L'assaut manqué de Sébastopol le 18/6/1855
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La brigade Niol



Extraits de l'historique du 5e bataillon de chasseurs et de l'ouvrage "Histoire de la guerre de Russie" (L.Guérin).

Dans la soirée du 17, les troupes reçoivent les instructions relatives à l'assaut qui doit être donné le lendemain au point du jour.

La division Mayran, partant des ouvrages blancs, traversera le ravin du Carénage et attaquera l'enceinte du faubourg entre la batterie de la Pointe et le Petit-Redan. La division Brunet, partant des tranchées qui sont à droite du Mamelon-Vert, marchera sur la courtine qui s'étend entre le Petit-Redan et Malakoff'. La division d'Autemarre, partant des tranchées qui sont à gauche du mamelon, est chargée d'enlever la batterie Gervais et la tour Malakoff. Les Anglais doivent attaquer en même temps le Grand Redan dont les feux pourraient nous prendre de flanc.

La brigade du général Niol (5e bataillon de chasseurs, 19e et 39e régiments d'infanterie) ouvre le chemin de la division d'Autemarre.

A huit heures du soir, les troupes se rendent à la tranchée et s'installent dans les positions qu'on vient de leur assigner. Le 5e bataillon de chasseurs, marchant en tête de la division d'Autemarre, arrive à la nuit tombante dans la parallèle la plus avancée. Le commandant Garnier, que le capitaine adjudant-major Masse seconde avec son zèle habituel, dispose tout son monde et indique à chacun la place dans laquelle il doit attendre le signal de l'assaut. Les capitaines Theuvez, Castera, Clinchant, Rogier et Boucherie sont à la tête de la 1ere, de la 2e, de la 6e, de la 7e et de la 8e compagnie. Le lieutenant Copri et le lieutenant Potier commandent la 3e compagnie et la 5e compagnie dont les capitaines sont absents. Le capitaine de la 4e, M. de Geslin, sérieusement malade depuis plusieurs jours, n'a pas voulu faire défaut dans une circonstance aussi grave. Affaibli par une forte cholerine il arrive, aidé par quelques chasseurs, au point d'où sa compagnie doit s'élancer au signal convenu.

Isidore Théodule Garnier

Officier sorti du rang, Isidore Garnier a déjà une belle carrière derrière lui avant le18 juin 1855.
Né en 1816, promu officier en 1840, il a été blessé et décoré en Algérie, puis une nouvelle fois en novembre 1854, alors qu'il était capitaine au 5e bataillon de chasseurs.

Il prend le commandement du 5e bataillon de chasseurs en janvier 1855. Lors de l'attaque avortée du 18 juin, son comportement héroïque lui vaut deux blessures par balles, une par un coup de baïonnetes et cinq autres fortes contusions. La journée lui vaut la croix d'officier de la Légion d'Honneur.

La suite de sa brillante carrière est exposée sur une page spéciale.

Photo Crémière et Hanfstaengel (Paris)

    

La troisième parallèle, seulement ébauchée à cette époque, consistait en un mur de pierre sèche derrière lequel on avait à peine donné quelques coups de pioche. Elle n'est pas même suffisante pour contenir tout le monde. En conséquence, le lieutenant Potier franchit le parapet avec sa compagnie qui va se coucher en avant de nos lignes, complétement à découvert. De cet endroit nos chasseurs silencieux, l'œil et l'oreille aux aguets, distinguaient vaguement à travers l'obscurité do la nuit les lignes de l'ouvrage qu'il fallait aborder. Pour ne pas trahir le secret des préparatifs de l'attaque, il fallut passer ainsi de longues heures sans faire un mouvement et se tenant immobile sous le feu que l'ennemi dirigeait fréquemment contre nos tranchées.
Ce fut une nuit solennelle, nuit pleine d'émotions, pendant laquelle les plus braves sentirent le cœur battre vivement dans la poitrine.

Le signal devait être donné par des fusées lancées sur l'ordre exprès du général en chef, vers trois heures du matin. Trompée par la lueur d'une bombe, la division Mayran commence trop tôt son mouvement. On entend de son côté le bruit d'un violent combat d'artillerie et de mousqueterie. Bientôt après on voit les fusées s'élever dans les airs ; le moment est venu ; les divisions Brunet et d'Autemarre s'élancent à leur tour.

Le 5e bataillon de chasseurs force l'enceinte de la place.

Le commandant Garnier était allé jusqu'à la 5e compagnie, postée à quelque distance en avant des tranchées, pour donner au lieutenant Potier l'ordre d'ouvrir la marche afin de reconnaître le terrain.
A l'avertissement de ses officiers, la compagnie s'avance rapidement et atteint bientôt la batterie Gervais. Les réserves russes n'ayant pas encore eu le temps de sortir de leurs abris, la batterie n'est gardée que par les servants des pièces soutenus par un piquet d'infanterie.
Mais nos chasseurs qui se sont jetés dans le fossé ne peuvent en sortir du côté opposé. La terre légère et friable s'éboule sous les pieds et ne peut supporter le poids d'un homme. M. Potier, enfonçant profondément son sabre dans le retranchement, s'élève à la force des poignets sur le parapet et vient en aide à ses chasseurs qu'il attire a lui en saisissant l'extrémité de leur carabine. Un canonnier russe lui assène plusieurs coups d'écouvillon sur la tête sans lui faire lâcher prise ; tout ensanglanté, il continue à presser l'escalade. Une grosse pierre, lancée avec force, l'atteint en pleine figure, lui brise sept dents et l'envoie rouler dans le fossé. Il se relève, franchit une seconde fois le parapet et rejoint les chasseurs qui, grâce à son audace et à sa présence d'esprit, sont maintenant dans l'ouvrage. Son sous-lieutenant, M. des Garets, qui s'est jeté des premiers sur l'ennemi, vient d'être mortellement frappé par une balle.

Victor Potier
Héros de la journée
Blessé et décoré

Le commandant Garnier, marchant à la tête des autres compagnies, a suivi de près la 5e.
A peine sorti des tranchées, le bataillon se trouve en butte au feu de l'ennemi et laisse sur le terrain nombre de morts et de blessés. Le capitaine de Geslin qui, à force d'énergie, se maintient à la tête de sa compagnie, reçoit au bas ventre une blessure qu'on crut longtemps mortelle. Ces pertes ne font qu'accélérer la course au lieu de l'arrêter. Les chasseurs traversent tête baissée cette zone dangereuse, se jettent sur la batterie Gervais et l'escaladent en un instant. Pendant la mêlée qui suit cette brusque attaque, le commandant Garnier a le bras percé d'un coup de baïonnette par un soldat russe qu'il empêchait de se sauver.
L'enceinte de Sébastopol est forcée, nous avons pris pied dans la plage. Malgré le feu dirigé par les Russes sur l'intérieur de l'ouvrage que nous venons de leur enlever, on gagne encore du terrain.

Capitaine de Geslin
Coup de feu dans la partie latérale de l'abdomen
traversant la hanche gauche

Le jour qui commence à poindre est voilé par une brume légère empêchant de bien juger la position. Cependant le capitaine Masse, un brillant et vigoureux officier, reconnaît qu'une forte colonne ennemie s'avance par le ravin de Karabelnaia pour nous attaquer et reprendre la batterie Gervais. Ralliant vivement les groupes les plus rapprochés de lui, M. Masse s'élance à la baïonnette sur les Russes qui le reçoivent par un feu de peloton. Nos chasseurs foudroyés à bout portant sont arrêtés par cette décharge meurtrière ; un grand nombre tombent pour ne plus se relever. Le brave Masse et son adjudant Gillet, tous deux frappés au premier rang, sont au nombre des morts.
Le commandant reçoit une seconde blessure faite par une balle qui lui a traversé le côté droit de la poitrine. Il reste néanmoins debout, et, toujours calme et intrépide, dirige la lutte en attendant l'arrivée des renforts impatiemment attendus. Toutes les compagnies sont mélangées, mais chacun est à son poste. Les soldats, pleins d'ardeur et d'entrain, se sont avancés jusqu'à un groupe do maisons à demi-ruinées qui se trouvent sur la ponte du mamelon de Malakov, tout à l'entrée du faubourg de Karabelnaïa. Il se livre sur ce point un combat furieux ; on se fusille à bout portant, on s'assomme à coups de crosse, à coups de pierres et les larges sabres-baïonnettes, maniés par des mains vigoureuses, font d'horribles blessures.
Le régiment russe Poltawa, qui nous tient tête, résiste quelque temps avec la plus grande bravoure, mais se voit forcé de nous abandonner ces masures encombrées de cadavres. La situation n'en est pas moins critique. Sur la droite, le réduit de Malakoff, que nous n'avons pu aborder, nous crible de ses feux. Le lieutenant Roger du Nord, levant sa casquette sur la pointe de son épée, appelle à lui tous les gens de bonne volonté pour aller forcer ce redoutable obstacle. Bon nombre de chasseurs répondent à sa voix et se rangent à ses côtés. Il s'élance à leur tête, mais tombe bientôt frappé de deux balles, le bras gauche brisé et la poitrine traversée. Les braves soldats qui l'ont suivi, forcés de s'arrêter devant un feu terrible, reviennent sur leurs pas en rapportant leur jeune chef sanglant et inanimé.

Vainement le commandant Garnier a dépêché vers le général d'Autemarre courrier sur courrier. Tous ceux qu'on envoie sont tués en route. Le bataillon, en quelque sorte bloqué dans les ouvrages russes, reste sans communications avec le dehors. Pour revenir aux tranchées, il faut sortir de la batterie Gervais par une embrasure que l'ennemi crible de balles, car les Anglais ayant été repoussés, les feux du Grand-Redan nous prennent maintenant à revers. Les attaques de la division Mayran et de la division Brunet sur la droite de nos lignes ont également échoué ; nous restons seuls engagés et les Russes peuvent diriger contre nous de nombreux renforts.
Le général Chrouleff, qui commande ces réserves, les pousse vigoureusement sur la pointe du faubourg dont nous occupons encore quelques maisons. La lutte prend un nouvel acharnement. Nos hommes, épuisés par tant d'efforts et manquant de cartouches, résistent avec peine au choc de ces troupes fraîches entraînées par des officiers qui paient bravement de leur personne.

Le 19e régiment est envoyé en renforts, mais la batterie Gervais doit être évacuée.

Cependant un bataillon du 19e de ligne, conduit par le colonel Manèque, vient d'arriver dans la batterie Gervais pour soutenir le 5e chasseurs.

Aimé, Charles François Joseph Manèque

Fils de militaire, Manèque a fait l'école de Saint Cyr. Il a servi en Morée en 1828 et en Afrique.

A peine promu Général de Brigade le 11/6/1855, il est encore à la tête du 19e régiment une semaine plus tard et reçoit trois blessures lors de la journée du 18 juin : Une balle à la cuisse gauche, une contusion du fait d'un biscaïen à la poitrine, et des plaies diverses à la main gauche ayant entrainé la perte d'une phalange de l'auriculaire.

"Ce bourru bien faisant, à la bonne figure renfrognée sur le masque, mais derrière lequel filtrait une ombre de sourire qui allait se perdre dans le regard doux et franc, cet homme au coeur droit noble, sensible sous une écorce parfois un peu rude. D'aspect un peu vulgaire, avec sa tête large dans les épaules et les yeux saillants, d'un esprit légèrement gouailleur et très fin."

Après s'ête illustré lors de l'assaut manqué, il est mis à la tête d'une brigade de la garde Impériale. Il participera comme général de division lors de la campagne d'Italie, mais décède en 1867 et ne participera pas à la guerre de 1870.

Photo Le Gray (Paris)

    

La lutte reprend alors une nouvelle ténacité, mais les feux croisés qui battent le terrain que nous occupons éclaircissent à chaque instant les rangs de nos soldats.
Le commandant Garnier tente encore une fois de faire savoir au général d'Autemarre la situation désespérée dans laquelle il se trouve. Il charge de cette périlleuse mission le lieutenant Potier qui, la mâchoire à demi-brisée et tout couvert de sang n'a pas voulu quitter les soldats de sa compagnie. Cet officier passe par l'embrasure de la batterie et réussit à traverser le terrain labouré par les projectiles russes.
Pendant que M. Potier, qui a pu joindre le général d'Autemarre, lui rend compte de ce qui passe, la situation devient de plus en plus grave sur le théâtre de l'action. Deux colonnes ennemies ont prononcé un mouvement pour tourner et envelopper les restes du bataillon et les compagnies du 19e de ligne que le colonel Manèque dirige avec un calme et superbe courage. Il faut définitivement se décider à la retraite et l'exécuter sans perdre un instant. Le commandant Garnier donne ses ordres et dirige le mouvement de son bataillon. Malgré la grêle de projectiles qui décime nos soldats, cette retraite ne dégénère pas en déroute. Tout en se retirant, on défend le terrain et, autant qu'on peut le faire, on emporte les blessés. Les Russes serrent cependant de près nos soldats qui se retirent. Ils franchissent après eux les retranchements de la batterie Gervais et paraissent vouloir les suivre jusque dans les tranchées.

A ce moment, le 2e bataillon du 19e de ligne arrive pour soutenir les troupes engagées. Le colonel Manèque et le commandant Garnier en profitent pour rallier leurs hommes dans un pli de terrain et tentent un retour offensif afin de rejeter l'ennemi dans la place.
A la voix de leurs chefs, chasseurs du 5e et soldats du 19e s'élancent sous une fusillade meurtrière.
Le commandant Garnier est encore une fois frappé par une balle qui l'atteint à la hanche. Epuisé par la perte de son sang et meurtri par plusieurs contusions, il ne peut plus se tenir debout. Le sergent-major Chambon et le sapeur Cornu le relèvent et l'emportent dans nos tranchées.
Au 19e régiment subit aussi des pertes importantes

Capitaine Pierre Darrigade
19e régiment
Quatre blessures : "coup de baïonnette à la partie externe de la cuisse droite, fortes contusions
à la poitrine, à l'épaule et au genou droits des suites d'éclats de bombe"
) et pris par les russes.

Les Russes, rentrés dans la batterie Gervais, déciment par leurs feux nos soldats qui combattent à découvert.

La retraite est décidée.

Le général Niol arrive au milieu des troupes engagées de sa brigade, précédent le 26e régiment de ligne, que le colonel de Sorbiers et le Lieutenant-Colonel Nicolas amènent à découvert sous une pluie de mitraille.

Le général Niol
Blessé d'une forte contusion à la cuisse droite par un biscaïen


Avec l'aide de ce régiment, il essaie de reconquérir le terrain perdu et reprend une vigoureuse offensive. L'intrépide commandant Moréno, qui est parvenu avec un bataillon sur le parapet du retranchement ennemi, roule percé de trois balles dans le fossé jonché de morts et de mourants. Le colonel de Sorbiers est à son tour grièvement blessé et le général Niol reçoit une balle dans la hanche. Le colonel Manèque est atteint de deux nouvelles blessures.
Bientôt le 26e régiment n'a plus que deux officiers supérieurs valides : le Lieutenant-Colonel Nicolas et le commandant Genneau.

Sergent Istweire
Blessé au bras gauche.
Promu officier en décembre.
Il sera tué en 1870.

Commandant Moréno
26e régiment. Blessé et capturé par les Russes
"Coup de feu dans la région temporale droite,
coup de feu à la partie interne et supérieure de l'articulation tibio-fémorale gauche
et coup de feu qui lui traverse la partie supérieure du mollet gauche"

Lieutenant Colonel Nicolas
Blessé et fait prisonnier

Les rangs des compagnies s'éclaircissent à vue d'oeil. Ce combat désespéré est maintenant inutile. On a laissé passer, sans en profiter, le moment favorable, celui où le 5e chasseurs pénétrait jusqu'aux maisons de Karabelnaïa Les bataillons de la brigade Niol se voient donc obligés de se replier.
Protégés par le feu de nos batteries, ils regagnent les tranchées d'où ils étaient partis pour l'assaut, ou font leur retraite en se défilant par le ravin de Karabelnaïa.

Les pertes du 5e bataillon étaient énormes, on pout en juger par les détails suivants :
Sur 19 officiers présents au feu, 18 avaient été touchés. Le commandant Garnier avait trois blessures graves et deux fortes contusions. Le corps du capitaine Masse, tué raide, ainsi que l'adjudant Gillet, n'avait pu être relevé par nos chasseurs. Le lieutenant Roger du Nord, mortellement atteint, devait succomber après quelques semaines de cruelles souffrances ; le sous-lieutenant des Garets, la mâchoire brisée par une balle, mourut le surlendemain du combat. Les lieutenants Copri et Bureau, grièvement blessés l'un et l'autre, étaient restés au pouvoir des Russes. Le capitaine de Geslin avait recu, dès le commencement de l'affaire, une grave blessure qui devait le clouer pendant un an sur un lit de douleur. Le capitaine Clinchant avait deux fortes contusions et le menton déchiré par une balle qui venait de tuer à côté de lui un de ses sous-officiers. Les capitaines Rogier, Castera et Boucherie étaient également blessés, ainsi que le médecin-major Gouget, qui avait suivi le bataillon dans les ouvrages russes.
Le lieutenant Potier avait une partie de la mâchoire brisée et plusieurs contusions au crâne, ce qui ne l'empocha pas de revenir prendre le commandement de sa compagnie aussitôt qu'il eut été pansé. Lorsque ce brave officier s'était présenté, tout couvert de sang, devant le général d'Autemarre auquel il devait exposer la situation, le général avait eu peine à croire que le 5° chasseurs eût ainsi pénétré dans la ville et s'y fat maintenu depuis si longtemps. Mais à ce moment il était trop tard pour le faire appuyer utilement ; la partie était perdue pour ce jour-là.
Les lieutenants Carré, Leluyer, Bastien étaient blessés, ainsi que les sous-lieutenants Guignet, Baillet et Jambon. Seul, le sous-lieutenant Ganot, qui avait vaillamment fait son devoir, était sorti de cette mêlée sans une égratignure.
Dans l'après-midi, nous rendîmes les derniers honneurs à 33 de nos sous-officiers ou de nos soldats, parmi lesquels se trouvaient les sergents Platier et Pizalla, le fourrier Guérin et le caporal-sapeur Decès
Deux cent dix blessés, au nombre desquels étaient les sergents-majors Lagarde et Guyot, les sergents Combollo, Parizot, Lccat, Doviso, Aimond, Lenotro et Milany, ce dernier déjà blessé à l'affaire du 2 mai, avaient été transportés dans nos ambulances.
Cent vingt-quatre sous-officiers, caporaux ou chasseurs, presque tous tués ou blessés, étaient restés avec MM. Copri et Bureau sur le terrain reconquis par les Russes.

Capitaine Justin Clinchant
Blessé d'un coup de feu à l'avant bras droit et sous le menton,
ainsi que d'une contusion à la poitrine d'un biscaïen
Fait chef de bataillon

lieutenant Copri
Blessé et fait prisonnier

Lieutenant Antonini
5e bataillon de chasseurs

 


 

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