Le 3e régiment de Lanciers

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 Historique sous le IInd Empire

 

Le 3e Lanciers est créé en 1831. Sous l'Empire, il reçoit ses aigles le 10/5/1852. Durant cette période, il ne quitte pas les garnisons de province et ne participe à aucune campagne active.

La guerre de 1870 surprend le régiment en garnison à Luneville et il a trois heures pour se préparer au départ et rejoint Sarreguemine sans voitures, sans forges de campagne, sans cantines à vivre, ni tentes pour les officiers. Attaché d'abord au 5e corps d'armée du général de Failly, il est, début aout,  attaché à la brigade mixte du général Lapasset et rejoint le 2e corps d'armée à Metz.

Le 16 aout il est engagé à Rezonville. Lors de la retraite du 2e CA pressé par les prussiens devant le village de Vionville, le régiment reçoit l'ordre de charger avec les cuirassiers de la Garde pour soulager l'armée. "Le capitaine d'état major de la Pommeraye apporte au colonel Torel l'ordre du maréchal. Immédiatement le régiment monte à cheval et le colonel commande : "Par demi régiment, changement de front sur l'aile droite, au galop, marche !" Par suite de ce mouvement, les 3e et 5e escadrons se trouvent à la droite et les 1er et 2nd à gauche. De nombreux accidents de terrain jettent quelques désordres dans le rang pendant la marche au galop. Cependant le régiment arrive sur la crête et aperçoit enfin l'ennemi avec lequel il va se mesurer, lorsqu'un officier d'état major vient arréter le mouvement. Les lanciers font un demi tour; se reforment et, sur un nouvel ordre, s'élancent de nouveau. Le 1er escadron (capitaine Hydien) et le 2e (capitaine de Rasac), guidés par le Lieutenant Colonel Wolbert, suivent le colonel qui se dirige droit sur l'infanterie ennemie formée en carré. La charge est bien menée, les deux escadrons conservent une grande cohésion, les lances baissées présentent un alignement magnifique : tout fait prévoir que rien ne cédera à cet ouragan discipliné. A 60 metres les Prussiens font feu, mais la plupart des projectiles vont frapper les cuirassiers de la Garde. En revanche l'artillerie nous cause plus de dommages. Un obus eclate entre le colonel et le front du 1er escadron : le capitaine adjudant major Chelin est atteint à la tête, le capitaine Hydien en pleine poitrine. Nos lanciers avancent toujours, malheureusement la direction change peu à peu ; on se jette à droite, une partie du 2e escadron vient seule donner sur le coin du carré, et quelques lanciers exécutent avec succès le coup de lance à terre sur un groupe de fantassins qui s'est jeté à plat ventre pour éviter le choc. Entrainés à toute vitesse, les deux escadrons dépassent le carré et sont pris de flanc par une fusillade meurtrière qui les force à la retraite. En les ralliant, le colonel Torel a son cheval tué sous lui. Aussitôt le marechal des logis Bouvier saute à terre et lui donne le sien. Le sacrifice héroïque des deux régiments suspend un instant la marche des Allemands, et les voltigeurs de la Garde, profitant de ce mouvement de répit, accourrent et bouchent la trouée qui s'était produite à droite du 2e CA. Pendant ce temps, les 3e et 5e escadrons du 3e lanciers, entraînés d'abord par le chef d'escadrons Doridant, se trouvent bientôt sans guide et chargent dans le vide. Avec un rare sang froid, le capitaine Brulin parvient à se faire entendre de ces escadrons égarés ; il les arrète, leur fait exécuter un demi tour par pelotons et les ramène au pas dans le plus grand ordre. Grâce à l'initiative, à la fermeté et à la présence d'esprit de cet homme de coeur, la moitié du régiment venait peut être d'echapper à un désastre. Ces escadrons longaient la route de Vionville à Rezonville, lorsqu'un officier supérieur de l'état major du maréchal Bazaine, nu-tête, couvert de sang, l'epée à la main, arrive au galop et crie "Au secours les lanciers, le maréchal est enlevé !" Emmenés par leurs officiers, les lanciers partent au train de charge et rencontrent l'escadron d'escorte du 5e hussards qui venait de faire payer chèrement aux hussards rouges leur tentative audacieuse. Le 3e lanciers avait eu 3 officiers blessés, 18 hommes tués, 16 blessés et 46 chevaux tués ou blessés."

Le régiment n'est pas engagé à Saint Privat, ni lors du siège de Metz. Il capitule avec la place le 28 octobre.

En 1871 il est dissous et ses cadres servent à créer le 15e régiment de dragons.

Charles Louis Auguste Martin

Ancien élève de Saint Cyr (promotion de Constantine 1937-1839) et de l'école d'état major, il est promu Capitaine le 8/11/1845 et a servi en Afrique à l'état major et aux bureaux arabes de Constantine.

Chef d'escadrons le 30/4/1853 au 10e régiment de cuirassiers, il passe aux régiment des Dragons de l'Impératrice et y fait la campagne d'Italie.

Promu Lieutenant colonel le 14/8/1860 au 3e régiment de lanciers, il est photographié ici en garnison à Lyon, peu avant sa mutation au 1e régiment de Chasseurs suite à des dissentions avec le colonel de Fretay (cf infra).

Le 21/12/1866 il est nommé Colonel du 6e cuirassiers et fait la guerre de 70 au 12e corps. Le régiment est engagé le 30 aout à Beaumont en protegeant la retraite de l'armée française en en recueillent les éléments du 5e cuirassiers reposés de leur charge sur les prussiens. Le régiment capitule ensuite à Sedan.

Charles Martin eut une fin de carrière difficile, comme le raconte le général du Barail dans ses Souvenirs : "Martin était ce que nous appelons en style militaire, un mauvais coucheur. A Oran, sous officier aux spahis, chargé de la remonte, je l'ai vu arrivé lieutenant d'état major, tout frais émoulu de l'école pour choisir un cheval. Il nous a fait tous tourner en bourrique, jusque y compris le colonel Yusuf qui a fini par lui administrer 15 jours d'arrêts. [...]. A la suite de permutations qui ont nui à son avancement nous nous sommes revus longtemps après dans la Garde, mais cette fois comme il était vexé que j'eusse pasé devant lui, il s'est montré maussade et hostile. [...]. Je le revis en 1865. Il avait été forcé de quitter le 3e de lanciers parcequ'il n'avait pas pu s'entendre avec le colonel de Fretay. C'était un homme intelligent, laborieux, un des premiers officiers français qui se soit avisé d'étudier les armées étrangères. Il avait publié un travail très complet sur l'armée anglaise, mais ses démêlées avec le colonel du Fretay et les notes qui en étaient résultées l'avaient fait rayer du tableau d'avancement. Il comptait sur moi pour l'y faire incrire. Quoique très opposé à ce genre de démarches, dont je ne me suis jamais servi pour moi même, je le présentai au Maréchal Canrobert, et le bon Maréchal qui le prit pour une victime expiatoire, s'interessa à lui et obtint sa réintegration sur le bienheureux tableau. [...]. Après la capitulation de Metz, prisonnier de guerre interné à Bonn, je rencontrai le colonel Martin, qui ne put pas ne pas me reconnaître, puisque j'étais encore en uniforme. Il affecta de ne pas me saluer. C'était une attitude qu'il avait adoptée vis à vis de tous les chefs de l'armée française. Il posait en patriote ulcéré qui ne pardonne pas aux généraux les malheurs de la patrie. Il s'en prenait surtout au maréchal Leboeuf et cherchait à exciter contre lui l'animadversion des autres officiers prisonniers. A peine tolérable chez un héros, cette attitude était tout à fait scandaleuse  de la part d'un homme qui n'avait pas fait mieux que les autres. Les choses allèrent si loin que le commandant prussien de la place, un jeune lieutenant de hussards, à l'appel général auquel tous les officiers à partir du grade de colonel étaient tenus de se rendre trois fois par semaine, lui signifia que s'il ne changeait pas de conduite, il le ferait mettre en prison et le colonel, si hautain envers ses chefs, dut s'incliner devant la moustache naissante du lieutenant vainqueur. A la paix, il revint à Rambouillet, pour réorganiser son régiment et ne prit aucune part aux opérations contre la Commune. Mais après la défaite de l'insurection, le 6e de cuirassiers fut versé à Paris dans la division du général du Fretay, faisant partie du corps d'armée que je commandais. Le colonel Martin jouait de malheur : le général du Fretay avait conservé de lui un souvenir amer, et le colonel, s'il avait droit à ma justice, ne pouvait decemment compter sur ma bienveillance qu'il avait si mal récompensée. Il se fit porter malade. L'affaire ne traina pas : je le soumis à l'examen d'une commission médicale, qui le déclara en parfaite santé et je lui infligeai une puntion sévère que les circonstances rendaient tout à fait nécessaire. Il demanda sa retraite et se lança dans la politique avancée. Il était mûr pour le conseil municipal. Les électeur parisiens l'y envoyèrent ; il y joua un rôle effacé et ne fut pas réélu. Alors il se fit journaliste et il est mort il y a quelques années, administrateur du "Siècle". Avec un peu plus de jugement et un meilleur esprit militaire, il eût pu, grace à son intelligence, se faire une place plus brillante dans une carrière où son passage n'a laissé que de facheux souvenirs."

Photo Durand (Lyon)

   


  

Louis Charles Marie Franchet d'Esperey

Né le 14/1/1824 à Paris, il est issu d'un important famille légitimiste. Il est filleul du roi Louis XVIII et c'est le fils d'un ministre de la Police de Charles X, exilé à la révolution de 1830.

A 18 ans, il s'engage aux chasseurs d'Afrique comme simple cavalier, mais ses appuis le font rapidement nommer Sous Lieutenant le 27/4/1846, au 4e régiment de Chasseurs d'Afrique. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur alors qu'il est Lieutenant.

Promu Capitaine le 1/10/1853, il est instructeur de son régiment et reste en Algérie durant la guerre de Crimée. A la dissolution du régiment, en 1856, Franchet d'Esperey passe au 5e régiment de chasseurs et revient en France.

Chef d'escadrons le 31/1/1863, il est nommé au 3e régiment de lanciers. Il est ici photographié en 1865, à Beauvais, dans une pose décontractée, assez peu courante pour l'époque. Il est nommé Officier de la Légion d'Honneur en 1868.

Lieutenant Colonel le 10/8/1868, il est brièvement nommé au 8e régiment de Hussards, avant d'obtenir, en 1869, une position dans la Garde Impériale aux Dragons de l'Impératrice. A la veille de la guerre, le 1/7/1870 il est victime d'un insolation qui l'oblige à demander sa mise en non activité pour infirmités temporaires. Il ne participe donc pas à la guerre de 70 et il reprend du service en juin 1872, comme lieutenant colonel du 5e régiment de dragons. Mais insuffisamment rétabli, il est retraité en avril 1875.

Il est mort le 22/8/1890. C'est le père de Louis Felix François, futur maréchal de France, né à Mostaganem en 1856.

Photo Herbert (Beauvais)


Henri Vaast Le Sergeant d'Hendecourt

Né le 15/12/1839 à Paris, il est élève à Saint Cyr entre 1858 et 1860. Nommé Sous Lieutenant le 1/10/1860 au 3e régiment de Lanciers, il va poursuivre son instruction à l'école de Saumur en 1862.

C'est là qu'il est photographié, portant sur le torse l'étui porte giberne en maroquin rouge, qui ferme au moyen de boutons d'uniformes espacés tous les 60mm.
Cette photo nous permet de nous rendre compte de sa mutilation : il est manchot de la main droite ! Cette caractéristique ne transparait pas dans ses états de service. Henri Vaast n'ayant pas à l'époque effectué de service de guerre, la cause de cet accident ne nous est pas connue. Peut être est-ce la conséquence d'un duel intervenu à l'école de Saint Cyr ? Quoi qu'il en soit, être manchot ne favorise pas une carrière militaire. C'est peut être pour cette raison qu'il démissionne le 18/3/1868.

Il reprend néanmoins du service le 26/10/1870 comme Sous Lieutenant auxiliaire, officier d'ordonnance du général Trochu, Gouverneur militaire de Paris. Un mois plus tard, il est nommé titulaire de son grade et rejoint le 2e régiment de marche des dragons, tout en restant en fonction auprès du général Trochu, qu'il va suivre jusqu'aux derniers jours du siège de Paris.

Lieutenant le 15/11/1870 et affecté administrativement au 14e régiment de Dragons, il reçoit la croix de la Légion d'Honneur  le 8/12/1870. Après la guerre, la commission de révision des grades le rend à la vie civile, le 31/12/1871.

Il est mort le 14/1/1918.

    


       

Eugène Charles Robert de Rougé

Saint Cyrien de la promotion du Sultan, Eugène de Rougé est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1868 au 3e régiment de lanciers. Fraichement émoulu de l'école, il porte sur ce cliché la nouvelle tenue donnée en 1868 à l'arme (tunique bleu foncé à une rangée de boutons, pantalon garance à passepoils bleu, collet jonquille), ainsi que la czapska inclinée sur l'oeil, donnant un air crâne à cet officier qui n'a pourtant jamais connu le feu...

Cette inexpérience ne va pas durer. En 1870, le régiment est engagé lors des combats sous Metz. De Rougé raconte lui même sa journée du 16 aout à Rezonville : "On fit porter la lance et mettre le sabre à la main ; on partit au galop, sautant par-dessus des marmites, des bidons et toutes sortes d'ustensiles qui jonchaient le terrain. En passant, nous entendîmes des fantassins crier « Vive les lanciers! ». Au bout de quelques instants, nous fûmes sous une pluie de balles. Je n'ai pas baissé la tête je n'en ai pas ressenti l'envie, car ça sifflait autant à droite qu'à gauche, en haut qu'en bas. Nous étions partis en ligne, le colonel Torel en tête, à douze pas devant. On voulait que nous fussions en échelons, on nous fit exécuter sous ce feu des mouvements comme à la manœuvre. Nous devions charger contre l'artillerie, mais avant d'arriver dessus, nous fûmes reçus par de l'infanterie qui tira sur nous à bout portant. Heureusement que nous atteignions un léger pli de terrain dans lequel nous descendîmes au moment même de la décharge et tout passa au-dessus de nos têtes. Nous avons donné quelques coups de sabre dans le carré et quelques Prussiens ont même levé la crosse en l'air. Malheureusement, nous n'avons touché que le coin du carré parce que nous nous étions jetés trop à droite. Et, deux escadrons, au moins, étant venus butter contre le talus de la route, qui était assez élevé, durent s'arrêter. On avait l'intention de nous faire recharger, mais nous eussions masqué notre artillerie. Alors, nous avons battu en retraite sur la route, où l'on nous tira dessus de flanc et de derrière. Des nôtres, nous prenant pour des uhlans, ont aussi tiré sur nous. A ce moment, il y avait des chevaux sans cavaliers, des cavaliers blessés sans chevaux, et des fantassins au milieu et devant nous; nous dûmes, en conséquence, faire notre retraite au pas, et même très lentement, tant la route était embarrassée. A côté de moi était, sur son cheval, un lancier déjà mort qui avait reçu un éclat d'obus dans la tête. A peine fut-il sur le sol de la chaussée qu'il roula à terre. Un cheval prussien, couvert de sang, ne voulait pas me quitter. Je fus obligé de le piquer avec mon sabre pour le faire partir. Un capitaine prussien, soit qu'il nous prît pour des uhlans, soit qu'il eût perdu la tète, revenait avec nous. Son voisin le remarqua tout à coup et voulut le faire prisonnier, mais l'Allemand, en tirant un coup de son revolver, sauta subitement le fossé, partit à fond de train et passa dans une zone de feux telle qu'il dut y rester. Voilà ce que ceux du 1er escadron ont vu."

Quelques instants plus tard, lors de l'épisode de la charge de la brigade prussienne du général Redern, Bazaine, commandant en chef de l'armée, se trouve subitement entouré d'ennemis. Germain Bapst raconte : " Dans la fumée et la poussière, au milieu des coups de revolver qui s'échangeaient en pleine figure, le maréchal Bazaine était demeuré flegmatique et insouciant, sans chercher à échapper au flot des Allemands qui pouvaient le tuer sans savoir qui il était, ou bien le faire prisonnier. A un moment, il se trouva heurté par un jeune sous-lieutenant du 3° lanciers, M. Robert de Rougé, qui demeura collé botte à botte avec lui. Le voyant fort ému « Allons, jeune homme, lui dit-il, sur le ton d'un père de famille, s'adressant au coin de son feu à son fils, du calme. Voyons, vous n'êtes plus un enfant. Ce n'est rien. » Et il allait au pas dans la bourrasque, presque souriant. Les Allemands disparus, il se trouva séparé de tous les siens."

De Rougé capitule avec son régiment à Metz. Après la guerre, il rejoint le 15e régiment de Dragons avec son grade. Il quitte l'armée en 1873 comme Lieutenant.

Il est mort en 1916.


Georges Raimond

Né le 18/3/1840 à Poitiers, c'est le fils d'officier de cavalerie. Entré à Saint Cyr en 1861, il est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1863, classé 94e sur 234 et rejoint le 3e régiment de Lanciers. Il est ici photographié en 1864, dans la petite tenue des lanciers.

Nommé Lieutenant le 12/3/1870.
Durant la guerre de 1870, il fait campagne à l'armée du Rhin comme officier d'ordonnance du général de la Mortière, jusqu'au 1/9/1870, puis ayant rejoint l'armée de la Loire, le 15/9/1870, il passe au 2e régiment de Lanciers et un mois plus tard, affecté au régiment de marche. Il sert ensuite à l'armée de l'Est et est nommé Capitaine à titre provisoire en novembre. Il finit la guerre interné en Suisse.
Après la guerre, il rejoint le 7e régiment de lanciers et est maintenu dans son grade par la commission de révision. En mai 1871, il est nommé instructeur et permute au 14e régiment de chasseurs. En décembre 1877, il y prend le commandement d'un escadron.

Le 12/10/1885, il est nommé Chef d'escadrons et affecté à l'école de cavalerie de Saumur comme directeur des études, professeur d'artillerie et des fortifications.

Nommé Lieutenant Colonel le 6/2/1886, au 5e régiment de Hussards. Il est chevalier de la Légion d'Honneur le 28/12/1888.

En février 1890, il rejoint le 10e régiment de Hussards, dont il est promu Colonel le 28 septembre.

Trois ans plus tard, il est nommé au commandement de l'école de cavalerie de Saumur, position dans laquelle il est promu Général de Brigade le 18/5/1895, puis officier de la Légion d'Honneur le 11/7/1896. Le 8/2/1899, il est nommé au commandement de la 14e brigade de cavalerie.

Il est mort le 27/8/1911.

Photo Herbert (Beauvais)

    

Les colonels du régiment

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