Les troupes coloniales de la République (1)

 

De 1871 à 1914, les troupes de marine connaissent un accroissement significatif en raison de leur emploi très régulier sur les théatres d'opération exterieurs de l'expansion coloniale : Tonkin, Afrique noire, Madagascar...

De 1872 à 1888, les quatre régiments de l'ancienne organisation impériale sont maintenus, mais le nombre de compagnies s'accroît jusqu'à atteindre 45 par régiment. En 1889 il est décidé de constituer 8 régiments (du 1 à 8) stationnés en France, 3 régiments au Tonkin (9 à 11) et un en nouvelle calédonie (12e). Quatre nouveaux régiments seront successivement crés pour l'expédition de Madagascar (13e) et celle de Chine (16 à 18)

Rattachées administrativement à la Marine, le suivi de ces troupes (recrutement et avancement) était insuffisant en raison de l'intervention des deux autres ministères, celui de la guerre et celui des colonies. Pour pallier ces insufisances, la loi de juillet 1900 rattacha les marsouins au ministère de la guerre et les renomma troupes coloniales. Desormais, elles forment une arme autonome (restant sous le commandement des officiers de l'arme), sous l'autorité du ministre de la guerre. En 1900, les troupes de marine sont composées de douze régiments d'infanterie stationnés en métropole (numéros 1 à 8 et 21 à 24) et 6 régiments stationnés aux colonies (9, 10, 11, 13, 14 et15e). L'artillerie de marine est composée de trois régiments.

En 1903, un décret règle la composition du Corps d'Armée Colonial, formé en métropole et dont l'emploi est préu dans le cadre d'une guerre en Europe. Il se compose de trois divisions de deux brigades chacune (soit un total de 12 régiments), ainsi que de la brigade d'artillerie.

Dans le même temps, des troupes indigènes sont levées dans les différentes colonies contrôllées par la Frances : bataillons de tirailleurs sénégalais, tirailleurs tonkinois, tirailleurs malgaches... A la mobilisation en 1914 ces troupes indigènes sont composées de 35 bataillons sénégalais, 16 indochinois et 9 malgaches.

 

UNIFORMES

Règlement de 1873

Troupe : La tunique est d'un modèle similaire de celui de l'infanterie, en drap bleu foncé à deux rangées de 7 boutons, passepoils écarlate bordant la jupe, le collet et les parements (droits depuis 1873). Ancre écarlate au collet (jusqu'en 1890 et après 1904) ou numéro du corps (entre 1890 et 1904). Cette tunique pouvait se rabattre sur les devants jusqu'au 3e bouton. Le pantalon est en drap gris bleuté à passeppoils écarlates. Les hommes portent le schako, le casque colonial étant mis en service à compter de 1878.

Photo Cousin (Rochefort)

Photo Sébire (Lorient)

 

La troupe peut aussi porter un paletot bleu foncé fermé par deux rangées de 5 boutons.

 Sergent major
Photo Lanfrin Robault (Paris)

Officiers : Tunique identique à la troupe, mais en drap fin noir, les grade étant marqués horizontalement au dessus du parement. Schako orné d'un pompon ou d'un plumet tricolore pour les officiers supérieurs. 

Photo Lumière (Lyon)

Photo Pellissier (Toulon)

Photo Blanc (Paris)

 

Règlement de 1883

La tunique des officiers est remplacée par le dolman du modèle général des troupes à pied. A la même date le képi remplace le schako, il est orné de l'ancre jusqu'en 1890, puis est remplacé par le numéro du régiment.

Photo Varlet (Charbourg)

 

 

Photo Vignaire (Paris)

 

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