Le second régiment des Grenadiers de la Garde

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Historique

 

Le 2e régiment de Grenadiers est créé en 1854. Un de ses bataillon est envoyé en Crimée et y débarque le 28/1/1855,  le régiment entier le rejoint en mai. Il se distingue lors de la prise de Malakof où, employé dans le second assaut en renfort,  il laisse environ 500 des siens dans la courtine.

En 1859, durant la campagne d'Italie, il se couvre de gloire à Magenta en prenant Buffalora et en y subissant de lourdes pertes (150 grenadiers et 7 officiers).

En 1870, il subit aussi des pertes importantes (26 officiers et 500 grenadiers) lors de la bataille de Rezonville dans la défense du village, avant de se rendre lors de la capitulation de Metz.

Joseph Léon Poncelet

Né le 17/2/1835 à Metz, Poncelet est Saint Cyrien de la promotion Crimée-Sébastopol (1854-1856). Il est promu Sous Lieutenant le 1/10/1856 au 10e bataillon de chasseurs à pied.

Promu Lieutenant le 15/7/1859, il sert au 67e régiment d'infanterie.

Le 24/8/1863, il est nommé Capitaine au 31e régiment d'infanterie. Il obtient sa mutation au régiment étranger et part servir au Mexique comme adjudant major. 
A la nomination de Galliffet comme commandant la contre guerilla du Mexique, Poncelet est nommé à la tête de l'infanterie de cette unité. Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 1/2/1867 ("12 ans de service, 6 campagnes, détaché comme commandant l'infanterie de la contre guerilla francaise, officier d'avenir qui se recommande par d'excellentes qualité militaires"). Poncelet commande les dernières troupes françaises laissées en arrière garde à la vera Cruz et est le dernier à embarquer le 8/3/1867.
En 1870, il exerce les fonctions d'adjudant major au 2e régiment de grenadiers de la Garde.

Poncelet est promu Chef de bataillon le 26/9/1870 et rejoint le 81e régiment d'infanterie. Après la guerre, il est nommé au 1er régiment provisiore (futur 101e RI) qui est engagé lors des opérations contre la commune de Paris. Il y est cité pour y avoir "dirigé son bataillon avec energie, sang froid et intelligence".
Sous la République, Poncelet commande le 10e bataillon de chasseurs en 1875 et 1877.

Promu Lieutenant Colonel en décembre 1877, il rejoint le 111 e RI, mais ses blessures imposent une mise à la retraite anticipée en mai 1879. Peu après, le 24/7/1879, il est fait officiers de la Légion d'Honneur ("Lieutenant Colonel d'infanterie en retraite, 24 ans de service, 8 campagnes, une proposition. Retraité pour cécité complete contractée en service").

Il est mort en 1884.

Photo Allain (Paris)


  

Henri Algan

Né le 8/10/1825 à Sarreguemines. Elève à l’école de Saint Cyr (1845-1847), il en sort médiocrement classé (256e sur 291) et il est nommé Sous-lieutenant le 1/10/1847 au 6e bataillon de chasseurs à pied.

Lieutenant le 21/4/1852 au 3e bataillon de chasseurs à pied, il sert en Crimée de mai à septembre 1854. Après une brève interruption de sa carrière militaire, il reprend du service dans son grade au 2e bataillon d'Afrique en décembre 1854.

Nommé Capitaine le 12/8/1857. En 1859, il participe à l'expédition de Chine, comme capitaine adjudant major au 102e RI. A son retour, il passe au 2e régiment de Grenadiers de la Garde, il y recoit la Légion d'Honneur en avril 1863.

Promu Chef de bataillon le 15/10/1869, il est nommé au 35e régiment d'infanterie. En 1870, le régiment est en garnison à Rome au corps d'occupation. Rappatrié en France, il est affecté au 13e Corps du général Vinoy pour la défense de Paris.

Le 30/9/1870, Vinoy décide d'attaquer Choisy le Roi pour faire reculer la ligne d'investissement des Allemands. Le 35e RI, sous les ordre du général Guilhem, a pour objectif Chevilly. Le 3e bataillon commandé par Algan est d'abord en soutien à 300 metres de l'attaque principale. Après avoir été ralenti par des tirailleurs embusqués derrière le talus du chemin de Chevilly à l'Hay, le bataillon emporte la première barricade et les premières maisons de Chevilly. Le centre du village est défendu par de nombreux prussiens. Le commandant Algan franchit alors une barricade à la tête de 110 hommes de bonne volonté, dont 2 capitaines et 2 sous lieutenants, et pousse jusqu'à l'église. Ce réduit de l'ennemi est inabordable, les balles arrivent de toutes parts et plusieurs hommes sont touchés. Algan réunit alors son monde dans une sorte de grande ferme dont il organise rapidement la défense. Une contre attaque allemande repousse alors le reste du régiment et Algan et ses hommes se retrouvent isolés et encerclés dans la ferme. Une tentative de sortie conduite par le capitaine Rameau se solde par un massacre et toutes les issues sont encerclées. La centaine de soldats lutte alors avec l'energie du desespoir dans cette nouvelle maison des dernières cartouches. Les Prussiens mettent le feu à le ferme, brisent la porte et se précipitent dans la cour. Les soldats français font une décharge, s'élancent à la baionette et les rejettent hors du bâtiment, mais le feu n'est pas éteint et la position devient intenable. A court de cartouches, épuisés et à bout de force, ils se rendent. Algan, blessé dans le combat, est pris par les allemands. Il sera décoré de la croix d'officier de la Légion d'Honneur pour son action.  

Après la guerre, il est nommé Lieutenant colonel le 11/2/1876 au 6e régiment d'infanterie.

Décédé le 23/10/1903.

Photo Mayer et Pierson (Paris)


Gaspard François Frédéric Le Breton, est né le 31/8/1820 à Morlaix
 
Fils d'un professeur de Mathématiques au collège de Morlaix, il fait Saint Cyr (promotion des Cendres, 1840-1842) et en sort 189e sur 241. Il est nommé Sous lieutenant au 20e RI en 1842, puis Lieutenant en 1847 et Capitaine en 1850. Il est en Algérie entre 1850 et 1854, puis suit son régiment en Crimée. Le 7/8/55 il est blessé une première fois au bras droit au dessus du coude, puis le 8/9/55, lors de l'assaut qui fait tomber la ville, il est de nouveau blessé d'un coup de pierre à la tête. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur et reçoit la médaille de Crimée.

Nommé Chef de bataillon en 1856, il passe au 98 RI et fait la campagne d'Italie. Il est de nouveau blessé d'une contusion à l'épaule gauche lors de la bataille de Solférino (24/6/59). Au retour de cette campagne, il est nommé au 2e régiment des grenadiers de la Garde (9/7/59). Il y est nommé officier de la légion d'honneur (1860), reçoit l'ordre militaire de Savoie et la médaille d'Italie.

En 1864, il quitte la Garde pour être nommé Lieutenant colonel au 85 RI. Il est à Rome du 17/9/64 au 7/12/66 et y est nommé commandeur de l'ordre de StGrégoire le Grand.

Colonel le 24/12/1869 au 85e RI., il est en 1870 atteint d'une affection cérébrale nécessitant sa mise en disponibilité temporaire, ce qui lui fait manquer la guerre de 70 (ces notes indiquent un "esprit inquiet, air constemment préoccupé ou pensif, dénotant peu de suite dans les idées"). En 1873, il semble rétabli et prend la tête du 31 RI. Néanmois cette rémission est de peu de durée. En octobre 1874, un rapport dénonce qu'il "s'est produit certaines tendances à l'indiscipline et un manque de dignité se traduisant par plusieurs scènes déplorables. Le colonel a un très net affaiblissement de la mémoire et oublie fréquemment de transmettre ou donner les ordres, ce qui oblige le lieutenant colonel à s'y substituer."
En 1875, la promotion de son lieutenant colonel oblige le ministre à prononcer la réforme d'office du colonel Le Breton pour infirmités. Il est néanmoins promu commandeur de la Légion d'honneur pour sa belle carrière. Il décède le 10/7/81.
 
Photo Alexandre (Paris)
      


     

Eugène Emile le Tanneur

Né le 29/6/1828 à Coutances (Manche). Après avoir fait Saint Cyr il est nommé Sous Lieutenant au 42e régiment de ligne le 1/10/1850. Il participe aux événements du coup d'Etat à Paris en 1851.

Envoyé en Orient le 18/6/1854, il est promu Lieutenant le 27/12/1854, puis Capitaine le 23/9/1855, peu après la chute de Sébastopol.
C'est le 27/3/1858 qu'il rejoint la Garde Impériale comme officier du 2e régiment de Grenadiers. Il en devient adjudant major en mars 1860, peu avant la campagne d'Italie. Il est ici photographié en 1863, dans la grande tenue du régiment, arborant ses décorations (médaille de Crimée, Valeur militaire de Sardaigne et médaille d'Italie). Ayant reçu la croix de la Légion d'Honneur en avril 1865, il quitte la Garde le 27/5/1865 et passe au 8e bataillon de chasseurs.

Il est nommé Chef de Bataillon le 27/2/1869 au 26e régiment d'infanterie. La guerre de 1870 le trouve chef de corps du 2e bataillon de chasseurs à pied dont il a pris le commandement en mars. Affecté au 4e corps d'armée, le bataillon est engagé à Borny et Rezonville et surtout à Saint Privat où il resiste à une première attaque ennemie devant Amanvilliers. Plus tard vers 5 heures et demie, une nouvelle attaque se précise : "Des colonnes beaucoup plus nombreuses et jusqu'alors masquées derrière le bois de la Cusse, entrent en ligne à leur tour. On peut voir distinctement qu'une attaque formidable se prépare en face du bataillon. Les Allemands sortent du bois par chaînes de tirailleurs qui se doublent successivement, les hommes se couchant dans les intervalles les uns des autres de manière à former une ligne compacte à 400 metres de notre position. Cette première ligne est appuyées par des bataillons en colonne serrée qui sortiront des bois au moment de l'attaque. En même temps nos adversaires ont posté entre St privat et StAil une batterie qui nous prend de flanc. Le premier coup de canon de cette batterie sert de signal à l'attaque de front. La masse s'ébranle et nous charge avec vigueur ; le feu terrible de nos chasseurs l'arrête et la fait hésiter, les bataillons de soutien entrent  en ligne, ils sont à leur tour fort maltraités. Mais une masse énorme d'artillerie peut s'établir entre Ste Marie aux Chênes et Roncourt. Les coups frappent  avec une effroyable précision ; la postion n'est plus tenable et l'ordre de retraite est donné ; le bataillon fait cent pas en arrière. C'est alors que le commandant Le Tanneur, secondé par les officiers, rallie ses hommes et les ramène au combat, exécutrant ainsi l'un des rares retours offensifs de cette journée. Les munitions sont presque épuisées, les hommes mettent baïonette au canon et se jettent sur l'ennemi sans tirer ; cet élan furieux fait plier de nouveau les assaillants qui reculent malgré leur énorme supériorité numérique. Le bataillon trop affaibli par les pertes de la journée, ne peut poursuivre son avantage sans s'exposer à être coupé de sa ligne de retraite. il s'arrête sur la position qu'il a occupée tout le jour et y brule ses dernières cartouches (historique du bataillon, qui perd 230 hommes ce jour)." Le Tanneur est cité à l'ordre de l'armée pour s'être distingué sous Metz lors des journées des 14, 16 et 18 aout. Il est fait prisonnier à la capitulation de Metz.

Promu Lieutenant Colonel du 132e régiment de ligne le 29/12/1874, il prend sa retraite dans ce grade en 1879 et est nommé au commandement d'un régiment territorial. En 1883, le général Thibaudin, ministre de la guerre, intervient en sa faveur auprès de la Chancellerie pour qu'il soit nommé officier de la Légion d'Honneur, décoration qu'il aurait du reçevoir en 1870.  Le Tanneur est mort le 15/12/1906.


Joseph Amédée Carmier

Né le 9/11/1828 à Douai, ce fils d'officier est élève de Saint Cyr de 1847 à 1849 (sorti 144e sur 272) et est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1849 au 13e régiment d'infanterie. Il participe au siège de Rome (novembre 1849 à fevrier 1850).

Promu Lieutenant le 29/12/1853 au 33e régiment d'infanterie, il part brièvement en Crimée du 2/11/1855 au 22/7/1856 et passe le rigoureux hiver au camp de Tratkir. Durant son séjour, il est nommé Capitaine le 17/3/1856, mais ne participe à aucune opération active. En mars 1857, il passe au 23e régiment d'infanterie et en est nommé adjudant major en mai 1859. Il y fait campagne en Algérie et en Italie.

Le 7/12/1859, il passe au 2e régiment de Grenadiers de la Garde et en devient adjudant major en aout 1861. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 30/12/1862.

Il quitte la Garde en juin 1864 pour retourner au 33e RI et le 3/8/1869, il est nommé Chef de Bataillon au 92e régiment d'infanterie qu'il rejoint en Algérie. Le régiment ne participe pas aux premières opérations de la guerre et ne retourne en France qu'en décembre 1870 pour rejoindre l'armée de l'Est. Il combat à Villersexel puis sur la Lisaine et sur la Cluse, avant de faire retraite en Suisse. Carmier y est interné du 2 février au 13 mars 1871. A son retour il est engagé dans les opérations de répression de la Commune de Lyon et Carmier conduit les troupes qui reprennent la mairie des mains des insurgés. Il est nommé officier de la Légion d'Honneur le 13/5/1871.

Lieutenant Colonel le 12/5/1875 au 71e RI, il est promu Colonel le 24/2/1880 et prend le commandement du 124e régiment. Il est nommé Général de brigade le 24/10/1885 et prend le commandement de la 22e brigade d'infanterie, puis de la 32e. Il est Commandeur de la Légion d'Honneur le 8/10/1889.

      


     

Léopold See

Né le 4/5/1822 à Berghein (Haut Rhin), cet officier juif fait l'école supérieure militaire en 1840 (il en sort 91e sur 241 élèves). Nommé Sous lieutenant du 3e RI en 1842, puis Lieutenant en 1847.

Nommé Capitaine en 1850, il rejoint le 1er régiment de Zouaves en 1852. Après avoir servi en Afrique entre 1852 et 1854, il embarque pour la Crimée le 28/3/54. Il participe à la bataille de l'Alma, puis au siège de Sébastopol où il est blessé le 20/7/55 par un coup de feu provoquant des contusions au bras gauche et à la région lombaire. Séé est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 2/8/55. Lors de l'assaut de Malakov, le 8/9/1855, il est blessé d’une plaie par balle à la tête.

Nommé Chef de bataillon après la prise de Sébastopol, il rejoint le 2e régiment des Grenadiers de la Garde en 1858. Il y fait la campagne en Italie et est nommé officier de la Légion d'Hoenneur le 26/12/60.

Nommé Lieutenant colonel du 35e RI, il sert au corps d'occupation de Rome, puis est promu Colonel du 65e RI en 1868. Il reçoit la médaille du Pape, et nommé Commandeur de l’ordre pontifical de St Grégoire le Grand, ce qui ne manque pas de saveur pour un officier juif...
Durant la guerre de 1870, il participe aux batailles autour de Metz et il est blessé lors de la bataille d'Amanvilliers, d'un eclat d'obus à la région plantaire du pied gauche, avec une déchirure profonde des parties molles. La blessure fait craindre une amputation et oblige Sée à rester alité 2 mois et demi. 

Laissé libre par les Allemands lors de la capitulation de Metz, il rejoint les armées de la République et est nommé Général de Brigade, pour diriger la défense de Carentan. Après la guerre, il est nommé à la tête de la 26e Brigade (1873), puis de la 18e brigade (1875). Ses notes de 1876 indiquent « vivant surtout avec ses coreligionnaires, mais très estimé de ses camarades. Intelligence un peu lourde, esprit sans grande portée, très capable cependant de bien commander un brigade et une division en sous ordre et avec un but défini. Brave soldat ayant ce qu’il faut pour entraîner la troupe et pour la maintenir solidement avec lui. »

Nommé Général de Division en 1880, il commande successivement la 20e DI (80-83), la 9e DI (83-86), puis la 10e DI (86-87). Il finit sa carrière comme Grand Officier de la légion d'Honneur le 28/10/85. Il décède en 1904, considéré comme le premier officier juif a être devenu général de division dans l'armée française.

Photo Sée (Paris)


 

Marc Antoine Auguste Chapot

Né le 3/11/1822 à Grenoble, fils d'un professeur du college royal de la ville, il est élève de Saint Cyr en 1841 et promu Sous Lieutenant le 1/4/1843 au 21e régiment d'infanterie légère, puis Lieutenant le 9/6/1848.

Il est au corps d'occupation de Rome entre juillet 1851 et avril 1855, ayant été promu Capitaine le 30/12/1854. En janvier 1855, son régiment devient le 96e régiment de ligne et Chapot part en Orient et reste en Crimée d'avril à septembre 1855. C'est en Crimée qu'il rejoint la Garde Impériale et le 2e régiment des grenadiers (le 30/8/1855). Avec ce régiment, il fait l'assaut de Sébastopol, puis la campagne d'Italie. Il est promu chevalier de la Légion d'Honneur en 1858, puis nommé adjudant major du régiment le 13/7/1862. C'est dans cet uniforme, portant les épaulettes d'argent, qu'il est photographié vers 1864.

Le 12/3/1866, il est promu Chef de bataillon au 15e régiment d'infanterie et il fait la guerre de 1870, jusqu'à la capitulation de Metz. A Saint Privat, le régiment se déploie en début d'après midi entre Amanvilliers et la ferme de Montigny la Grange. Il a à souffrir du bombardement de 80 pièces d'artillerie qui lui blesse tous ses officiers supérieurs et lui coûte près de 550 hommes tués ou blessés. Chapot est  blessé au cou et à l'épaule par un boulet et est nommé officier de la Légion d'Honneur.

Après la guerre, il passe au 12e régiment d'infanterie en octobre 1873.

Retraité en octobre 1875, il est mort le 17/8/1892.

Photo Prevot (Paris)

   


   

Paul Arvers

 

Né le 6/9/1837 à Thionville, c'est le fils du pharmacien militaire de la ville. Il fait l'école de Saint Cyr et est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1857 au 37e régiment d'infanterie. Il fait la campagne d'Italie où son régiment s'illustre d'abord à Melegnano et surtout à Solférino lors de l'attaque du cimetierre où il a 159 hommes hors de combat.

En décembre 1861, il passe au 2e régiment des grenadiers de la Garde et est promu Lieutenant le 13/8/1863, grade qu'il occupe sur cette photo prise en 1864.

Le 15/11/1869, il est nommé Capitaine au 82e régiment d'infanterie. Lors de la guerre de 70, il est gravement blessé devant les murs de Sedan d'une blessure grave au coude gauche par eclat d'obus. il est fait chevalier de la Légion d'Honneur le 11/3/1871.

Promu Chef de bataillon le 25/9/1877, il est nommé major au 86e régiment d'infanterie, puis en 1878, il prend le commandement d'un bataillon au 138e régiment. Le 26/7/1879, il est nommé chef de corps du 12e bataillon de chasseurs. Il contribue alors à la création de l'arme des chasseurs alpins, action qu'il poursuivra lorsqu'il sera nommé à la direction de l'infanterie, puis comme commandant la 28e division d'infanterie de Chambéry entre 1898 et 1902.

Le détail de sa carrière est explicité sur sa page personelle. Passé au cadre de réserve en 1902, il est mort le 18/8/1910.

Photo Prevot (Paris)


Jules Quinemant

Né le 25/4/1816 à la Rochelle.

Il est nommé Sous Lieutenant le 9/8/1840 au 26e régiment d'infanterie servant en Algérie. En 1842, il passe au tirailleurs algériens, comme faisant fonction de trésorier et d'officier d'habillement au bataillon de Constantine et Bône. Il est promu Lieutenant dans les mêmes fonctions le 25/1/1846.

Nommé Capitaine le 2/10/1848 au bataillon de Constantine. Il est fait chevalier de la Légion d'Honneur suite à la campagne de Kabylie (le 16/7/1853 - 19 ans de service effectif, 15 campagnes).
En avril 1854, il est désigné pour commander une compagnie du régiment provisoire des tirailleurs algériens mis sur pied pour la campagne en Orient. Embarqué en avril 1854, le régiment combat sur l'Alma, puis lors du siège de Sébastopol. Quinemant est blessé lors de l'assaut de Malakov le 8/9/1855.

Quinemant est promu Major du 32e ligne le 1/3/1856, puis officier de la Légion d'Honneur le 26/12/1860. Il rejoint la Garde Impériale en 1861, comme major du 2e régiment de grenadiers, dont il porte ici la belle grande tenue.

Il quitte le service actif entre 1865 et 1868. Il est mort le 13/10/1893.

Photo Prevot (Paris)

   


  

François Jules Humbert

Né le 8/3/1832 à Metz.

Il a fait la campagne d'Italie comme sous officier. Promu officier, il devient Sous Lieutenant le 12/8/1861 au 56e régiment d'infanterie.

Il rejoint le 2e régiment de la Garde Impériale en 1864. Il est promu chevalier de la Légion d'Honneur le 22/12/1866 alors qu'il occupe le poste de porte aigle du régiment.

Promu Capitaine le 13/2/1873 au 108e régiment d'infanterie après la guerre, il est retraité en 1875.

Il est mort le 15/8/1897.

Photos Prévot (Paris) et Meurisse (Metz)

  

Les colonels du 2em régiment des Grenadiers de la Garde

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