Elie, Jean de VASSOIGNE est né le 27 mai 1811 à Rivière Salée (Martinique)

Général de brigade
Photo Petit (Paris)
Photo en général de division

Après des études secondaires, il quitte son île natale et entre à l'école militaire de Saint-Cyr le 11 novembre 1827.  Promu Sous Lieutenant le 1er octobre 1829, il est affecté au 45e Régiment d’Infanterie de Ligne. À la réorganisation des Troupes de la Marine, il se porte volontaire pour cette arme. Ainsi, de 1830 à 1853, il séjourne dans les colonies de la Martinique et de la Guadeloupe.

En 1854, il rejoint la métropole. Placé sous les ordres du contre-amiral Parseval des Chênes, il prend la tête d’une partie du corps expéditionnaire franco-anglais qui assurera la victoire sur les Russes en mer Baltique. Son groupe est composé de 400 marins, 500 soldats de Marine appartenant aux 1er et 2e régiments de Marche de l’Infanterie de la Marine et un bataillon de 180 fusiliers de la Marine royale anglaise. Parti de Brest le 20 avril 1854, l’escadre arrive en mer Baltique le 22 juin. De Vassoigne obtient la capitulation de la tour de l’île de Presto après plusieurs heures de combats acharnés. La tour était armée de 17 canons et protégée par plus de 250 soldats et artilleurs ennemis. Il fait 158 prisonniers. Le 12 août 1854, il est fait officier de la légion d’honneur et reçoit la médaille anglaise de la campagne de la Baltique.

Il obtient le commandement supérieur du corps d’occupation en Grèce, qu'il exerce de novembre 1854 à 1856.

Le 22 septembre 1856, il est nommé Colonel et prend le commandement du 3e Régiment de Marine (1856/1859) à Rochefort. Le 30 décembre 1858, il est fait commandeur de la Légion d’Honneur et prend part à l'expédition de Chine en 1859. Il se distingue lors de l'attaque des forts du Peï-Ho, se placant à la tête d'une colonne d'attaque. À cette occasion, il est cité à l’ordre du jour par le général Cousin-Montauban.

Le 7 novembre 1860, il est promu Général de Brigade et est dépêché au Tonkin pour relever le poste de Tourane. À la mi-février 1861, il reçoit pour mission la préparation de l'attaque terrestre des lignes de Ki-Hoa. Le 24 février 1861, lors de l’attaque du fort des Mandarins (fort de la ligne de Ki-Hoa Région de Saigon), alors qu'il donne la charge à la tête d'un de ses éléments, il est gravement blessé par un biscaïen qui lui transperce le bras gauche et le blesse profondément au côté lui perforant le poumon. Il est cité à l’ordre de l'Armée pour "sa conduite exceptionnelle lors de l’attaque des lignes et des forts de Ki-Hoa". Il est fait Grand Croix de l'Ordre d'Isabelle la Catholique (Espagne).

À son retour de Cochinchine française, il est nommé Inspecteur général adjoint de l'Infanterie de la Marine et des Colonies, puis Inspecteur général en 1868, Général de Division le 23 décembre 1868, il est nommé Inspecteur Général des Troupes de la Marine et des Colonies, puis Grand officier de la Légion d’Honneur en 1870.
En juillet 1870, lors de la crise franco-prussienne, il est chargé de former une division de Marine. Il en prend la tête lors de la campagne de Sedan. Sa division s'illustre à Bazeilles et après la capitulation, il est envoyé en Allemagne.
Après l'Empire, il reste Inspecteur général des Troupes de la Marine et des colonies, jusqu'à sa retraite en mai 1877. Il est mort en 1891.

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