Les generalissimes de l'armée française




 

Le sujet du commandant en chef des armées françaises sur la période comprise entre la fin de la guerre de 1870 et le déclanchement de la guerre de 14 est assez complexe.
Si le President de la République est nominativement désigné comme " chef des armées ", il est évident qu'il n'assume pas le commandement opérationnel des armées en campagne.
C'est le Conseil Supérieur de la Guerre (CSG), créé en juillet 1872 qui est l'organe suprême de décision en temps de paix, associant le pouvoir politique (le ministre de la Guerre), avec les plus hauts responsables de l'armée de terre.
Entre 1872 et 1888, le commandant des armées en campagne n'est pas désigné en temps de paix. Afin de pallier ce risque d'impréparation, une réforme intervient en 1888 qui dispose qu'en temps de guerre, le commandement suprême des armées en campagne est assuré par le vice president du CSG, poste créé à cette date et confié au général Saussier. Son rôle est notamment de diriger les grandes manœuvres annuelles de l'armée.
Dès cette date, en cas de guerre, le vice President du CSG commandant suprême des armées de terre, est assisté du chef de l'état-major de l'armée, chargé de la préparation des armées en temps de paix, sans qu'il ne soit précisé qu'il est placé sous son autorité. Ce dualisme cesse avec la réforme de 1911, qui cumule en la personne du général Joffre les fonctions de vice president du CSG et de chef d'état-major de l'armée, supprimant ces deux postes et les fusionnant sous l'appellation de chef de l'Etat major général.

   

Felix Saussier
Ancien officier de la Légion étrangère, ayant participé à toutes les campagnes du second Empire, ce général a la confiance du pouvoir républicain, encore plus affirmée par l'attitude du général Saussier lors de la criss boulangiste.
Il exerce pendant plus de dix ans les fonctions suprêmes de l'armée française.
Durant son mandat, les plans d'opérations de l'armée reprennent un caractère plus offensif, aidées en cela par la montée en puissance de l'armée suite aux lois sur le service militaire..

 


Edouard Ferdinand Jamont
Officier d'artillerie, il a fait toutes la campagnes du Second Empire. Sous la République, il commande au Tonkin et devient vice président du CSG en 1898.
Il en démissionne en 1900 pour protester contre la réorganisation de l'Etat major suit à l'affaire Dreyfus

                                        


   

Henri Joseph Brugere
Cet artilleur républicain a servi longtemps comme chef de la maison militaire du President de la République. Nommé Vice Président du CSG en 1900, il fait élaborer le plan XV.


Alexis Auguste Hagron
Officier d'infanterie, il a été lui aussi affecté à la Présidence de la République. Nommé Commandant en chef du Groupe des armées du Nord Est en 1907, il fait adopter le plan XVbis qui modifie l'axe des armées vers la gauche afin de s'opposer à une éventuelle violation de la Belgique. Il démissionne la même année pour protester contre le renvoi anticipé dans leurs foyers de deux classe de service militaire

   


Henri De Lacroix
Officier de chasseurs à pied, breveté d'état major, de Lacroix a servi au Tonkin.
Il a commandé l'école de guerre, puis a été gouverneur de Lyon avant d'être nommé Vice Président du CSG en 1907.


Charles Louis Trémeau
Officier de cavalerie, il a exercé des responsabilité au ministere de la guerre. Il est Vice Président du CSG en 1910.


   

Victor Michel
Officier d'état major, il est nommé vice president du CSG en 1911.
Il propose un plan novateur visant à réorienter l'action principale de l'armée vers la Belgique afin de s'opposer à une violation allemande de plus en plus prévisible, mais surtout en réorganisant en profondeur l'organisation de l'armée, par une plus grand intégration des réservistes aux corps actifs.
Ce plan possiblement trop en avance sur son temps ne resiste pas à la critique des membres du CSG. Mis en minorité, le général Michel démissionne et ouvra la porte à la réorganisation du haut commandement .


Joseph Joffre
Officier du Génie, il a servi à Madagascar et en AOF.
Nommé le 28 juiillet 1911 chef de l'Etat major général, Joffre cumule l'ensemble des responsabilités de l'armée francaise et commande les armées françaises en 1914.

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