Les tués en 1870-1871
Durant la guerre de 1870, les officiers français payèrent un lourd tribut à la France. Au cours de la guerre, 5 420 officiers seront blessés et 2 359 tués.
Ces quelques biographies retracent sommairement les carrières de certains de ces hommes.
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Georges Gaston Babut Après avoir fait Saint Cyr entre 1851 et 1853 (promotion de l'Aigle), il est nommé sous lieutenant au 5em régiment léger. Il part dès 1854 en Orient et participe à toute la campagne, notamment à l'assaut du fort de Malakov. Nommé lieutenant le 6/5/1855, son régiment est redénommé 80e régiment d'infanterie à la suppression des régiments légers. Il revient en France avec la croix de la légion d'honneur, la médaille britannique et la croix Turque du Medjidié. Capitaine le 24/5/1859, il part en Italie de 1859 à 1860. Son régiment y retourne en 1867 pour protéger les possessions du Pape des visées de l'Italie. Il y reçoit la croix de Mentana. De 1862 à 1868, il est capitaine adjudant major du 80e RI. A la veille de la guerre de 70, il est nommé chef de bataillon du 72e RI. Il est blessé mortellement à la tête de son bataillon sur la crête du calvaire d'Illy à la bataille de Sedan, le 1/9/1870. Photo Faucher (Tulle) |
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Cyr Charles Maillard
Nommé sous lieutenant le 5/3/52 au 3e RI, il participe à l'expédition de la Baltique et y reçoit la médaille commémorative britanique (c'est la médaille de droite sur la photo). Lieutenant le 22/12/55, il est avec son régiment en Algérie entre 1859 et 1864, pour y participer aux campagnes du Maroc (1859), de Kabylie (1860) et du Sud Algérien (1864). Il y reçoit la croix de la légion d'honneur. Capitaine le 21/1/1863, il est capitaine adjudant major de son régiment au déclanchement de la guerre de 70 Il est tué le 6 aout 1870 à la bataille de Froeschwiller.
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Il est tué lors de la bataille de Borny le 14/8/1870 alors que sa compagnie protège la retraite de l'artillerie dans le bois de Mey. Il est enterré sur place. Photo Sacarau (Toulouse) |
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Antoine Dieudonné Louis Charles Levézou de Vézins
Une page spéciale est consacrée à la mort de cet officier le 16/8/1870 à Rezonville.
Photo Bondonneau (Paris) |
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Léon Charles Marie Verscheider
Né à Paris le 26/10/1846, officier de marine, il est aspirant sur le Jean Bart en 1865, puis sur le Louis XIV, vaisseau école des cannoniers marins. Enseigne de vaisseau en 1869, il embarque sur le Casablanca pour participer à une expédition navale aux Antilles et à la Guyanne. Revenu en France sur sa demande pour participer à la guerre, il est au siège de Paris comme officier d'état major de l'amiral La Roncière le Noury. Il est alors chargé de commander les pontonniers auxiliaires de la marine, formés de 60 gabiers d'élites. Il est tué par un obus prussien le 2/12/1870 à Brie sur Marne alors qu'il surveillait l'installation des ponts sur la Marne.
Photo Mayer (Paris) |
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Jacques Auguste Constant François Fievet Capitaine, il commande une batterie d'artillerie du 13e RA en Crimée. Il se distingue à Inkermann et il est promu chef d'escadron en juin 1855. A cette date, il passe dans la Garde Impériale et commande son artillerie détachée en Crimée. Nommé lieutenant colonel le 24/12/1858, il passe au 14e régiment à cheval, puis au régiment à cheval de la Garde Impériale, position dans laquelle il se fait photographier ci contre. Colonel le 27/12/1862 au 6e régiment pontonniers, il commande l'artillerie et les ponts du 1e corps d'armée au début de la guerre de 1870. Mis à disposition de la Place de Strasbourg, comme chef de l'artillerie, lors du siège de la ville, il commande une sortie le 16 aout 1870 par la porte de l'Hopital. Pris sous une embuscade de soldats badois, la sortie fait long feu et le colonel Fiévet est grièvement blessé à la jambe dans l'engagement qui coûte trois petites pièces de canon à l'armée française. Il décède de ses blessures le 1er septembre 1870. |
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Alfred Louis Fournier de Boisayrault Né le 31/8/1845. Saint Cyrien de la promotion d'Oajaca (1864-1866), il est nommé sous lieutenant au 3e régiment de chasseurs d'Afrique le 1/10/1866, puis il rejoint le 4e régiment de chasseurs d'Afrique lors de la reconstitution du régiment en avril 1867. Il est détaché à l'école de Saumur comme sous lieutenant d'instruction en 1870. En France au déclanchement de la guerre de 1870, il rejoint son régiment au Camp de Chalons et participe aux opérations de l'armée conduisant à la bataille de Sedan. Lors de la bataille de Sedan le 1e septembre 1870, Alfred de Boisayrault participe à la première charge de son régiment sur Illy et a un cheval tué sous lui. Ressellant un nouveau cheval trouvé par un de ses sous officiers sur le champ de bataille, il reprend sa place dans le rang. Plus tard dans la journée, vers 11h45, sortant du bois de la Garenne, près de la route de Givonne, un obus eclate sur la croupe du cheval d'un chasseur qui le précède. "Un eclat de cet obus frappa probablement de Boisairault qui venait immédiatement derrière ce cavalier, il poussa un cri, on le vit en même temps élever les bras en croix et tomber sans qu'on pût lui porter secours, tant le dessaroi était grand; son cheval rejoignit son peloton ; le lendemain un médecin trouvait encore le cadavre étendu à la même place, caché en partie par le corps d'un cheval sans tête" (La division Margueritte - R de Mandres). Photo Ken (Paris) |
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Dominique Manaud d'Aure Eleve de l'école de Saint Cyr (promotion de la nécessité), il est nommé sous lieutenant au 2e régiment de chasseurs dans lequel il va faire toute sa carrière militaire. Lieutenant le 24/12/1846, puis capitaine le 31/3/1851, il fait la campagne d'Italie et y est nommé chevalier de la légion d'honneur.En 1865, il se fait photographier alors qu'il est adjudant major du régiment. Ce grade, qu'il occupe depuis plus de dix ans, est reconnaissable à la teinte différente du galon central par rapport aux deux galons extérieurs. D'Aure arbore sa croix de la légion d'honneur, sa médaille commémorative d'Italie et l'ordre militaire du royaume de Savoie, tous reçus durant la campagne d'Italie. Il sera nommé chef d'escadron le 13/8/1865, toujours au 2e chasseurs. En aout 1870, lors de la bataille de Rezonville, il est renversé de son cheval par un eclat d'obus d'artillerie et tué. Sa famille ne retrouvera pas son corps. Photo Prévot (Paris) |
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Pierre François Eugène André Ce saint cyrien de la promotion de Crimée-Sébastopol (1854-1856) est nommé sous lieutenant le 1/10/1855 au 48e régiment d'infanterie. Lieutenant le 16/3/1864, il fait campagne en Algérie entre 1864 et 1868. Au déclanchement de la guerre de 70, il est capitaine de son régiment qui participe à la bataille de Froeschwiller à la division du général Raoult le 6/8/1870. Il y est tué alors que sa compagnie défend le bois de Froeschwiller. Le régiment perd dans cette affaire 1200 hommes, ainsi que 18 officiers. Photo Muzet & Joguet (Lyon) |
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Pierre Antoine Emile Parmentier
Né le 1/5/1833 à Barr en Alsace, il est Saint Cyrien (1842-1844) et a fait l'école d'état major, de la promotion de 1847. Peu après sa nomination comme Lieutenant, il est envoyé au corps expéditionnaire de Rome en 1849, aide de camp du général Chadesson, commandant une brigade d'infanterie. Il va rester en Italie durant une longue partie de sa carrière, attaché au corps d'occupation de Rome. Il se fait photographier par l'atelier d'Alessandri, célèbre photographe romain, alors qu'il est capitaine, en grande tenue d'officier d'état major. Après sa nomination comme chef d'escadron le 12/8/1864, il est nommé attaché militaire à Rome. Après près de vingt ans de présence en Italie, la guerre de 1870 le rappelle en France. Il est nommé à l'état major de la 2e division d'infanterie du général Liébert (7e corps d'armée). Le 1/9/1870 lors de la bataille de Sedan, sa division est très activement engagée sur Illy et Floing et le commandant Parmentier est mortellement blessé lors de l'engagement. Il meurt de ses blessures le 6/9/1870 Photo d'Alessandri (Rome) |
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Charles Robert de Vogüé
Né le 16/12/1835 à Paris, il est Saint Cyrien de la promotion Crimée-Sébastopol (1854-1856), sorti 198e sur 416.. Sous Lieutenant le 1/10/1856, il est nommé au 8e régiment de hussards avec qui il fait la campagne d'Italie. Lieutenant 17/1/1863, il passe au 11e régiment de chasseurs à cheval et est envoyé en Algérie en 1864, en garnison à Mostaganem. Il y est nommé chevalier de la Légion d'Honneur. Capitaine le 14/8/1867, la vie africaine lui convient puisque lorsque le 8e Hussard rentre en France, de Vogüé obtient sa permutation au 1er régiment de Spahis en 1868. Remarqué par le haut commandement, et bénéficiant d'importants appuis familiaux, il est nommé officier d'ordonnance du maréchal de Mac Mahon, gouverneur de l'Algérie. Cette fonction explique le port des aiguillette sur ce beau portrait, oeuvre du photographe Geiser. De Vogüé suit Mac Mahon lorsque celui-ci est nommé commandant l'armée d'Alsace en 1870. Il est tué le 6/8/1870 à la bataille de Froeschwiller, d'une balle en plein front. Enterré dans une fosse commune, son père devra faire des recherches pour retrouver son corps et lui donner une sépulture individuelle.
Photo Geiser (Alger) |
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Marie Charles Henri, Comte Harouard de Suarez d'Aulan Henri d'Aulan est né le 3/1/1839. Il est promu sous lieutenant le 1/10/1860 au 1er régiment de carabiniers. Il est pris en photo ici à Livourne en 1860, pour le mariage de son frère ainé avec la fille d'un sénateur du royaume d'Italie. En janvier 1866, peu après la fusion des deux régiments de carabiniers, il est promu lieutenant au 6e régiment de Hussards. Il est nommé capitaine en 1870, peu avant le début de la guerre de 1870. Au dépôt de son régiment, comme capitaine adjudant major, il n'assite pas aux opérations en Lorraine et aux revers de l'armée impériale. En revanche, il fait partie du 4e régiment de marche de dragons, mis sur pied le 4/10/1870 et engagé au 16e corps d'armée à l'armée de la Loire. Distingué lors de la bataille de Coulmier, il reçoit la croix de la Légion d'Honneur. Il est tué le 1/12/1870 lors de la bataille de Patay, alors que son régiment est pris sous le feu de l'artillerie ennemie.
Photo Marzocchini (Livourne) |
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Albert Charles Elisée Leclerc
Saint Cyrien de la promotion de l'Indoustan (1857-1859), il est nommé sous lieutenant le 1/10/1859 au 3e régiment de Chasseurs d'Afrique et est envoyé à l'école de Saumur pour parfaire son instruction d'officier de cavalerie. C'est à cette date qu'il fait réaliser ce portrait par le photographe Le Roch, vers 1862, dans la tenue des sous lieutenants d'instruction. Il fait ensuite campagne au Mexique, puis en Algérie. Promu lieutenant, le 4/3/1868, il est lieutenant en premier au 3e escadron lorsqu'éclate la guerre de 1870. Le 1/9/1870, à Sedan, il participe à la première charge du régiment sur le calvaire d'Illy. "A 150 metres, sur le chemin avant la pente, le lieutenant Leclerc a été blessé. Il vacille et ralentit. Un instant après son cheval, tué raide, fait panache. Un chasseur, Dallet, sans souci du danger, met pied à terre. Il relève son lieutenant tout étourdi et le soutient. Une balle frappe alors Leclerc dans la région du coeur et le tue sur le coup. C'était le premier officier tué de la division dans cette journée sanglante. Leclerc atteint mortellement dans les bras d'un de ses chasseurs, donne la véritable idée de cette affection et de cette discipline spéciales, toutes de dévouement et de respectieuse intimité, qui unissait alors dans les régiments de cavalerie les hommes à leurs supérieurs. C'était le résultat des soins et de l'affection que les officiers témoignaient journellement à leurs cavaliers. (R de Mandres, la division Margueritte à Sedan)" Photo le Roch (Saumur) |
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Marie Jean Germain de Liniers
Saint Cyrien de la promotion de Djemmah (1844-1846), il est nommé Sous Lieutenant le 1/10/1846 au 10e régiment de chasseurs. Nommé Lieutenant le 19/12/1848, il est détaché à Saumur comme officier d'instruction, puis, après sa promotion comme capitaine (le 10/12/1851), il est détaché à l'école de Saint Cyr comme officier instructeur de cavalerie. Promu Chef d'escadrons, le 12/8/1861 au 7e régiment de chasseurs à cheval, il y recoit la croix de la Légion d'Honneur. Il est ici photographié vers 1868, alors qu'il est commandant des troupes à l'école impériale de cavalerie de Saumur, poste auquel le destinaient ses qualités equestres. Promu Lieutenant Colonel le 27/2/1869, il est nommé au 3e régiment des chasseurs d'Afrique. Le 1/9/1870, à Sedan, il participe à la première charge du régiment sur
le calvaire d'Illy. Placé à la droite du régiment, il est légèrement
blessé à la main alors qu'il rallie quelques chasseurs et se jette dans
les vergers à la poursuite des tiralleurs ennemis qui défilent. Photo le Roch (Saumur) |
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Rémi Héraud Officier au 71e régiment d'infanterie, il est promu Lieutenant le 27/12/58. Engagé en Italie, notamment à Solférino, il revient de cette campagne décoré de la médaille d'Italie. Capitaine, le 12/3/1866, il reçoit la croix de la Légion d'Honneur peu avant la guerre de 1870. Durant la guerre de 70, le régiment fait partie du 3e corps d'armée et Héraud y sert au 3e bataillon. Le 14/8/1870, à Borny, son bataillon est engagé durant toute la bataille, jusqu'à épuisement complet des cartouches. Rémi Héraud y trouve la mort. Durant l'engagement, le bataillon est décimé, y perdant 2 officiers tués, 8 blessés, et pour la troupe, 50 tués, 198 blessés et 44 disparus. |
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Jean Maurice Fontaine de Cramayel Né le 2/8/1839 à Metz, il est issu d'une famille qui fournit de nombreux militaires et diplomates à la France. Après avoir fait l'école de Saint Cyr en 1856, il est nommé Sous Lieutenant au 1er régiment de carabiniers le 1/10/1858. Lieutenant le 11/8/1862, il passe au régiment de carabiniers de la Garde en janvier 1866. C'est dans ce grade qu'il est photographié par le Roch, alors qu'il est à Saumur, à l'école de cavalerie. Capitaine le 30/10/1867, il passe au 12e
régiment de dragons, comme capitaine instructeur. Son corps ne sera pas retrouvé. Photo le Roch (Saumur) |
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Adrien Prévault Adrien Prévault est né le 12/3/1836 dans l'Indre et Loire. Il fait l'école de Saint Cyr (promotion du Prince Impérial 1855-1857) et rejoint le 2e régiment de Zouaves comme Sous Lieutenant. Durant la campagne d'Italie, il est blessé à la bataille de Magenta. En novembre 1861, il s'embarque avec son bataillon pour le Mexique et participe à la première attaque de Puebla qui se solde par un échec. Néanmoins, à la suite de cette affaire, Prévault est nommé Lieutenant (le 7/5/62). Capitaine le 13/8/65, il est photographié à
Oran avec la dédicace suivante : "Que cette image vous fasse penser
quelquefois à un coeur qui vous est tout dévoué". Evacué, il se remet de sa blessure et est nommé Chef de bataillon lors de la réorganisation du 4e Zouaves le 1/10/1870 à Paris. Il est nommé Lieutenant colonel du 42e de Ligne durant le siège de Paris le 27/11/1870. A peine quelques jours après sa nomination, il est tué à la tête de son régiment en chargeant le plateau de Coeuilly lors de la bataille de Villiers le 30/11/70. Photo Klary (Oran) |
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Tristan de Ferluc Sous Lieutenant le 23/2/1856, il est nommé au 65e régiment d'infanterie. Il participe à la campagne d'Italie, à la suite de laquelle il est promu Lieutenant le 5/7/1859. Il est promu Capitaine en 1870, juste avant le déclanchement de la guerre de 70. Le régiment est engagé devant Metz, sous le commandement du colonel Sée. Lors de la bataille de Saint Privat, le 65e RI est engagé devant Amanvilliers et doit subir un feu d'artillerie terrible des prussiens. Lors de la bataille, la capitaine de Ferluc est tué par un obus. |
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Jean Paul Gravier de Vergennes Né le 14/12/1842, il est engagé volontaire au 8e lanciers. Alors qu'il est maréchal des logis, il est envoyé à Saumur. C'est dans cette ville qu'il est photographié, dans la tenue du 8e lanciers. Le 25/12/1867, il est promu Sous Lieutenant et rejoint le 3e régiment de chasseurs d'Afrique par permutation le 4/3/1868. En 1870, il sert au 3e escadron du régiment. Il est tué à Sedan le 1/9/1870 lors de la première charge du régiment. "Au centre du régiment, où le passage du chemin a été relativement facile, le 3e escadron, conduit par le capitaine Rapp, a vite accusé son mouvement en avant. Après avoir passé le ruisseau le premier, il arrive au milieu des Allemands. Le sous lieutenant de Vergennes, à 40 metres après le chemin, est tombé mort atteint de plusiers balles. (Rozat de Mandres)"
Photo le Roch (Saumur) |
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Auguste Minary Sous officier sorti du rang, Minary a fait toute sa carrière au 1er régiment de zouaves, y gagant ses galons d'officier et ses décorations en Crimée, en Italie et au Mexique. Il a été blessé deux fois au cours de sa carrière. Capitaine adjudant major en 1870, il est nommé Chef de bataillon après la bataille de Woerth pour remplacer les pertes cruelles du régiment, notamment dans le corps des officiers.
Photo Thévenot (Paris) |
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François Eugène Carbonnel François Carbonnel est fils d'un négociant. Il est né le 6/10/1827 à Rouen. Il a fait la campagne de Crimée comme Lieutenant au 5e régiment d'artillerie. Il est promu Capitaine le 30/12/1857. Il sert au 16e régiment et est affecté au corps d'occupation en Italie, date à laquelle est prise la photo ci contre. La guerre de 1870 le trouve capitaine du 5e régiment d'artillerie
montée, commandant la 10e batterie composée de canons de 12 rayés. Il se
distingue une première fois lors de la bataille de Spicheren, le 6/8/1870.
Il est promu officier de la Légion d'Honneur à titre posthume le 20/8/1870. Photo Altobelli (Rome) |
Jean Pierre Ferdinand de Belhague Il est Colonel du 11e régiment d'infanterie
depuis le 5/5/1864. Le 30/8/1870, le 5e corps d'armée, dont fait parie le 11e
RI, est surpris par les Prussien à Beaumont. "Au
premier coup de canon, le 11e sauta sur ses
armes. Faisant preuve d'énergie et d'initiative, le colonel de Béhagle,
qui n'a pas quitté sa tente depuis le matin, et qui, manquant de vivres, a
partagé dans la matinée le café noir de son ordonnance, prend le
commandement de toutes ces troupes éparses. Le 11e, dont les campements étaient les plus éloignés de
l'ennemi, se forma immédiatement en bataille. En avant, le 11e ! s'écrie
le colonel de Béhagle d'une voix tonnante, et, sans tenir compte de
l'infériorité numérique, sans calculer combien les chances sont inégales,
ce brave officier supérieur s'élance à la tête des siens, qui le suivent
résolument. Malgré la pluie de fer qui s'abat sur lui, le 11e gagne du terrain en avant ; seul, il est exposé à
l'armée allemande tout entière pendant les mouvements préparatoires des
autres régiments de la division, car il se trouve immédiatement prêt à
résister aux colonnes prussiennes et prêt à se sacrifier pour sauver
l'armée. Visant à genou ou couchés, les soldats du 11e tirent avec le plus grand sang-froid et à coup
sûr dans les noires et profondes masses qui descendent des collines ;
leurs balles fouillent si bien les régiments prussiens, que ceux-ci,
malgré leur supériorité écrasante, reculent et vont se dissimuler à la
lisière des bois. En quelques instants, une batterie allemande
d'avant-garde perd 24 chevaux et 26 canonniers; 2 bataillons du 86e Poméranien sont décimés et lâchent pied sous la
grêle de balles que font pleuvoir sur eux nos héroïques fantassins. Mais,
si les assaillants subissent des pertes sensibles par le feu de nos
chassepots, leur nombreuse et redoutable artillerie nous couvre de
projectiles. Le 11e de ligne, écrasé par la
supériorité numérique de l'ennemi et par la grêle d'obus qui fait
rage sur lui depuis une heure et demie, cède le terrain, mais pied à pied,
et ne bat définitivement en retraite que lorsqu'il se voit menacé d'être
débordé tout à la fois sur sa droite et sur sa gauche. I.e lendemain, en
ramassant les morts sur le champ de bataille, on trouva des soldats du
1Ie qui avaient été frappés par les balles
prussiennes à plus de 500 mètres en avant de leurs campements. Photo Chamussy (Chambéry)
Dès le
début de l'action, le colonel de Déhagle, après avoir réussi
à enlever son Régiment, s'était placé sur la première ligne de
ses tirailleurs. Il venait de donner à un sous-lieutenant
d'infanterie l'ordre de faire avancer les pièces qui se trouvaient dans la
vallée de Dame-Pouce, lorsqu'une balle partie à 500 mètres des environs de
la Maison-Blanche lui traversa le foie et les reins. Ce brave officier,
mortellement atteint, eut encore la force de crier, au moment où ses
sapeurs, groupés autour de lui, l'emmenaient à l'ambulance : « Ne vous
occupez pas de moi!... « Allons, mes enfants, soutenez l'honneur du
Régiment! Courage! « courage ! ». Transporté à l'ambulance de Beaumont, le
colonel de Bébagle y mourut le lendemain, et les Prussiens rendirent les
honneurs militaires à son convoi, escorté par un soldat du 11e, le bras en
écharpe, qui avait demandé comme unique faveur de porter l'eau bénite pour
la sépulture de son chef bien-aimé. M. de Déhagle était un intrépide
soldat. Chef de bataillon à Solférino, il était allé avertir, au péril de
sa vie, le quartier-général que l'armée française avait devant elle toute
l'armée autrichienne, et ce fut par miracle qu'il échappa aux Autrichiens,
qui tirèrent sur lui, à son retour, des centaines de coups de fusil, comme
des chasseurs sur un lièvre. Il se laissa glisser de son cheval comme s'il
eût été atteint, et rejoignit son bataillon en suivant la berge d'un canal
desséché. Aussi bon que brave, il était adoré de ses officiers et de ses
soldats, qui pleurèrent eu lui un chef aussi distingué par ses belles
qualités militaires que par son caractère aimable et sa bienveillante
sollicitude pour tous ses subordonnés. A Sarrebourg, pendant que, selon
ses propres paroles, « nous fuyions comme des misérables . devant
l'envahisseur, on le voyait mangeant un morceau de pain noir sur son
cheval, encourageant ses soldats harassés en les appelant "ses entants"
d'une voix si sympathique qu'ils redoublaient d'efforts pour marcher
encore, à la prière de celui qu'ils aimaient comme un père
(historique du 11e régiment d'infanterie)". 
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Abdallah Ben Missoun Abdallah ben Missoun a déjà une longue carrière de sous officier derrière lui au 2em régiment de tirailleurs algériens, lorsqu'il est promu Sous Lieutenant le 28/3/1863. Il a servi en Algérie, mais aussi durant la campagne d'Italie, dont il est revcenu décoré. Spécificité du corps des tirailleurs algériens, le corps des officiers est composé d'officiers indigènes, qui peuvent servir jusqu'au grade de lieutenant. Ben Missoun porte ici leur tenue spécifique : veste et gilet de forme arabe, en drap bleu de ciel, ornés de tresses et de galons en soie noire. Grades en forme de noeuds hongrois sur les manches. Pantalon arabe en drap orné de chamarrures en soie noire. Chéchia et turban, bottes souples en cuir noir verni. Au début 1870, il participe à l'expédition de l'Oued Guir, puis en aout 1870, fait partie des officiers envoyés combattre en France. Il sert à la 3e compagnie du 2e bataillon. Le 6/8/1870 à Froeschwiller, le régiment va défendre l'éperon boisé du Hochwald contre les attaques prussiennes et bavaroises, très supérieures en nombre. Pour arréter leur marche en avant, les tirailleurs doivent effectuer de nombreux retours offensifs à la baïonnette qui rejettent plusieurs fois l'ennemi dans les bois d'où ils essaient de déboucher, mais au prix de pertes sanglantes, notamment lorsqu'ils doivent remonter la pente vers le couvert du bois, sous le feu de l'artillerie. Ben Missoun est grièvement blessé lors de la bataille. Il succombe de ses blessures le 26/8/1870 à Soultz. |
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Charles Auguste de Beurmann
Né le 23/1/1829 à Wissembourg, Charles de Beumann est promu capitaine du 63e régiment d'infanterie le 24/5/1859. En 1870, il en commande la 3e compagnie du 3e bataillon. Le 6/8/1870 à Spickeren, le bataillon est en soutien d'une batterie de mitrailleuse déployée au sud ouest du bois de Rotherberg lorsqu'il est ordonné d'appuyer les troupes engagées dans le bois. "Pour se dérober à la vue des batteries prussiennes qui canonnent violamment la position, le bataillon entre dans le sous bois et descend vers le nord en longeant la lisière ouest. Au débouché de ce couvert, outre les obus qui lui viennent de la gauche, il est assailli du même côté par une violent fusillade qui met hors de combat le capitaine de Beurmann (historique du régiment)". Son corps n'est pas retrouvé et il est promu chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume le 19/10/1870.
Photo Darnay (Poitier) |
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Généraux
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Frédéric Legrand Né en 1810, frédéric Legrand est un officier sorti du rang.
Il s'est distingué de nombreuses fois en Algérie durant la conquête
(notamment lors de la prise de la smala d'abd el Kader et lors de la
bataille d'Isly) au régiment des Spahis, puis aux chasseurs
d'Afrique. Il a aussi servi comme lieutenant
colonel aux Guides de la Garde. Le 16/8/1870 à Mars la Tour, il charge à la tête de la cavalerie française dans l'une des plus grande bataille de cavalerie de l'histoire. Les détails des circonstances de sa mort diffèrent. Pour Dick de Lonlay (Francais et Allemands), son cheval ayant été tué dans la mélée, il tombe, brise son épée et reste coincé, une jambe prise sous sa monture. Une douzaine de dragons oldenbourgeois s'acharnent alors sur lui "pour le larder et le fouler aux pieds de leurs chevaux". Son aide de camp, le lieutenant Voirin, qui ne peut rien faire pour le sauver et est lui même blessé de 17 coups de sabre en essayant de le protéger. Pour son autre aide de camp, le lieutenant Longuet, il a d'abord la poitrine percée d'un coup de lance, puis il reçoit un violent coup de sabre au dessus de l'oreille gauche et ne rejoint le fossé de la route de Mars la Tour qu'appuyé sur le bras d'un capitaine de dragons, pour mourir quelques heures plus tard. Il laisse une veuve et onze enfants, famille nombreuse sans fortune. Sa carrière est détaillée sur une page qui lui est consacrée. Photo Disdéri (Paris) |
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Claude Jules Isidore Manèque Né en 1812, il fait l'école de Saint Cyr en 1830-1832 et en sort second avant de faire l'école d'état major. Il a une carrière brillante : Chef d'Escadron le 24/11/1854, il est officier de la Légion d'Honneur, à l'Etat-Major de la 2e Division d'Infanterie de la Garde Impériale ; Lieutenant-Colonel le 10/05/1859 il est chef d'Etat-Major de la Division de Cavalerie du 1er Corps d'Armée. Nommé Colonel le 14/1/1863, il est sous-chef
d'Etat-Major Général du Corps Expéditionnaire au Mexique. Dans ses
mémoires, le général du Barail écrit de lui : "Le colonel d'Auverge
avait pour second le lieutenant colonel Manèque, un de mes compagnons
d'arme d'Afrique, un ami que j'étais heureux de retrouver et qu'appréciait
beaucoup le général Pelissier. C'était un officier d'un rare bon sens,
d'un parfait esprit de justice et d'impartialité, qui, sans empiéter sur
les attributions d'autrui, exercait une influence heureuse et
féconde". Il est nommé Général de Brigade le 02 août 1869. En 1870, il est chef de l'état major du 3e Corps d'armée et est blessé mortellement par un eclat d'obus le 1er septembre 1870 à la bataille de Noisseville (devant Metz). Il est enterré à Saint Julien |
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Jules Edouard Colson
Né le 20/1/1820, il fait Saint Cyr et l'école d'état major (1844). Officier brillant du corps d'état major, il fait la campagne de Crimée (où il est blessé le 18/6/1855), il sert en Algérie, notamment en 1857 pour la campagne de Kabylie et suit la campagne d'Italie. Il sert aussi comme attaché militaire en Russie. Au déclanchement de la guerre, il est général de brigade, chef d'état major du Maréchal Mac Mahon au 1er corps d'armée. Il est tué le 6 aout 1870, à la bataille de Froeschwiller.
Photo Disdéri (Paris) |
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Claude Théodore Decaen Né le 20/9/1811 à Utrecht. A sa sortie de saint cyr, il rejoint le 21e régiment avec lequel il fait la campagne d'Alger en 1830. Chef de bataillon le 6/5/1850, il a commandé le 1er bataillon de chasseurs à pied en Algérie entre 1853 et 1854. Il a servi en Crimée comme colonel du 7e régiment d'infanterie et il s'est brillament illustré lors de la prise de Sébastopol en plantant le drapeau de son régiment dans le fort de Malakoff, ce qui lui a valu d'être nommé général de brigade. En 1857, il commande une brigade de voltigeurs de la Garde Impériale, ce qui nous vaut cette photographie de le Gray au camp de Chalons. Il garde ce commandement durant la guerre d'Italie, jusqu'à la bataille de Magenta à la suite de laquelle il est nommé général de division, commandant la 2e division du corps d'armée de Mac Mahon. En 1870, grand officier de la Légion d'honneur, il est mis à la tête du 3e Corps d'armée. Il est blessé le 14/8/1870 à Borny. Du Barail raconte dans ses mémoires : "Le général Decaen, pendant qu'il se prodiguait sur le champ de bataille, reçut une balle qui, contournant le genou, vint se perdre dans le jarret. Malgré ses officiers, il voulut rester à cheval, mais la bête ayant été tuée, le malheureux général tomba, sa jambe blessée engagée sous le corps du cheval. Il fallut l'emporter à l'ambulance où il mourut peu de jours après, pleuré par toute l'armée". |
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Louis Charles Auguste Morand C'est le fils du général Morand qui s'illustra sous le Premier empire.
Il est né le 20/12/1813 à Mayence., il a fait Saint Cyr dans la promotion
d'Isly (1843-1845). Chef de bataillon le 13/7/1858 au 2e régiment de Zouaves, il commande son bataillon lors de la campagne d'Italie et se distingue lors de la prise de Magenta, action pour laquelle le drapeau du régiment est décoré. Il se distingue une nouvelle fois à Solférino et est nommé officier de la Légion d'Honneur. En 1862, son bataillon est envoyé au Mexique et il échoue devant le premier assaut de Puébla. Nommé lieutenant colonel le 21/12/1862 au 34e régiment d'infanterie, il retourne en France. Colonel du 21e régiment d'infanterie le 6/3/1867, c'est dans ces fonctions qu'il est engagé en 1870. Il se distingue brillament le 6 aout à Froeschwiller. Nommé général de brigade le 25/8/1870, il est blessé le 30/8/1870 lors de la bataille de Beaumont et meurt le 9 septembre de ses blessures. |
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Noël Raoult Né à Meaux le 26/12/1810, fils d'un boulanger, il a fait Saint Cyr et l'école d'état major. Il a servi en Algérie à l'état major du général Pelissier et s'est distingué en Crimée où il a été blessé à deux reprises le 6 juin et le 8 septembre 1855. Revenu de Crimée comme commandeur de la Légion d'Honneur, seul lieutenant colonel a avoir cette distinction, il est nommé chef d'état major de la Garde Impériale, fonction qu'il occupe alors qu'il est photographié par Le Gray. Il a été nommé général de brigade après la campagne d'Italie et général de division en 1867. En 1870, il commande une division de l'armée de Mac Mahon. Il est grièvement blessé à la bataille de Froeschwiller le 6/8/1870 et meurt un mois plus tard. |
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Pierre Victor Guilhem
Né à Saint Géours (Landes) le 29/12/1815, c'est un engagé volontaire, promu officier au mérite. il a servi comme officier au 55e régiment d'infanterie, en Afrique et en Crimée, puis il dans la Garde Impériale comme Lieutenant Colonel (1/3/1856) au 2e régiment des Grenadiers et s'est illustré à Magenta. Promu Colonel le 16/6/1859, il est nommé au 90e régiment d'infanterie en remplacement de son chef de corps tué durant la bataille. A la tête du 90e, il se distingue ensuite à Solférino lors de la prise du village de Rebecco. Il revient d'Italie officier de la Légion d'Honneur. Il est ici photographié en 1862 alors que son régiment est en garnison à Nice et il porte les décorations qu'il a reçu lors de la campagne d'Italie. Entre 1865 et 1867, il commande le régiment de la légion étrangère au Mexique. Promu général de brigade en 1867, lorsque la guerre de 70 éclate il commande la brigade d'infanterie des troupes du corps d'occupation de Rome. Revenu en France, il est mis à la tête d'une brigade du 14e corps d'armée du général Vinoy. Il est tué lors de la bataille de Chevilly le 30/9/1870. Son corps sera remis à l'armée française par les Prussiens et fera l'objet d'obsèques conduites par le général Trochu lors du siège de Paris.
Photo Ferret (Nice)
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