché à l'état major du général Damremont qui prépare l'expédition de Constantine. Il fait cette campagne à ses côté et est proche de lui lorsqu'il est tué peu avant l'assaut de la place.
 
Promu Capitaine, il reçoit la croix de la Légion d'Honneur. En 1840, il est envoyé en Angleterre, en Belgique et aux Pays bas pour analyser les armées de ces pays, puis en 1841, il est envoyé en Russie et visite les pays limitrophes. Officier d'état major remarqué et bien en cour, il est nommé officier d'ordonnance du roi Louis Philippe en 1844 et accompagne le duc d'Aumale en Algérie en 1845, lors de l'expédition de l'Ouarsenis.
 
Il devient Chef d'escadron en 1847, aide de camp du maréchal Gérard, puis Lieutenant Colonel en 1851. lors de la déclaration de guerre à la Russie, il est nommé chef d'état major de la 1ere division de cavalerie, commandée par le général Morris et prend part aux opérations dans la Turquie d'Europe.
 
Colonel en 1855, il assite à toutes les batailles dont la Crimée est le théatre et revient officier de la Légion d'Honneur. Après la guerre, il est nommé chef de l'état major de la cavalerie de la Garde et participe dans cette fonction à la guerre d'Italie, dont il revient commandeur de la Légion d'Honneur. C'est peu après cette campagne qu'il est photographié par Crémière, portant notamment sur la photo de gauche un curieux couvre chef non reglementaire.

Général de brigade en 1862, il commande successivement des brigades du camp de Chalons, puis les départements de la Marne, Seine et Marne et Seine et Oise. En 1870, il est nommé commandant de la 1er brigade de la division de Lorencez (corps de Ladmirault) et assite aux batailles devant Metz.

Général de divison le 15/9/1870, il reçoit le commandement de la division de cavalerie du 4e corps d'armée, en remplacement du général Legrand, tué le 16 aout. Prisonnier de guerre à la reddition de Metz, il revient de captivité pour commander la 2e division de l'armée de Versailles.

Atteint par la limite d'âge en 1877, il décède le 3/4/1891.

Outre ses talents militaires, ce fut un artiste notable, dessinant de belles illustrations de ses voyages d'état major et sur l'armée française et réalisant les sulptures, notamment celle de son père à Besançon, ainsi qu'une statue de Napoléon Ie à Montereau.

 

Photo Crémière et Hanfstaengl (Paris)


Chasseur à pied de la Garde

 

Musicien de Grenadiers
Photo Crémière (Paris)

Sergent de voltigeurs

Genie de la Garde

Dragon de la Garde

Grenadier, grande tenue avec capote
Photo Crémière Hansfstangel (Paris)

Sergent fourrier des tirailleurs algériens

Artilleur de la Garde

Guide de la Garde

Cent Garde

Lancier de la garde


Officiers identifiés

  

Charles Felix napoléon Robinet (1811-1873)

Ecole d'Etat major, promotion de 1834.

Capitaine le 11/11/1837. En 1850, il est attaché à l'état major de la 1ere division à Paris (général Changarnier). Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 28/7/1848.

Promu Chef d'escadrons le 10/5/1852. En 1856, il est aide de camp du Général Regnault de StJean d'Angely commandant le corps de réserve en Crimée. Il va servir auprès de cet officier quelques années. Recoit la croix d'officier de la LH en février 1856 (officier du plus grand zele et de la plus grande distinction).

Lieutenant Colonel le 30/12/1857, il sert en Italie.

Colonel le 12/8/1862. Il devient Sous chef d'état major du corps d'armée de la Garde en 1870, puis finit sa carrière comme Général de brigade.


Henri Cesar Ulric Perrot de Chazelle

  

Fils d'un comte, grand proprietaire en Bourgogne, il est né le 27/9/1845 à Paris.

Saint Cyrien en 1869, il passe au régiment des lanciers de la Garde Impériale et il est détaché à l'école impériale de Saumur comme officier d'instruction. C'est à cette occasion qu'il se fait photographier par le Roch, spécialiste des portraits des officiers détachés à l'école. Il porte la czapska "à la chic", son oeil droit étant pratiquement masqué.

Toujours sous lieutenant en 1870, il fait la guerre contre la Prusse dans la Garde Impériale. Lors de la bataille de Rezonville et de la charge de Mars la Tour, Perrot de Chazelle est blessé de deux coups de sabre, au bras gauche et à la tête, et a le bras cassé d'un coup de feu. Il est cité pour son action lors de la charge et reçoit la croix de la Légion d'Honneur.

Promu Capitaine en juin 1876, il est nommé au 15e régiment de chasseurs, mais demissionne assez vite de l'armée. Il est mort le 21/11/1898.

Photo le Roch (Saumur)

  

 


  

Georges Charles Albert Rouvray.

Né le 13/10/1845 au Mans. Elève de Saint Cyr (1863-1865) dont il sort 167e sur 248, il est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1865 au 1er régiment de Lanciers, puis en mars 1866, au 2nd régiment de Chasseurs. Il sert à l'école de Saumur entre 1868 et 1869 et se fait photographier dans cette belle position par Le Roch, photographe attitré des officiers de l'école.

Lieutenant le 16/7/1870, il fait campagne contre l'Allemagne sans se distinguer particulièrement. Il est fait prisonnier de guerre à la capitulation de Metz.

Capitaine le 8/3/1873, il passe comme instructeur au 4e régiment de Hussards et en 1879, il prend le commandement d'un de ses escadrons. Il sert en Algérie, puis lors de l'expédition de Tunisie en 1881.

En 1882, il est nommé major du 2e dragons, chevalier de la Légion d'Honneur (le 7 fevrier), puis chef d'escadrons du 23e Dragons le 13/1/1887.

Lieutenant-Colonel le 12/10/1889 au 6e Cuirassiers, il en devient le Colonel le 2/10/1893. Il est promu officier de la Légion d'Honneur le 22/5/1896.

Général de brigade, le 7/10/1899, il commande successivement le 6e brigade de cuirassiers (Lunéville), puis la 5e brigade de Dragons (le 27/10/1901).

Nommé général de Division, il est mis à la tête de la 7e division de cavalerie et fait membre des comités technique d'état-major et de la cavalerie. Commandeur de la Légion d'Honneur le 29/12/1904. Il prend le commandement du 17e corps d'armée le 24/6/1906, poste qu'il exerce durant six ans. Le 19/10/1909, il est nommé membre de la commission mixte des travaux publics et passe au cadre de réserve un an plus tard. Il est fait GO LH le 29/12/1910.

Il est mort le 17/10/1924.

Photo le Roch (Saumur)


Albert Charles François d'Aviau de Piolant, né le 28/10/1845 à Niort

 

 

Saint Cyrien de la promotion 1864-1866. Il est ici photographié dans la nouvelle tenue de cavalerie légère donnée à certains régiments de chasseurs en 1868.

 

Il sera instructeur en chef à Saumur (1886-1889), colonel du 14e régiment de hussards, puis Général de Brigade le 19/5/1899. Il est mort en 1926, Commandeur de la Légion d'Honneur et chevalier de l'ordre de l'épée.

 

Photo Le Roch (Saumur)

  


Léon Charles Marie Verscheider

 

Né à Paris le 26/10/1846, officier de marine, il est aspirant sur le Jean Bart en 1865, puis sur le Louis XIV, vaisseau école des cannoniers marins.

Enseigne de vaisseau en 1869, il embarque sur le Casablanca pour participer à une expédition navale aux Antilles et à la Guyanne.

Revenu en France sur sa demande pour participer à la guerre, il est au siège de Paris comme officier d'état major de l'amiral La Roncière le Noury. Il est alors chargé de commander les pontonniers auxiliaires de la marine, formés de 60 gabiers d'élites.

Il est tué par un obus prussien le 2/12/1870 à Brie sur Marne alors qu'il surveillait l'installation des ponts sur la Marne.

 

Photo Mayer (Paris)


Charles Rigault de Genouilly

Cet officier de marine a pris par à l'expédition de Morée en 1828, à l'expédition d'Alger et en 1831 au forcement du Tage par l'amiral Roussin. En 1832, il débarque lors de l'occupation d'Ancône et participe à la prise de la ville. En 1832, sur la Ducreuse, il participe au blocus des côtes de Hollande lors de la guerre d'indépendance de la Belgique.

Capitaine de frégate en 1841, il prend le commandement de le corvette la Victorieuse à la station des mers de chine et d'Inde et embarque les diplomates chargés de négocier des accords commerciaux avec la Chine. Il participe ensuite à la campagne d'exploration de la mer jaune. Le 25/4/47, il participe à la destruction de la flotte annamite de Tourane. En juillet, son bâtiment s'échoue sur les côtes de Corée, mais il est blanchi pour son action.

Capitaine de vaisseau  en juillet 1848.  En 1853, il est nommé par l'amiral Hamelin comme capitaine de pavillon sur la Ville de Paris et prend part au bombadement d'Odessa (22/4/54). Il débarque ensuite devant Sébastopol et combat à terre pendant toute la durée du siège.

Contre amiral en 1854. Rentré de Crimée, il est nommé GO LH et membre du Conseil de l'amirauté. En 1857, il embarque sur la Némésis pour rallier la Chine et prendre le commandement de la division navale qui participe avec les anglais aux opérations contre la Chine. Il bloque Macao, puis dirige l'attaque de Canton qui est prise. Après ce succès, il participe à la prise des forts du Pei Ho et remonte sur Tien Tsin où les chinois finissent par céder et signent le traité de Tien Tsine, donnant de nouveaux avantages commerciaux à la France.

Promu Vice amiral, il reçoit ensuite l'ordre d'opérer en Indochine. Il prend Tourane (aout 1858), puis occupe saigon en fevrier 1859. De retour en France en 1860, il reçoit la médaille militaire et entre au Sénat. De 1862 à 1864, il commande l'escadre d'évolution sur la Bretagne, puis la Ville de Paris.

Amiral en 1864, il est nommé Grand Officier de la Légion d'Honneur. Nommé ministre de la Marine en 1867, il prend la tête de la seconde marine du monde et poursuit la politique de construction des navires cuirassés. Durant la guerre de 1870, il ne parvient pas à mettre sur pied les opérations maritimes en mer du nord et il quitte le ministère à la chute de l'Empire, après avoir envoyé les canonniers de la marine participer à le défense de la capitale.

Il meurt en 1873. 


  

Capitaine au siège de Paris (1870)

Photo le jeune (Paris)


Augustin Marie Maurice de Labarrière

Saint Cyrien de la promotion d'Isly (1843-1845), de Labarrière a fait l'essentiel de sa carrière dans l'arme des chasseurs à pied, au 8e bataillon et au bataillon des chasseurs à pied de la Garde Impériale dont il porte l'uniforme sur la photo ci contre. Il s'est notamment illustré en Italie.

La guerre de 1870 le trouve Chef de bataillon du 20e bataillon de chasseurs à pied. Il rencontre son destin le 14 aout 1870 à Borny.

Après avoir pris le bois de Mey, les Allemands souhaitent en déboucher. " Le général de Brayer envoie aussitôt le 20e bataillon de chasseurs défendre le village du même nom. Le commandant de Labarrière détache aussitôt deux compagnies pour fouiller les vergers et les maisons du village où les Prussiens veulent pénétrer. Le feu de nos chasseurs force les Allemands à se réfugier sous le bois. La nuit commençait à venir. On entendait une vive fusillade dans le bois, nos chasseurs hésitent à tirer, craignant que le 5e bataillon n'ait réoccupé le bois. Le commandant de Labarrère veut s'en assurer et se porte en avant en reconnaissance, le revolver au poing, suivi d'une section. Aussitôt les Prussiens qui occupent la lisière, en sortent en nombre, agitant des mouchoirs blancs, criant qu'ils se rendent et levant la crosse en l'air. Le commandant fait cesser le feu qui partait des premières maison et s'avance seul vers l'ennemi. Tout à coup les fusils des Allemands s'abaissent et une décharge meurtrière à bout portant couche par terre le brave commandant. Un cri de rage, un cri de vengeance, part de toutes les poitrines des chasseurs du 20e. Une terrible fusillade, suivie d'une attaque vigoureuse, chasse encore une fois les Prussiens du bois. Plus tard, on rapport le corps du commandant ; une balle lui a traversé les deux tempes. Les chasseurs du 20e, tête nue, font la haie sur son passage. On le porte à une ambulance provisoire établie dans le village. Le capitaine Cugnier prend sa croix, son sabre et son képi ; ces précieuses reliques seront envoyées à sa famille (Richard : historique des chasseurs à pied).

 

     


    

Toussaint Félix Louis Marie COURSON DE LA VILLENEUVE.

Né le 25/4/1805 à Kérozet (Morbihan). Saint Cyrien en 1823, il en sort en 1826 comme sous lieutenant au 55 RI. Lieutenant en 1831, il part en Afrique du 9/5/32 au 17/6/34.

Capitaine en 1835, il est Commandant en 1848 au 34 RI. Durant les journées de 1848, son attitude lui vaut d'être décoré Officier de la LH avec seulement une année au grade de chevalier. Son rapport des événements est intéressant du point de vue historique.
 
Lieutenant colonel en 1853 au 8e RI.
 
Colonel en 1857, il commande le 8e RI (1867-1859), puis le 2em régiment des Voltigeurs de la Garde (1859-1861). Il le conduite durant la campagne d'Italie. Il est nommé Commandeur de la Légion d'Honneur après Magenta.
 
Il est nommé Général de Brigade en 1863. Il commande la subdivision de la haute Loire et du Cantal. Reserve en 1867. A la déclaration de guerre contre l'Allemagne, il est placé de nouveau à la tête de la subdivision de haute Loire jusqu'en mai 1871.
Retraite en 1879. décédé en 1886.


Charles Louis de Fontages de Couzan,

Né à Beauvais le 12/2/1817, Saint Cyrien

Il a servi en Crimée comme Commandant du 4e bataillon de chasseurs, puis en Italie comme Colonel du 21e régiment d'infanterie et y a reçu la croix de commandeur de la Légion d'Honneur.

En 1862, il est nommé à la tête du 2e régiment des grenadiers de la Garde, dont il porte ici la tenue.

Général de brigade en 1868, puis Général de division en 1874

Il est mort le 28/10/1890.


    

Jules de Monard

Né le 5/3/1838 à Autun, Jules de Monard fait l'école de Saint Cyr entre 1857 et 1859 (promotion de l'Indoustan). Il sort Sous lieutenant dans l'infanterie en octobre 1859 et est nommé au 8e bataillon de chasseurs à pied.

Lieutenant en janvier 1865, il passe au bataillon de chasseurs de la Garde. C'est dans ce grade qu'il est ici photographié par Prévot.

Durant la guerre de 1870, de Monard contribuer aux plus belles pages de gloire du bataillon des chasseurs de la Garde.
Il est une première fois blessé en aout à la bataille de Rezonville : "Le bataillon de chasseurs de la Garde, accablé par les feux de l'ennemi, est obligé de se porter à 300 metres en arrière. Quelques chasseurs, commandés par le lieutenant de Monard, n'ont pas été prévenus de ce mouvement de retraite ; ils ne sont bientôt plus qu'à un cinquantaine de metres de l'ennemi, dont le feu décime à l'improviste de groupe de héros. Un officier prussien s'approche du lieutenant de Monard et presque à bout portant lui tire un coup de revolver dans la poitrine. Le brave lieutenant chancelle et tombe sous le choc. C'est le salut, car à cet instant même, une grêle de balles, partis des rangs des chasseurs, s'abat sur les prussiens qui s'apprétaient à emmener M. de Monard prisonnier - La Garde Cpt Richard".

Il est de nouveau deux fois blessé durant le siège de Metz, notamment le 7/10/1870 et pour ses actions, il est successivement promu dans l'ordre de la Légion d'Honneur, d'abord chevalier (1870), puis officier (1871), ainsi qu'au grade de Capitaine le 11/10/1870, quelques jours avant la reddition de la Place.

Après la guerre, il passe au 30e bataillon de chasseurs, puis est nommé Chef de bataillon en 1877. Il fait une brillante carrière sous la Troisième République qui est détaillée dans la page spéciale qui lui est consacrée.

Photo Prevot (Paris)


Joseph Amédée Carmier

Né le 9/11/1828 à Douai, ce fils d'officier est élève de Saint Cyr de 1847 à 1849 (sorti 144e sur 272) et est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1849 au 13e régiment d'infanterie. Il participe au siège de Rome (novembre 1849 à fevrier 1850).

Promu Lieutenant le 29/12/1853 au 33e régiment d'infanterie, il part brièvement en Crimée du 2/11/1855 au 22/7/1856 et passe le rigoureux hiver au camp de Tratkir. Durant son séjour, il est nommé Capitaine le 17/3/1856, mais ne participe à aucune opération active. En mars 1857, il passe au 23e régiment d'infanterie et en est nommé adjudant major en mai 1859. Il y fait campagne en Algérie et en Italie.

Le 7/12/1859, il passe au 2e régiment de Grenadiers de la Garde et en devient adjudant major en aout 1861. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 30/12/1862.

Il quitte la Garde en juin 1864 pour retourner au 33e RI et le 3/8/1869, il est nommé Chef de Bataillon au 92e régiment d'infanterie qu'il rejoint en Algérie. Le régiment ne participe pas aux premières opérations de la guerre et ne retourne en France qu'en décembre 1870 pour rejoindre l'armée de l'Est. Il combat à Villersexel puis sur la Lisaine et sur la Cluse, avant de faire retraite en Suisse. Carmier y est interné du 2 février au 13 mars 1871. A son retour il est engagé dans les opérations de répression de la Commune de Lyon et Carmier conduit les troupes qui reprennent la mairie des mains des insurgés. Il est nommé officier de la Légion d'Honneur le 13/5/1871.

Lieutenant Colonel le 12/5/1875 au 71e RI, il est promu Colonel le 24/2/1880 et prend le commandement du 124e régiment. Il est nommé Général de brigade le 24/10/1885 et prend le commandement de la 22e brigade d'infanterie, puis de la 32e. Il est Commandeur de la Légion d'Honneur le 8/10/1889.


    

Louis Marie Gustave Arthur Barbeyrac de Saint Maurice

Saint Cyrien de la promotion du Prince Impérial, Louis Barbeyrac est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1857 au 8e bataillon de chasseurs avec lequel il fait la campagne d'Italie et se distingue à Magenta. Il rejoint ensuite le bataillon des chasseurs à pied de la Garde Impériale, dont il porte ici la tenue.

Promu Lieutenant le 12/8/1864, il passe au 16e bataillon de chasseurs. Lors de la guerre de 1870, il sert au 12e bataillon, lors de sa promotion comme Capitaine.

Le 16 aout à Gravelotte, le 12e bataillon est fortement engagé sur le front du 2e corps d'armée et notamment devant le village de Vionville dont il s'empare un instant , mais qu'il est forcé d'abandonner devant la supériorité de l'adversaire. "Le général Bataille, en voyant le 12e bataillon exécuter, de position en position, ses feux à volonté, ne peut s'empêcher d'applaudir. Cette lutte glorieuse coûta au bataillon 5 officiers tués, 6 blessés et 226 chasseurs tués, blessés ou disparus" (historique du bataillon). Barbeyrac de Saint Maurice figure parmis les tués.

Photo Prévot (Paris)


Marc Antoine Auguste Chapot

Né le 3/11/1822 à Grenoble, fils d'un professeur du college royal de la ville, il est élève de Saint Cyr en 1841 et promu Sous Lieutenant le 1/4/1843 au 21e régiment d'infanterie légère, puis Lieutenant le 9/6/1848.

Il est au corps d'occupation de Rome entre juillet 1851 et avril 1855, ayant été promu Capitaine le 30/12/1854. En janvier 1855, son régiment devient le 96e régiment de ligne et Chapot part en Orient et reste en Crimée d'avril à septembre 1855. C'est en Crimée qu'il rejoint la Garde Impériale et le 2e régiment des grenadiers (le 30/8/1855). Avec ce régiment, il fait l'assaut de Sébastopol, puis la campagne d'Italie. Il est promu chevalier de la Légion d'Honneur en 1858, puis nommé adjudant major du régiment le 13/7/1862. C'est dans cet uniforme, portant les épaulettes d'argent, qu'il est photographié vers 1864.

Le 12/3/1866, il est promu Chef de bataillon au 15e régiment d'infanterie et il fait la guerre de 1870, jusqu'à la capitulation de Metz. A Saint Privat, le régiment se déploie en début d'après midi entre Amanvilliers et la ferme de Montigny la Grange. Il a à souffrir du bombardement de 80 pièces d'artillerie qui lui blesse tous ses officiers supérieurs et lui coûte près de 550 hommes tués ou blessés. Chapot est blessé au cou et à l'épaule par un boulet et est nommé officier de la Légion d'Honneur.

Après la guerre, il passe au 12e régiment d'infanterie en octobre 1873.

Retraité en octobre 1875, il est mort le 17/8/1892.

Photo Prevot (Paris)


Les colonels des régiments d'infanterie de la Garde en 1863




Mosaïque des officiers du 2e régiment de Chasseurs


Capitaine Barbes Descroissettes, 2e régiment des Grenadiers de la Garde


 

Joseph-Emile Anatole Clément

Né le 6 avril 1821 à Paris. Il a fait Saint Cyr (promotion des cendres 1840-1842). Il est nommé Sous Lieutenant en 1842, puis Lieutenant en 1849 au 13e régiment de Chasseurs.


Le 31/10/1852, le 13e chasseurs est dissous pour former le régiment des Guides de la Garde Impériale. Clément fait partie des huit officiers transférés du régiment vers les Guides. C'est l'archétype de l'officier de la "petite Pologne", brocardé par de Comminges.

Il y est nommé Capitaine le 15 juillet 1853 et occupe le poste de capitaine adjudant-major jusqu'en 1859. Il participe à la campagne d'Italie et y est décoré de la Légion d'Honneur. Revenu en France, il se fait photographier par le célèbre Disdéri, à gauche en petite tenue avec sa pelisse, dans une pose crâne, bien dans la culture des Guides à l'apogée de l'Empire et à droite en grande tenue, dans une pose plus traditionnelle.


Il quitte la Garde en 1861 et est nommé au 4e régiment de cuirassiers ; il sera détaché au Service des Remontes (dépôt de Saint-Lô, 1ère Circonscription de Remonte) dès 1862 comme officier acheteur. En 1864 et 1865, il commande le dépôt de Saint-Lô et à partir de 1866, le dépôt de Caen (1ère Circonscription de Remonte).


Le 12 août 1866 il est nommé Chef d'escadrons, au 2e Spahis, mais placé "en activité hors-cadre", détaché au Service des Remontes, et toujours à la tête du dépôt de Caen. Il y sera encore en 1870, officier de la Légion d'Honneur depuis 1869.


Il passe Lieutenant Colonel le 14 octobre 1870 au 14e régiment de chasseurs à cheval. Il est mort le 12/1/1873.

 

Photo Disdéri (Paris)


 

 

Jean Périer

Jean Périer est né le 12/10/1814 à Aurillac. Fils de boulanger, il est engagé aux Spahis réguliers de Bône le 4/11/1838 et va servir 16 ans consecutifs en Algérie, participant aux heures héroïques de la conquête, aux côtés notamment du futur général du Barail qui le cite dans ces mémoires.
Nommé brigadier, puis sous officier en 1839, il s'illustre le 11/5/1842 à l'attaque contre les Ouled Dhan du cercle de Ghelma et il est blessé d'un coup de yatagan à la tête, d'un coup de crosse à l'épaule gauche et d'un coup de pierre à la poitrine (!) en défendant un officier qui est tué par l'ennemi ("Le 11, la colonne franchit le défilé de l'oued El Trab ; le sous Lieutenant Gay, placé à l'avant garde avec 60 cavaliers auxiliaires, débouche sur un plateau où l'ennemi a rassemblé toutes ses forces. N'écoutant que son courage, il commande la charge, mais il n'est suivi que par quelques cavaliers et ne tarde pas à tomber percé de coups. Le maréchal de logis Périer qui l'a suivi, parvient à défendre son cadavre contre les Kabyles qui veulent le mutiler. A ce moment, les spahis réguliers débouchent sur le plateau et charge : l'ennemi est mis en fuite et le maréchal des logis Périer est dégagé - historique du 3e spahis)". Il accède à l'épaulette de Sous Lieutenant le 13/11/1842 et est nommé officier français du corps de cavalerie indigène.

En aout 1845, il passe au 1er régiment de Spahis à sa formation. Le 23 décembre il participe au combat de Temda contre les troupes d'Abd el Kader et est cité par la Maréchal Bugeaud comme s'étant particulièrement distingué : il reçoit la croix de la Légion d'Honneur le 25/1/1846. En avril suivant, il a un petit engagement près du Djebel Amour contre les Ouled Nails et il est une nouvelle fois cité à l'ordre du jour pour avoir eu un cheval tué sous lui. Il y est promu Lieutenant (3/6/1847), puis Capitaine le 15/10/1849 et sert comme trésorier, puis adjudant major. Le 10/10/1853, il permute et rejoint le 1er régiment de chasseurs d'Afrique et part en Crimée le 21/8/1854. Il y sert jusqu'au 12/5/1856. Après son retour en Algérie, Périer sert lors de l'expédition de Kabylie. Le 28/9/1856 "un grand nombre de Kabyles de la tribu des Béni Boughdam, s'étaient embusqué sur un terrain rocailleux et dans un bois touffu que la colonne devait cotoyer par son flanc gauche. Les divers contingents de l'ennemi étaient loin de songer à rencontrer de la cavalerie et s'apprétaient à attaquer notre infanterie. Les circonstances nous servaient donc à souhait. Averti par ses eclaireurs, le colonel Salignac Fenelon établit ses 3e et 4e escadrons en réserve et chargea les Kabyles avec les 1e et 2e. Epouvantés par cette charge menée avec un irresistible entrain à travers les plus sérieux obstacles, l'ennemi dechargea ses armes et prit la fuite. Nos chasseurs sabrèrent les Kabyles, en tuèrent une cinquantaine et les poursuivirent jusque dans la montagne et dans leurs villages. Cette action vigoureuse fut tellement décisive que contrairement à son habitude l'ennemi nous laissa opérer notre retraite au pas, sans nous tirer aucun coup de fusil. MM les capitaines Périer et de Contenson furent félicités par le colonel pour la façon brillant dont ils avaient opéré et pour leur conduite. Cette charge nous coûta deux tués et quelques blessés (Historique du 1er régiment de chasseurs d'Afrique)"

Le 13/8/1857, il est promu Chef d'escadrons au 3e régiment de hussards et revient en France, mais dès 1864, il retourne en Algérie, cette fois comme Lieutenant Colonel du 4e régiment de chasseurs.

Le 18/12/1867, il est nommé Colonel du 7e régiment de Lancier, poste dans lequel il pose ici, avec sa croix d'officier de la Légion d'Honneur reçue le 24/12/1869 ("32 ans de services, 39 campagnes, 1 blessure"). Le visage est usé, témoignage de ses dures campagnes algériennes, mais la pose reste fière...
Périer fait la campagne de 1870 à la tête de son régiment et est fait prisonnier après Sedan. Revenu en France, il reprend le commandement de son régiment, devenu le 14e régiment de chasseur après la suppression de l'arme des lanciers. Nommé commandeur de la Légion d'Honneur le 9/6/1871, il est retraité 4 ans plus tard, sans accéder aux étoiles de général que sa belle carrière aurait pourtant mérité.

Il est mort le 12/4/1909.

Photo Ken (Paris)

 

 

 


 
 

Adrien Marie Ghislain, Comte de Wignacoourt

Né à Saint-Marceau (Ardennes) le 23/10/1845, il fait l'école de Saint Cyr et est nommé Sous Lieutenant au 3e régiment de hussards en octobre 1867. Il en porte la tenue à gauche (cliché Franck).

Sa carrière militaire est brève, car il épouse Melle de Beauvau, fille du prince Etienne de Beauvau, dont il obtient une dot extraordinaire. Sa fortune faite, il quitte l'armée peu avant la guerre de 1870.

Lors de la guerre de 1870, après les premiers désastres, il rentre avec son grade dans son ancien régiment, devenu le 6e régiment de cavalerie légère de marche. Il fait alors la campagne de l'armée de la Loire, prend part à la bataille de Patay et à tous les combats livrés entre Orléans et le Mans. Peu avant la fin de la guerre, il est photographié ici à droite par le photographe Marius à Laval. Il quitte le service actif après la Commune et passe dans les cadres de l'armée territoriale.

Il débute alors une vie publique comme conseiller général du canton de Flize (Ardennes) en 1880. S'étant présenté à la députation en 1889, il échoue une première fois, mais est finalement élu en 1893 dans les rangs républicains, comme député des Ardennes. Il participe à la législature 1893-1898, mais ne retrouve pas son siège après cette date.

Il est mort à Ixelles (Belgique) le 21/10/1915.

 

 


 

Jean Thibaudin,

Né le 13/11/1822 à Moulins (Nièvre).

Chef de bataillon du 5e bataillon de chasseurs (1865)

Se distingue en 1870 comme Lieutenant Colonel au 67 RI (batailles de Sarrebrück, de Forbach, de Rezonille, puis à l'armée de l'est.

Général de division en 1882, ministre de la guerre en 1883.

 

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