Le 1er Régiment de Hussards

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Historique sous le IInd Empire et le début de la 3e république

 

Le 1er régiment Hussard (Bercheny) en engagé en Crimée et se distingue à la bataille de Tratkir. Il part en Algérie en 1859. En 1860, il participe à l'expédition de Syrie, puis retourne en Algérie de 1864 et 1865.

Durant la Guerre de 1870, il est à l'armée de Chalons et se distingue lors des charges de Sedan où il perd près de 50 % de son effectif à Floing, dont son lieutenant colonel.

Sous la 3e République, il est envoyé en Tunisie lors de l'expédition de 1881.

   

Eugène Nicolas Clément d'Astanières

Né le 2/3/1843 à Paris, il s'engage comme simple cavalier au 1er régiment de Hussards le 16/5/1860 dont il porte ici l'uniforme.

Il rejoint l'école de Saint Cyr comme élève en novembre 1861 et est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1864, au 2e régiment de Hussards.

A Gravelotte, le 16/8/1870, le régiment est engagé dans la charge de Ville sur Yron. Dans la mélée, d'Astanières est blessé d'un coup de pointe au bras gauche, d'un coup de sabre à la région frontale et d'un fort coup de sabre à la région pariétale gauche "ayant necessité le 20/10/1870 l'extraction d'un fragment d'os" (états de service du Lieutenant d'Astanières). Par la suite, cet original conservera cette esquille d'os dans un petit coffret qu'il montrera comme une curiosité. Fait prisonnier à demi mort l'issue de la journée, la tradition familiale expliquera le comportement excentrique de l'officier par sa grave blessure.

Il est promu Lieutenant en date du 24/8/1870, mais ne reçevra ce grade qu'à son retrour de captivité. Après la guerre, il fait campagne contre la Commune, reçoit la croix de la Légion d'Honneur en juin 1871, puis est promu Capitaine en 1873. Les notes de ses supérieurs mettent aussi en avant la caractère particulier de l'officier que l'on devine en dépit du caractère convenu des textes officiels : "Un caractère parfois difficile qui a besoin d'être commandé avec tact et ménagement, un officier qui sort de la foule et mérite d'être étudié". 

D'astanières quitte l'armée 2 ans plus tard, handicappé par sa blessure, mais aussi pour se consacrer à sa passion artistique. Il devient en effet un sulpteur renommé dont la trace de l'oeuvre sera aisément retrouvé sur internet par les visiteurs de ce site.

Resté néanmoins officier de la cavalerie territoriale, il est nommé Chef d'escadrons le 28/10/1875 et officier de la Légion d'Honneur en 1895. 

Retiré à Capbreton, dont il devient une figure locale, réputé pour son originalité, il y meurt en 1918. 

Photo Disdéri (Paris)


 

François Charles Guillaume Marie Louis de Mullenheim.

Issu d'une famille de la noblesse alsacienne, il est né le 7/4/1835 à Schlestadt. Il fait l'école de Saint Cyr (promotion de Crimée-Sébastopol 1854-1856) et à sa sortie, il rejoint le 10e régiment de dragons.

Nommé Lieutenant le 6/1/1865, il rejoint le 1er régiment de Hussards un an plus tard et sert durant une année en Algérie. En juin 1867, il est détaché comme officier d'ordonnance du général de Champéron.

Il est promu Capitaine le 28/5/1870 et, au déclanchement de la guerre de 1870, il est détaché comme officier d'ordonnance du général Tilliard.
Lors des charges de Sedan le 1/9/1870, il accompagne son général qui est tué par un éclat d'obus. Il sera lui même blessé au talon droit peu de temps après. Il réussit à échapper à la capitulation de Sedan et en janvier 1871, il est affecté au 2e hussards avec lequel il fait le siège du Paris communard dans le corps du général de Cissey. Il est décoré de la Légion d'Honneur en septembre 1871.

Il quitte l'armée peu après la guerre, le 11/6/1872, ayant choisi de rester en Alsace et donc de devenir allemand. Sur cette photo prise à Strasbourg, probablement à son retour au pays, il porte le dolman bleu ciel avec les tresses blanches et le pantalon garance caractéristiques du 1er régiment de hussards.

Il est mort le 24/4/1881.

Photo Beaudelaire (Strasbourg)

   

Les colonels du 1e régiment de Hussards

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