Les régiments d'infanterie (num 46 à 60) 

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 Historique sous le IInd Empire et la République

 

Le 46em régiment d'infanterie fait la guerre d'orient. Embarqué à l'été 1854, il perd 300 hommes lors de l'épidémie de choléra en Turquie. Débarqué en Crimée, il fait le siège de Sébastopol  et notamment en avril et mai 1855 il est engagé devant le cimetierre et le bastion central où il subit d'importantes pertes. Lors de la prise de Sébastopol le régiment échoue devant le bastion central et perd 25 officiers et 300 hommes de troupe. En 1859, le régiment participe à la campagne d'Italie, mais il n'est pas engagé sur les champs de bataille.
En 1870 le régiment est affecté au 5e corps d'armée. Après la campagne d'Alsace, il se rassemble au camp de Chalons et entame la marche vers Sedan et subit d'importantes pertes à la bataille de Beaumont. Le jour de la capitulation de Sedan, il ne lui reste plus que 735 hommes sous les armes.

   

Charles Joseph Durosoy.

Né à Belfort le 28/8/1829, c’est le fils d’un militaire à la retraite. Il s’engage en aout 1847 au 3e régiment d’infanterie, y est nommé sous officier en 1849, puis le 10/7/1854, il y est promu Sous Lieutenant, occupant durant trois ans les fonctions d’adjoint au trésorier. Nommé Lieutenant en mars 1858, il va servir 5 ans en Algérie (du 31/3/1859 au 13/4/1864) et y est promu Capitaine le 12/8/1861.

Revenu en France, il exerce les fonction de trésorier de son régiment, poste qu’il occupe au déclanchement de la guerre de 70. Resté au dépôt, il obtient une permutation avec un officier du 18e régiment de marche, mais il ne peut rejoindre en raison du blocus de Paris. Il est alors promu Chef de bataillon le 29/10/1870 au 46e régiment.

Lors de la campagne de la Loire, il est blessé par des eclats d’obus aux deux cuisses et au mollet gauche le 10/12/1870 lors de l’attaque du village de Villarceaux. Après sa blessure, il est fait prisonnier à l’ambulance d’Orléans le 11/12/1870, puis interné à Munich. Il ne revient en France qu’en mars 1871. Il est chevalier de la Légion d’Honneur le 9/1/1871. Il est alors nommé major du 46e RI. C'est dans cette fonction qu'il est ici pris en photo.

En septembre 1874, il passe dans le service du recrutement, du Jura, puis de Limoges. Il y est promu Lieutenant Colonel le 9/4/1881. Promu officier de la Légion d’honneur le 20/12/1886, alors qu’il commande le bureau de recrutement de Limoges

Il est mort le 23/4/1902.

Photo Ferrié (Rodez)


Le 47em régiment d'infanterie est en Algérie de 1835 à 1839 et se couvre de gloire lors de la prise de Constantine en 1837. En Crimée de 1855 à 1856, il participe au siège de Sebastoopol et à la bataille de Tratkir. En 1870, il combat à Froeschwiller, puis à Sedan.
Son 2e bataillon est envoyé en Tunisie en 1881.

Théodore Toullet

 

Né le 26/12/1806 à Milan.

Capitaine le 10/3/1844, il sert au 1er bataillon d'infanterie légère d'Afrique et y reçoit la croix de chevalier de la Légion d'Honneur vers 1850.

Chef de bataillon le 10/8/1854, il est nommé au 47e RI avec lequel il part en Crimée. Il y est nommé officier de la Légion d'Honneur.

Il sert dans ce poste jusqu'en 1862, date de sa retraite.

 

Photo Perin & Schahl (Nancy)

    


Le 48e régiment d'infanterie a participé à la prise d'Alger en 1830 et est en Algérie de 1837 à 1844. Il est aussi présent à la bataille d'Isly. En 1854, il est envoyé en Baltique et contribue à la prise de Bomarsund. De retour en Algérie de 1864 à 1868.
En 1870, il est engagé à Froeschwiller.
Sous le troisième république, il envoie un bataillon en Tunisie (1881-1884).

   

Louis Philippe Chiroussot

Il est né le 24/11/1830 à Valence (Drôme). Engagé au 48e régiment d'infanterie en aout 1848, il est nommé sergent major en 1851. Dans ce grade, il participe à la campagne de Baltique dont il reçoit la médaille commémorative, portée sur la photo ci contre.

Sous lieutenant le 17/2/1855, il est adjoint au trésorier. Promu lieutenant le 21/1/1863, il suit son régiment en Algérie et se fait photographier à Oran.

Promu capitaine le 26/12/1868, durant la guerre de 1870, il fait partie des rares officiers survivants de Froeschwiller, le régiment ayant perdu dans la journée 1200 hommes et 19 officiers, dont 11 tués.

Il est nommé chef de bataillon en décembre 1870 au 31e régiment de marche et reçoit la croix de la légion d'honneur le 9/1/1871. Il est cité à l'ordre de l'armée pour sa conduite lors du second siège de Paris et commande temporairement le régiment entre janvier et mars 1871.

A la fin de la guerre, il est nommé major au 135e, puis au 120e régiment d'infanterie, poste qu'il occupe encore en 1888, à la veille de sa retraite comme officier de la Légion d'Honneur (8/7/1881). Il est mort en janvier 1891.

Photo Klary (Oran)


Le 49e régiment d'infanterie est en Orient en 1855 et 1856 (assauts de Malakov les 18 juin et 8 septembre, bataille de Tratkir), puis en Italie où il combat à Solférino. En 1870, il est à l'armée de Chalons 5beaumont et Sedan), son drapeau étant confié au maire de Sedan pour ne pas tomber aux mains de l'ennemi.

Jean Philibert Prosper Bernard

 

Né le 27 janvier 1827 à Quincey (Côt d'Or), fils d'un instituteur, Jean Philibert s'engage comme simple soldat le 27/1/1845. Affecté au 10e régiment d'infanterie, il est nommé caporal, puis sergent le 12/10/1846.
Bon sous officier, il est nommé adjudant le 16/9/1850 et suit son régiment une année en Algérie entre mai 1852 et mai 1853.

C'est à son retour d'Algérie qu'il est promu officier, sous lieutenant le 22/12/1853 et près d'un an plus tard, il embarque avec son régiment pour la Crimée, où il va rester jusqu'en mai 1856. Durant la campagne, il est promu lieutenant le 9/6/1855. Il y reçoit la médaille britanique de Crimée.

Le 30/5/1860, il est nommé capitaine et c'est dans ce grade qu'il fait la guerre contre la Prusse dix ans plus tard. Il est alors chevalier de la Légion d'honneur (depuis le 14/8/1865). Il participe aux opérations autour de Metz et est blessé d'un coup de feu à l'épaule gauche lors de la bataille de Servigny, le 1/9/1870. Pour ce fait d'arme, il est promu officier de la Légion d'Honneur (le 19/10/1870, mais il est fait prisonnier de guerre à la capitulation de Metz le 29/10/1870.

En récompense d'une belle carrière, il est promu major le 17/9/1873 et nommé au 49e régiment d'infanterie. Il est alors pris en photo peu avant sa retraite, en aout 1873.

Il est mort en 1895.

Photo Lombard (Bayonne)

 

    


Le 50e régiment d'infanterie est à Rome en 1849, puis en Algérie en 1852 et participe à la prise de Laghouat. Envoyé en Crimée, il est aux batailles de l'Alma, d'Inkermann, de Tratkir et de la prise de Malakoff. Il y perd son colonel de Brancion le 7/6/1855. A l'armée du Rhin en 1870 il combat à Wissembourg, puis à Froeschwiller, avant de capituler à Sedan.
Entre 1871 et 1874, il est en Algérie et lutte contre l'insurrection des beni Ménasser. Il y retrourne entre 1880 et 1886, son 3e bataillon faisant partie d'une colonne mobile dans le sud algérien.

Alexandre Gustave Janinet

 

Né le 21/11/1827 à Lyon. Engagé au 8e régiment d'infanterie légère en décembre 1845, il y est promu Sous officier le 8/9/1847, date de son départe en Algérie. Son temps érant terminé, il se réengage le 12/3/1853 au 50e RI dont il devient sergent major  en mars 1855, alors qu'il sert en Crimée. Il est nommé sous lieutenant le 29/6/1855.

Lieutenant le 8/11/1857, il reçoit la croix de la légion d'honneur en 1863, après la campagne d'Italie auquelle il a participé.

Capitaine le 12/8/1866, il est blessé à Wissembourg le 4/8/1870, d'une balle à l'épaule gauche, sortie près de l'épine dorsale. Il est fait prisonnier à Ingolstadt.

Après la guerre, il est promu officier de la Légion d'Honneur (8/8/1871). Affecté au 118e régiment d'infanterie en mai 1872, il ne figure plus dans l'annuaire de 1874, ayant pris sa retraite à cette date. Il meurt en mai 1882

 

Photo Victoire (Lyon)

    


Le 51e régiment d'infanterie est en Algérie entre 1845 à 1850 et participe à la prise de Zaatcha et à l'expédition de Kabylie. En 1854 il est envoyé en Baltique et contribue à la prise de Bomarsund. Envoyé au corps d'occupation de Rome entre 1860 et 1862, il part ensuite au Mexique entre 1862 et 1867 et participe à l'ensemble de la campagne. Son drapeau est décoré de la légion d'honneur.
En 1870, il sert au 3e Corps et se bat à Borny, Rezonville, Saint Privat et Noisseville.

  

Antoine Blanchard

Né en 1791 à Marseille, fils de négociant, Antoine Blanchard sert brièvement dans la marine avant de rejoindre l'infanterie en 1807. Il fait la campagne d'Espagne comme soldat puis sous officier au 37e RI (1807-1810).

Nommé Sous Lieutenant, le 18/6/1813, durant les 100 jours, il reste fidèle au Roi et après Waterloo, il est nommé Capitaine à la légion des volontaires royaux des Bouches du Rhone (futur 6e RI). Avec son régiment, il participe à la campagne d'Espagne entre 1823 et 1828 (prise de Pampelune et corps d'occupation) et il y reçoit la croix de Saint Ferdinand. Il participe ensuite à la campagne d'Alger de 1830 (débarquement de Sidi ferruch, affaire de Staouéli où il distingue, prise d'Alger, campagnes de Blidah, Bone et Medeah). Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur en décembre 1830.

Promu Chef de bataillon en 1836 (au 6e RI), il est ensuite nommé Lieutenant Colonel du 51e RI (ici sur la photo) où il sert entre 1841 et 1849. Il est promu officier de la Légion d'Honneur en janvier 1848 et se fait tirer le portrait sur ce beau daguerréotype.

Finit sa carrière comme Colonel du 36e RI (1849-1851), commandeur de la Légion d'Honneur.

  

Alfred Ernest Cirou

Né le 22/11/1838 à Valognes, c'est un ancien élève de Saint Cyr (promotion de l'Indoustant 1857-1859).

Nommé sous lieutenant le 1/10/1859 au 51e régiment d'infanterie. Il sert en Italie du 4/10/1860 au 4/7/1862. En 1862, il est au dépôt du régiment et ne part donc pas au Mexique avec les deux premiers bataillons qui y sont envoyés. Il le rejoint cependant avec des renforts en septembre 1864.

Promu lieutenant le 12/3/1866 alors qu'il est au Mexique, il est ensuite nommé capitaine le 7/8/1869.
En 1870, il commande la 4e compagnie du 3e bataillon et à Rezonville il est engagé dans la charge qui permet de sauver le drapeau du 3e régiment des grenadiers de la garde.

Après la guerre, il est nommé capitaine adjudant major du régiment. Il exerce ensuite les fonctions de capitaine instructeur d'infanterie à l'école de Saint Cyr et est nommé chevalier de la légion d'honneur (22/5/1873).

Promu chef de bataillon le 28/7/1876, il occupe le poste de major du régiment. C'est dans ce grade qu'il est photographié à Amiens.

Il prend le commandement du 8e bataillon de chasseurs et occupe ce poste de mars 1882 au 18 mars 1887, date de sa mort.

Photo Herbert (Beauvais)


Le 52e régiment d'infanterie est mis sur pied en


Le 53e régiment d'infanterie est mis sur pied en


Le 54e régiment d'infanterie est mis sur pied en


Le 55e régiment d'infanterie est en Algérie entre 1832 et 1834, puis entre 1863 et 1866. Il participe à la campagne d'Italie et perd son colonel lors de la bataille de Solférino. En 1870, il combat à l'armée du Rhin, à Spicheren, Rezonville et Saint Privat.
Entre 1881 et 1883, il envoie un bataillon en Tunisie.

Jacques Antoine Emile Grimal

Né le 6/9/1828 à Carcassonne, il est engagé volontaire au 19e régiment d'infanterie.

Sous lieutenant le 9/4/1855, il est nommé porte drapeau du régiment. Il participe à la campagne de Crimée et il est blessé lors de l'assaut manqué sur Sébastopol le 18/6/1855. Pour sa bravoure, il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur et lieutenant le 29/6/1855.

Il participe ensuite à la campagne d'Italie.
Capitaine le 28/3/1860. Entre 1860 à 1865, il sert dans les Etats pontificaux. Il y retourne entre 1867 et 1868. Durant ses présences en Italie, il est décoré de l'ordre papal de Pie et reçoit la médaille de Mentana.
Durant la guerre de 1870, il est une nouvelle fois blessé au feu le 14/8/1870 dans la défense de la grande ferme de Borny. Son courage lui vaut d'être promu officier de la Légion d'Honneur.

En 1874, il est au 42e régiment d'infanterie.
Chef de bataillon le 25/3/1875, il passe au 55e régiment d'infanterie, il y reste jusqu'en 1878, date de son passage au cadre de réserve. Il se fait auparavant photographier à Marseille, arborant une impressionnante collection de médailles, témoignage d'une carrière héroïque.

Photo Brion (Marseille)

   


 Le 56e régiment d'infanterie est mis sur pied en

   

Henry Berlion Gabriel de la Tour du Pin Chambly

Fils ainé de Louis Berlion Joseph de la Tour du Pin Chambly, comte de la Charce et de Cécile-Charlotte-Aglaé-Gabrielle du Bosc de Radepont ; il est né à Paris le 11 février 1834.

Admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1852, il est nommé Sous-lieutenant au 13e de ligne en 1854, et Lieutenant au même régiment en 1857.

Officier d'ordonnance du général de Ladmirault en 1859, il fait sous ses ordres la campagne d'Italie; au combat de Melegnano où il a un cheval blessé et un autre tué sous lui et est gravement blessé lui-même d'un coup de feu à la jambe gauche. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur quelques jours après.

Passé ensuite au 56e de ligne, il participe à l'expédition du Mexique comme officier d'ordonnance du général comte de Lorencez, puis du général Félix Douay. Il est promu Capitaine au 56e de ligne le 21 janvier 1863. Il est d'abord blessé au combat de Cholula sous le général de Mirandol, puis au combat de Santa Inez, à Puebla, sous le général Douay. Lors de cette bataille, le 25/4/1863, il est blessé d'un coup de feu qui lui traverse la cuisse.
Il devient ensuite officier d'ordonnance du maréchal Forey à Mexico et revient ensuite en France avec lui.

En 1870, il part avec son régiment pour la frontière de l'Est, et il reçoit à la bataille de Wœrth deux blessures graves (Coup de feu à la partie antérieure et supérieure de la jambe gauche, avec fracture incomplète du tibia ; et coup de feu à la partie supérieure et antérieure de la cuisse droite); transporté dans une ambulance à Walbourg, il est envoyé ensuite comme prisonnier à Dusseldorf où il reste jusqu'au mois de mars 1871. Le 8 août 1871, il est nommé Officier de la Légion d'honneur, et en 1873 il fut proposé à l'inspection générale et au classement, pour le grade de chef de bataillon et de major.

Démissionnaire en 1874, il comptait alors vingt-deux ans de services, huit campagnes et cinq blessures, dont une par une balle qui n'avait jamais pu être extraite et qui ne lui permettait pas de monter à cheval et lui rendait même souvent la marche difficile.

Il est mort le 4 juillet 1885 au château de Bezonville.

Photo Beckers (Besançon)


Le 57e régiment d'infanterie est en Crimée de 1854 à 1856. Il perd son colonel lors de l'assaut du 8/9/1855. En 1870, il est engagé à Borny, Rezonville et Saint Privat, son bataillon de dépôt contribuant à la défense de Strasbourg.
Sous la troisième République, il participe à l'expédition de Tunisie.

  

Jean Joseph Montagné

Né le 25/8/1820 à Clermont l'Hérault,

Lieuteant le 10/7/1854, il fait la campagne de Crimée, puis la campagne d'Italie.

Capitaine le 12/3/1862, il est capitaine d'habillement au 47e RI et il reçoit la croix de la légion d'honneur vers 1865. Il est encore dans ces fonctions en 1874.

Il est promu Lieutenant colonel du 57e régiment d'infanterie le 3/6/1874

Photo Coulembier (Bordeaux)


Le 58e régiment d'infanterie est mis sur pied en


Le 59e régiment d'infanterie est mis sur pied en


Le 60e régiment d'infanterie est mis sur pied en



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