Le 7e Régiment de Chasseurs à cheval

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Historique sous le IInd Empire et le début de la 3e république


 

Le 7e régiment de chasseurs envoi un détachement à Bomarsund dans la Baltique. Le régiment est ensuite envoyé en Algérie en 1858 durant une année. puis fait la campagne d'Italie. Il forme la cavalerie de réserve du 2e corps (Mac mahon)  et participe à la batille de Magenta, assurant la liaison des divisions Lamotte Rouge et Espinasse et fournissant une peloton d'escorte au général de Mac Mahon qu'il dégage à plusieurs reprises en chargeant l'ennemi. A Solférino, le 7e régiment de chasseurs charge à plusieurs reprises une colonne de cavalerie autrichienne (3e et 10e hussards).

En 1867 deux escadrons sont envoyés en Italie, un peloton assistant à la bataille de Mentana.

En 1870, le régiment est à l'armée de Chalons au 12e corps. La campagne est dure : le régiment perd ses bagages à Mouzon, puis à Sedan, il perd deux escadrons, mais parvient à échapper à la capitulation en passant par la Belgique. Le régiment est reconstitué et participe à la campagne de la Loire puis de l'Est. Il participe ensuite au siège de Paris contre la Commune.

Durant la République, il sert durant la campagne de Tunisie en 1881. Le 10/9/1881 deux pelotons du régiments doivent fournir plusieurs charges pour dégager une colonne assaillie devant Ben-Saïda.

  

Jacques Maurice de Chastenet de Puységur

Né le 17/4/1825 à Paris, Chastenet de Puységur commence sa carrière au 5e régiment de Hussards. Il y est nommé Lieutenant le 1/5/1854.

Chastenet épouse en 1852 la fille du maréchal de Saint Arnaud et il est nommé Capitaine un an plus tard. Cette filiation lui permet d'obtenir les postes prestigieux d'écuyer de Napoleon III (1853-1854), puis d'officier d'ordonnance de Napoléon III (1854-1858). Il ne se contente cependant pas de ces fonctions honorifiques, car il part avec son beau père en Crimée (celui-ci étant commandant en chef de l'armée) comme son officier d'ordonnance. Il y gagne la croix de la légion d'Honneur en 1855 pour sa participation à la bataille de l'Alma ("onze ans de services effectifs, une campagne"). Il a cependant la douleur d'y perdre son beau père, terrassé par la maladie après la victoire de l'Alma.

Nommé Chef d'Escadrons au 7e régiment de chasseurs le 14/2/1858, il occupe cette fonction jusqu'en 1867, posant durant cette période dans l'atelier de Disdéri, affectant notamment une pose légèrement romantique. Il y fait donc la campagne d'Italie.

Promu Lieutenant Colonel le 23/10/1867 au 3e régiment de Chasseurs, il est envoyé faire campagne en Italie entre novembre et décembre de cette année. Chastenet est fait officier de la Légion d'Honneur le 6/4/1870. Il participe à la guerre de 1870 et a un cheval tué sous lui à Saint Privat. Il doit lui aussi capituler à Metz le 28/10/1870.

Après la guerre, il est nommé Colonel du 9e régiment de dragons le 29/1/1872.

Il est mort le 8/3/1879

Photo Disdéri (Paris)

 

  


Maurice Théodore Boutet de Mazug

Né le 31/3/1809 à Paris, il est Saint Cyrien de la promotion de 1829-1831. Après avoir fait l'école de Saumur, il est nommé au 2e régiment de chasseurs, jusqu'à sa nomination comme Capitaine en janvier 1845. Il fait alors campagne en Algérie entre 1845 et 1847 au 2e régiment de chasseurs d'Afrique.

En 1847, nommé adjudant major au 11e régiment de dragons, il est envoyé en Italie au corps d'occupation qui s'installe après la prise de Rome par les français en 1849. Il est nommé chevalier de la légion d'honneur en 1849 et reçoit l'Ordre de Pie.

Il est nommé Chef d'escadrons le 10/8/1853 au 4e régiment de chasseurs à cheval et retourne deux ans en Algérie. Nommé officier de la légion d'honneur, il passe au régiment des chasseurs à cheval de la Garde en 1856.

Après la campagne d'Italie, il est nommé Lieutenant Colonel le 13/7/1859 et passe au 7e régiment de chasseurs à cheval. Il est ici photographié par Crémière en 1861, en petite tenue, portant la croix d'officier de la légion d'honneur, ainsi que la médaille d'Italie et l'ordre de Pie (du Pape).

Le 13/8/1865, il est nommé Colonel du 7e régiment de dragons, puis en 1867, il passe dans le service des places. En 1870, il commande la place de Dunkerque. Il finit sa carrière comme commandeur de la légion d'honneur.

Photo Crémière et Hanfstangel, reprise par Demée (Paris)

    


  

Aimé Charles d'Estremont

Aimé d'Estremont est né le 6/1/1831 à Paris. Fils d'un offcier de cavalerie, il s'engage comme chasseur au 2e régiment de chasseurs d'Afrique en mai 1849 et sert en Algérie jusqu'en 1854, date de sa nomination comme Sous Lieutenant et sa mutation au 7e régiment de chasseurs.

Détaché à l'école de Saumur durant l'année 1859, il est ensuite affecté au corps expédionnaire de la campagne de Chine en janvier 1860 et c'est l'un des rares officiers de cavalerie qui participe à cette campagne. Le 18/9/1860, lors d'un engagement à Tchang Kia Wan, la cavalerie française doit charger contre les Tartares et d'Estremont reçoit une balle "qui lui fit un sillon sur la figure" ("Souvenirs de l'expédition de Chine" - Général de Montauban). Cette blessure lui vaut une citation à l'ordre de l'armée et une promotion au grade de  Lieutenant, suivie de la croix de la Légion d'Honneur.

Resté en extrème orient, il participe ensuite à la campagne de Cochinchine et est promu Capitaine en mai 1863. Revenu en France, il pose ici avec deux décorations assez rares pour un cavalier : la médaille de Chine et la croix d'Isabelle la catholique, ordre espagnol distribué à certains officiers du corps expéditionnaire de Cochinchine. 

Peu avant la guerre de 1870, il est nommé Chef d'escadrons et rejoint le 1er régiment de dragons avec lequel il fait la campagne.

Sous la république, il poursuit une carrière très honorable, comme Colonel du 21e régiment de Dragons, puis Général de brigade (en 1888), commandant une brigade de cavalerie.

Il est mort en 1894, Commandeur de la Légion d'Honneur.

Photo Numa Verdier (Carcassonne)

 

Ils ont servi au 7e Chasseurs : Capitaine de la Rochethulon,

 

Les colonels du 7e chasseur à cheval

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