Les bataillons de chasseurs à pied (15-30)

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 Historique sous le IInd Empire et la République

 

Le 15e bataillon de chasseurs est créé en 1854. Durant la campagne d'Italie, il se distingue à Novare et à Solférino. En 1870, il est à l'armée du Rhin aux batailles de Borny, de Rezonville, de Saint Privat et de Servigny.
Il est en Algérie de 1875 à 1880.

Auguste François Joseph Guilhamat

Né le 31/8/1823 à Salt (Espagne), Guillhamat est entré comme enfant de troupe au 19e régiment d'infanterie en 1829, à six ans. Nommé tambour à 14 ans, puis soldat en 1841, il gravit progressivement les grades de sous officier (sergent en 1843, sergent major en 1848, puis adjudant en aout 1851). Il a participé à la repression des mouvements republicains opposés au coup d'Etat de 1851.

Le 30/12/1852, il acquiert les épaulettes et est promu Sous Lieutenant, mais doit quitter son régiment qui l'a presque vu naître et il rejoint le 34e régiment d'infanterie. Un an plus tard, il passe au 17e bataillon de chasseurs à pied et part en Orient pour la campagne de Crimée le 4/12/1854.

Le 29/6/1855, il est promu Lieutenant et passe au 5e bataillon de chasseurs. Il revient de Crimée en juin 1856, décoré de la Légion d'Honneur (reçue le 1/3/1856). Il repart faire campagne en Italie. Lors de la bataille de Solférino, il prend le commandement de sa compagnie après la blessure de son supérieur. Il y gagne la valeur militaire de Sardaigne et la médaille commémorative de la campagne.

Le 20/1/1864, il est nommé Capitaine au 15e bataillon de chasseurs. Durant la guerre contre l'Allemagne qu'il fait avec son bataillon, il en commande la première compagnie. A Borny, le bataillon est engagé devant le chateau de Colombey et y perd 185 chasseurs. En revanche, il est peu engagé à Rezonville et à Saint Privat. Durant le siège de Metz, il participe sans être très engagé  aux diverses tentatives de sorties, toutes avortées faute de moyens. Guilhamat est fait prisonnier à la capitulation de Metz.

Il est retraité en fevrier 1874. Il est mort le 20/4/1889.

Photo Fragney (Besançon)

    


Le 16e bataillon de chasseurs est créé en 1854. Il est en Orient de 1855 à 1856, puis est envoyé en Syrie en 1860. Après un séjour en Algérie entre 1864 à 1866, il est à l'armée du Rhin en 1870 et est engagé lors des batailles de Wissembourg, de Froeschwiller et à Sedan.
De 1884 à 1885, il fait partie du corps expéditionnaire du Tonkin et combat à Lang Son.

    

Victor Emile Debenath

Né le 3/1/1846 à Rouffach (Haut Rhin), fils de militaire, il est mis comme enfant de troupe au 11e bataillon de chasseurs à pied à 11 ans. Ayant atteint l'âge légal, il s'y engage comme soldat le 5/1/1863. Il y passe progressivement les grades de sous officier et est adjudant major au déclanchement de la guerre de 70. Faisant campagne à l'armée du Rhin, il est contusionné par un eclat d'obus au côté droit du maxilaire inférieur le 14/8/1870 à Borny. Il est nommé adjudant le 6/9/1870 et est fait prisonnier à la capitulation de Metz.

Le 16/6/1872, il est promu Sous Lieutenant au 16e bataillon de chasseurs.

Lieutenant le 31/5/1879, il est nommé au 41e régiment d'infanterie.

En janvier 1886, il rejoint le 79e régiment d'infanterie. Il y est promu Capitaine le 8/7/1886, puis capitaine d'habillement en fevrier 1887. Ayant atteint la fin de sa longue carrière, il est nommé chevalier de la légion d'Honneur le 28/12/1888.

Il est mort le 28/12/1909.

Photo Rochat (Neufchâteau)


Le 17e bataillon de chasseurs est créé en 1854. Il est en Orient de 1855 à 1856 (Siège de Sébastopol, attaque des ouvrages blancs et lors de l'assaut de Malakov). En Italie en 1859, il est engagé à Montebello et à Solférino. En 1870, il est à l'armée du Rhin, à Froeschwiller et à Sedan. En 1879, il réprime l'insurrection de l'Aures en Algérie.

Jacques Hippolyte Montagnan

Né le 30/8/1821 à Heches (Hautes Pyrennées). Engagé volontaire en 1842, il rejoint le 10e bataillon de chasseurs. Il y est nommé caporal, puis sergent le 21/12/1844. Il sert en Algérie entre 1843 et 1848. Après avoir reçu la médaille militaire le 10/5/1852, il est en garnison à Rome entre fevrier 1853 et octobre 1854. Il rejoint alors la Crimée en décembre 1854 et est nommé adjudant en février 1855.

Nommé Sous Lieutenant le 29/6/1855, il rejoint le 14e bataillon de chasseurs. Un mois plus tard, le 23 juillet, il est contusionné au bras gauche par un eclat de bombe devant Sébastopol. Pour sa campagne de Crimée, il reçoit les médailles turques et britanniques. Revenu en France, il reçoit la croix de la Légion d'Honneur le 10/10/1858. Il fait ensuite campagne en Italie et reste en garnison dans le pays jusqu'en décembre 1859.

Nommé Lieutenant le 7/12/59 au 17e bataillon de chasseurs, il est encore au bataillon dans ce grade en 1868. C'est à ce poste qu'il se fait prendre en photo vers 1865, quand le 17e bataillon est en garnison à Toulouse.

Il est nommé Capitaine le 26/12/1868 au 4e bataillon de chasseurs. C'est dans ce grade qu'il fait la guerre de 1870. Fait prisonnier à la capitulation de Sedan, il parvient à s'évader le 16/9/1870 et rejoint l'armée de la Loire. Affecté au 16e bataillon de marche, il est nommé chef de bataillon au 71e régiment de marche le 20/12/1870. Ce grade ne sera que temporaire, puisque la commission de révision des grade, mise en place après la guerre, le réaffecte comme capitaine. Il reçoit en revanche la croix d'officier de la Légion d'Honneur. Il finit alors sa carrière au 65e régiment d'infanterie.

Il est mort en aout 1883.

Photo Toulousaine

     

 

   

Georges Charles Law de Lauriston

 

Né le 2/12/1842, il fait Saint Cyr (promotion de Puébla 1862-1864).

Nommé Sous lieutenant le 1/10/1864, il est nommé au 20e bataillon de chasseurs à pied. En 1868, il est muté au bataillon de chasseurs à pied de la Garde Impériale.

Nommé Lieutenant le 7/8/1869 au 17e bataillon de chasseurs à pied avec lequel il fait la guerre de 1870..

Il y est nommé Capitaine le 13/7/1872 après la guerre et se fait prendre en photo dans ce grade par le célèbre photographe parisien Reutlinger.

Il démissionne de l'armée vers 1880.

 

Photo Reutlinger (Paris)   


Le 18e bataillon de chasseurs est créé en 1854. Il est en Algérie de 1856 à 1857 (expédition des Babors et de Kabylie). En Italie en 1859, il est engagé à Solférino.
Durant la campagne du Mexique (1862-1867), il se distingue au siège de Puébla et aux opérations contre la guerilla dans le pays.
En 1870, il est à l'armée du Rhin, à Borny et Noisseville, son dépôt participant au siège de Paris.

    Joseph Rouzeaud

Né le 11/6/31 à Foix, il s'engage en novembre 1848 pour deux ans au 21 régiment léger. En septembre 1850 il est nommé caporal et signe un nouvel engagement de deux années. En 1852, il signe un troisième engagement de deux ans et il est nommé sergent en janvier 1853, puis sergent fourrier en janvier 1854. A l'expiration de son engagement, il revient brièvement à la vie civile, avant de souscrire un engagement volontaire en mai 1855 au 3e bataillon de chasseurs à pied comme simple chasseur. Il suit le bataillon en Crimée du 14/7/55 au 29/1/56. Il y passe successivement caporal (8/55) et sergent (11/55). Il reçoit la médaille de Crimée. Sergent fourrier en 3/56, puis sergent major en 3/58, il passe avec ce grade au 1er BCP en janvier 1861.

le 22/1/62 il part au Mexique avec son bataillon et il va y rester jusqu'au 14/12/64. Le 5/5/62 il est blessé d'un eclat d'obus au thorax et au bras gauche lors du premier assaut sur Puebla. Ce fait d'arme lui vaut une promotion au grade de Sous lieutenant. Il est cité à l'ordre du Corps d'armée pour sa belle conduite lors de la prise du pénitentier de Puebla le 29/3/63 (il est nommé Chevalier de la légion d'honneur et reçoit la médaille du Mexique).

Lieutenant le 8/3/65, il est muté au 13e BCP. Durant la guerre contre l'Allemagne, il participe à la bataille de Froeschwiller (6/8/70) et est fait prisonnier avec la majorité du bataillon dans le village de Froeschwiller.

De retour de captivité, il est nommé Capitaine (13/10/70) au 18e bataillon. Il passe dix ans dans cette fonction, recevant des notes modestes : "Homme de devoir et de dévouement, capacité très ordinaire, bon commandant de compagnie, digne d'estime." C'est à ce poste qu'est prise cette photo, dans la tenue d'infanterie portée après 1870.

En 1880, il est nommé Chef de bataillon au 64e régiment territorial (5/80). Il décède dans ce poste en 1888.

  


Le 19e bataillon de chasseurs est créé en 1854. Il est en Orient de 1854 à 1855, se distinguant à de nombreuses reprises (Alma, Inkermann, Siège de Sébastopol, Tratkir). En Italie en 1859, il combat à Palestro, Magenta et Solférino. En 1870, il participe à la bataille de Froeschwiller, de Beaumont et de Sedan, en y perdant son chef de corps.

     

Marcel Louis Hennequin

Né le 9/1/1869 à Rosselange, il fait Saint Cyr entre 1888 et 1890 (promotion du Grand Triomphe).

Il est nommé Sous lieutenant au 19e bataillon de chasseurs et se fait photographier dans la grande tenue d'officier de chasseurs. Il reste au 19e bataillon après sa promotion comme Lieutenant le 1/10/1892.

En 1898, il fait l'école supérieure de guerre et débute une brillante carrière dans les états majors et aux chasseurs à pied.

En 1914, il est Chef de bataillon et commande le 31e bataillon de chasseurs à pied. Il fera une brillante guerre et sera tué en janvier 1916 en Haute Alsace.

Une page spéciale lui est consacrée.

Photo Pirou (Paris)


Le 20e bataillon de chasseurs est créé en 1854. Il est au corps d'occupation de Rome entre 1858 et 1862, puis au Mexique entre 1862 à 1864. Il est engagé au siège de Puebla et à la prise de Colotlan. En 1870, il est à Borny, à Rezonville, à Saint Privat et à Servigny.

 

Marie Louis de Garnier des Garets 

Né le 11/2/38 à Trévoux (Ain), Garnier des Garets est élève de Saint Cyr en 1855. Il est nommé Sous lieutenant le 1/10/1857 au 2e bataillon de chasseurs. Il fait campagne en Chine et en Cochinchine entre 1859 et 1861. Le 15/8/1860, il est cité à l'ordre de l'armée comme s'étant particulièrement distingué pendant les opérations de la journée du 14/8/1860. Il est de nouveau cité le 26/2/1861 pour s'être distingué lors de l'attaque des forts de Ki-Hoa en Cochinchine, les 24 et 25 fevrier 1861. Il est nommé chevalier de l'ordre d'Isabelle la catholique (Espagne) et reçoit la médaille commémorative de l'expédition de Chine.

Nommé Lieutenant le 12/8/1861, il passe au 3e bataillon de chasseurs et sert au corps d'occupation de Rome entre 1862 et 1864. Il y est décoré de l'ordre de Pie.

Capitaine le 13/8/1865, il est nommé au 20e bataillon de chasseurs à pied mais est détaché comme officier d'ordonnance du ministre de la guerre, le maréchal Niel, ce qui explique le port des aiguillettes. Sur cette belle photo, il porte l'uniforme des officiers de chasseurs à pied instauré en 1867 et porte déjà une impressionnante série de décorations pour un jeune officier de 30 ans. Une autre s'y ajoutera bientôt : la croix de  chevalier de la Légion d'Honneur qu'il reçoit le 12/8/1869.
En 1870, à la déclaration de guerre, il a rejoint son bataillon, affecté à la division du général de Cissey. Le bataillon est engagé une première fois à Borny et contribue à la prise du village de Mey, mais il y perd son chef de bataillon.
Deux jours plus tard à Rezonville, le 20e bataillon s'illustre au ravin de Gréyère contre la brigade prussienne du général Wedel qui est pratiquement anihilée dans la bataille : "Le déploiement du bataillon s'effectue avec une précision admirable, malgré un feu terrible qui couvre le sol d'une véritable nappe de plomb. Le général Brayer, ayant eu son cheval tué sous lui, met l'épée à la main, fait sonner la charge et s'élance à la tête de sa brigade. Le feu de l'ennemi redouble avec violence ; le général, frappé à mort, tombe foudroyé au côté de son aide de camp [...] Rien n'arrête l'élan du bataillon qui s'avance par bonds en exécutant des feux à chaque halte et, par son exemple, ramène au feu des subdivisions d'infanterie de ligne fortement éprouvées et désorganisées par la lutte acharnée qu'elles soutenaient depuis longtemps déjà. Le ravin de la Gréyère qui séparait les combattants est traversé avec des pertes énormes et les Prussiens repoussés laissent 400 prisonniers entre les mains des chasseurs du 20e. A ce moment la brigade couronnait la crête du plateau de Gréyère. Une brigade de cavalerie allemande, profitant alors du désordre produit dans nos rang par l'attaque à la baïonnette, débouche de Mars la Tour et fond sur la colonne française pour sauver les débris de la brigade Wedel qui venait d'être si cruellement repoussée. Sans commandement, par un prodige inouï d'initiative et de discipline, la brigade Brayer se trouve instantanément formée en ligne face à l'attaque. Les carrés improvisés, faits de soldats de toutes armes, ouvrent à courte distance un feu formidable ; la brigade de cavalerie est à peu près anéantie." La journée est chaude et le bataillon perd 5 officiers (dont Garnier des Garets blessé à la cuisse dans l'action) et 62 chasseurs. Hélas, le bataillon ne profite pas de son avantage et reste sur ses positions.

Garnier des Garets est promu Chef de bataillon le 12/9/1870, au 1e régiment d'infanterie. Sa belle carrière ne s'arrête pas là et est résumée sur sa page spéciale.

   


 Le 21e bataillon de chasseurs est créé en 1855, mais dissous dès 1856. reconstitué en 1870, il subit son baptême du feu lors de la défense de Paris (batailles de Bonneuil, de Châtillon, de Villejuif et du Bourget).
En 1871, il est envoyé lutter contra l'insurrection en Algérie.

   

Etienne Olmi

Né le 22/5/1834 à Calvi, il s'engage en 1852 au 32e régiment d'infanterie. Nommé caporal en mars 1854, il sert en Orient entre mars 1855 et juin 1856. Olmi revient sergent de Crimée. Ayant renouvellé son engagement, il passe dans la gendarmerie le 8/12/1864 et sert comme brigadier dans la 26e legion de Gendarmerie. Nommé maréchal de logis 4/1/1869, il fait la guerre de 1870 à la prévoté de l'armée du Rhin. Il reçoit alors la médaille militaire le 28/9/1870, juste avant la capitulation de Metz.

Ayant echappé à la capture, il est nommé Sous Lieutenant le 4/12/70 et est affecté au 8e bataillon de chasseurs. Il reçoit alors successivement les grades de Lieutenant (19/12/1870) et Capitaine (17/1/1871) et sert au 29e bataillon de marche. Après la guerre, la commission de révision des grades le remet sous lieutenant au 28e BCP.

Promu Lieutenant le 3/12/1876, il passe au 8e bataillon de chasseurs et est nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 3/2/1880.

Capitaine le 19/11/1884, il est nommé au 21e bataillon et il se fait photographier dans l'uniforme des chasseurs à pied, porté entre 1884 et 1894 (dolman à brandebourgs et à galons en noeuds hongrois, képi à bandeau bleu). Il est retraité en 1887.

Il est mort le 19/7/1921

Photo Berthaud (Amiens)


Le 22e bataillon de chasseurs est créé en 1855, mais disparait lui aussi dès 1856. reconstitué en 1870, il contribue à la défense de Paris. Il est envoyé au Tonkin en 1885 et est alpinisé en décembre 1888. En 1895, il envoie une compagnie pour l'expédition de Madagascar.


Le 23e bataillon de chasseurs est créé en décembre 1870 à partir d'éléments des 7e, 15e et 18e bataillons. Il contribue à la défense de Paris, puis est envoyé en Algérie en 1871. En 1881, il fait la campagne de Tunise et occupe Kairouan.
En 1871, il participe à la repression de l'insurrection en Algérie, puis en 1881, participe à l'expédition de Tunisie. Il est alpinisé en décembre 1888.


Le 24e bataillon de chasseurs est créé en 1871 à partir des éléments du bataillon des chasseurs à pied de la Garde. Il reste en métropole de 1871 à 1914. Il est alpinisé en décembre 1888.


 Le 25e bataillon de chasseurs est créé en 1871 par la fusion des 24e et 25e bataillons de marche (qui on combattu à l'armée du Nord et à l'armée de l'Est). Hormis un petit détachement envoyé à Madagascar en 1895, il reste en métropole jusqu'à 1914.

Eugène Besnard

Né le 18/4/1831 à Monereau, il fait Saint Cyr entre 1850 et 1850. Promu Sous Lieutenant le 1/10/1852, il entre au 39e régiment d'infanterie. Le 11 mai 1854, il embarque pour l'Orient et y sert une première période jusqu'en septembre. Il y revient de nouveau durant toute l'année 1855. Le 25 avril de cette année, il est blessé d'un eclat de pierre à la tête alors qu'il sert aux tranchées devant Sébastopol. Le 18/6/1855, lors de l'assaut de la tour de Malakov, il est blessé une nouvelle fois d'un éclat de bombe à la tête. Il revient de Crimée décoré de la médaille britanique et de la valeur militaire de Sardaigne.

Lieutenant le 1/8/1855. Il est promu Capitaine le 11/4/1862. Il reçoit la croix de la Légion d'Honneur le 28/12/1868.

A la déclaration de guerre, il est en Algérie avec son régiment. Nommé capitaine adjudant major, il rejoint la France le 1/9/1870 et passe au 16e régiment de marche.

Promu Chef de bataillon le 8/2/1873, il prend le commandement du 25e bataillon de chasseurs le 8/10/1875. En 1880, il est nommé commandeur de l'ordre d'Isabelle la Catholique, décoration qu'il porte au cou sur la photo à droite.

Il est promu Lieutenant Colonel le 8/2/1881, puis Colonel du 104e RI le 27/3/1886. Il reçoit la croix d'officier de la Légion d'Honneur le 5/7/1888.

Il est mort le 10/3/1894.

 

Photo Appert (Paris)

  


Le 26e bataillon de chasseurs est créé en 1871 avec le 26e bataillon de marche, qui avait combattu à l'armée du nord.

Auguste Marcel Desvoyes

Né le 8/8/1865 à Romans (Drome), il est Saint Cyrien de la promotion de 1887, il commence sa carrière militaire dans l'infanterie et sert à plusieurs reprises comme officier d'ordonnance de généraux. Il est breveté de l'école de guerre en 1904.

Promu Chef de bataillon le 26/6/1906, il prend le commandement du 26e bataillon de chasseurs à pied (en garnison à Vincennes), le 10/7/1909. Il occupe cette fonction jusqu'en décembre 1912.

En janvier 1913, alors qu'il est Lieutenant Colonel, il est nommé chef de la mission militaire française au Pérou et ne revient en France qu'en septembre 1914. Il est alors nommé sous chef d'état major de la 8e armée. En novembre 1914, il commande le 159e régiment d'infanterie et il est promu Colonel, le 5/5/1915. Le 4/6/1915, il reçoit une brillante citation après la bataille de l'Artois :"A conduit avec energie l'attaque de son régiment qui a enlevé 3 lignes successives de tranchées ennemies et dont certains éléments ont gagné plus de 4 km en profondeur. A conservé ensuite la plus grande partie du terrain conquis sur lequel il s'est maintenu pendant 7 jours consécutifs, malgré un violent bombardement et plusieurs contre-attaques ennemies." Il est ensuite mis à la tête de la 88e brigade d'infanterie. Il reçoit la croix d'officier de la Légion d'Honneur en 1916.

Le 13/6/1918, il est promu Général de brigade à titre temporaire et mis à la tête de la 24e division d'infanterie. Le 31/7/1918, il reçoit une nouvelle citation : "Après avoir pris à son compte le 20/7 au soir, en plaine bataille, le front précédemment occupé par 2 de nos divisions sur la rive sud de la Marne, le général Desvoyes a reçu mission de poursuivre l'ennemi qui venait d'être rejeté au nord de la rivière. Cette poursuite a été menée avec autant d'intelligence que de vigueur. Aussi bien dans l'organisation des moyens de fortune pour faire franchir la Marne à ses premiers groupes de combat, que dans la poursuite et la mise en action de son gros, lorsqu'il a pu disposer des ponts d'équipage, le général Desvoyes a fait preuve d'un sens pratique et d'un esprit de décision remarquable. Ses troupes ont donné bravement et sans souci des fatigues de tous les efforts qui lui étaient demandés, talonnant sans répit les arrières gardes ennemies et favorisant l'avance des divisions voisines". Il finit la guerre comme commandant de la 20e division d'infanterie. Après la guerre, il prend le commandement d'une infanterie divisionnaire et est nommé commandeur de la Légion d'Honneur le 9/7/1921.

Il est nommé Général de Division le 19/12/1924.

Il est mort le 20/9/1931

Photo des grands magasins du Louvre

    


Le 27e bataillon de chasseurs est créé en 1871. En Algérie en 1871, il est en Tunisie d'avril 1881 à novembre 1887. Il est alpinisé en décembre 1888.

  

Jean Baptiste Fernand Baugillot

Né le 31/10/1848 à Châteauroux (Indre), ce saint cyrien fait partie de la promotion de Suez (1868-1870).

Il est nommé Capitaine le 8/5/1876 au 140eme régiment d'infanterie à Grenoble, puis il devient instructeur à l'école régionale de tir du camp de la Valbonne.

Il est promu Chef de bataillon le 15 avril 1890 et chef de corps du 27e bataillon de chasseurs alpins en 1892. Il conserve son commandement neuf ans, y compris après sa promotion au grade de Lieutenant Colonel le 21/9/1898. C'est dans ce grade qu'il est ici photographié, au tournant du siècle à Menton, garnison de son bataillon.

Il est promu Colonel le 12/10/1901 à la tête du 125eme régiment d'infanterie, puis Général de brigade le 20/6/1907, commandant de la 10e brigade d'infanterie, poste qu'il occupe jusqu'à son passage à la réserve en 1910.

Durant la guerre de 14, il est rappelé dans un commandement actif comme chef de la 129e brigade qu'il conduit notamment durant la bataille de la Marne, puis en novembre 1914 vers Saint Mihiel. Il y reçoit la croix de commandeur de la légion d'honneur. Relevé de son commandement au front, il va commander le camp de la Valbonne, puis les subdivisions de région d'Annecy et de Chambery. Il meurt de maladie le 7/2/1919 et reçoit le titre de "mort pour la France".

Photo Guesquin (Menton)


Le 28e bataillon de chasseurs est créé en 1871. Il est en Algérie de 1871 à 1872, puis fait la campagne de Tunisie de 1881 à 1882. Il est alpinisé en décembre 1888.

Hippolyte Vanleemputten

Né le 16/2/1828 à Paris, c'est un saint Cyrien de la promotion de 1851, promu Sous lieutenant au 58e régiment d'infanterie.

Lieutenant le 27/12/1854. Son régiment n'est engagé ni en Crimée, ni en Italie, mais il sert en Algérie entre 1859 et 1862 et est notamment affecté aux bureaux arabes.

Il est nommé Capitaine le 21/1/1863 et chevalier de la Légion d'honneur en 1865 ou 1866. En 1868, il passe au 3e régiment des grenadiers de la Garde avec lequel il fait la guerre de 70.

Echappé des mains de l'ennemi, il est nommé au 3e régiment de marche des zouaves et y est nommé Chef de bataillon, le 15/11/1870

Il commande le 28e bataillon de chasseurs à pied lors de sa création en janvier 1871. Il conduit ce bataillon en Algérie, dans les opérations menées dans la province de Constantine et s'illustre dans plusieurs combats, le 13/4/1871 à Saguiet Réha , le 13/5/1871 à Takitount, puis le 8 et le 13 juin à Houd ben Serrar. En septembre et octobre de la même année, le bataillon est de nouveau engagé, notamment dans un razzia qui rapport 1700 chameaux chargés de grains et 4000 têtes de bétail. Le 30/10/1871, lors de la dissolution de la colonne, Vanleemputten reçoit les félicitations du général Saussier, commandant les opérations, pour la belle tenue au feu de son bataillon.

Il prend se retraite en aout 1873.

Photo Godard (Angoulême)

   


Le 29e bataillon de chasseurs est créé en 1871. Il est en Tunisie de 1881 à 1888.

   

Pierre François Compeyrot

Né le 21/12/1867, il est engagé volontaire le 22/10/1887.

Sous Lieutenant le 1/4/1892, au 29e bataillon de chasseurs à pied

Lieutenant le 1/4/1894, il est ici photographié en 1900, dans la grande tenue d'officiers de chasseurs à pied.

Promu Capitaine le 26/12/1905, il passe au 129e régiment d'infanterie, il est de nouveau aux chasseurs à pied (26e bataillon) en 1912.

Durant la guerre de 14, il sert au 133e régiment d'infanterie territoriale. Le 10/5/1915, il est blessé à la tête de sa compagnie en Alsace.

Il est nommé Chef de bataillon le 26/12/1915 au 95e régiment d'infanterie. Le 25/2/1916 à Verdun, il défend le fort de Douaumont mais ne peut en empêcher sa prise

Lieutenant Colonel à titre temporaire. Il finit la guerre comme officier de la Légion d'Honneur.

En 1921 il est à l'état major de la Place de Paris.

 

Photo Acquart (Vincennes)


Le 29e BCP à la veille de la guerre.


Le 30e bataillon de chasseurs est créé en 1871. Il est en Tunisie de 1881 à 1883, puis en Algérie de 1886 à 1888. Il est alpinisé en décembre 1888.


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