Joseph VINCENDON, né le 8/10/1833 à Brezin (Isère)

Photo Le Blondel (Lille)
Photo Dufour (Dijon)
Photo Dufour (Dijon)

 

Engagé comme soldat au 2e régiment de Zouaves en 1852. Il devient sergent en 1853. Après des débuts en Afrique, il part pour la campagne de Crimée (1854-1856) et est blessé lors de la bataille de l'Alma d'un coup de feu au mollet gauche (1ere blessure). Le 24 fevrier 1855, il est blessé une seconde fois d'un coup de baïonnette à la cuisse.

Nommé Sous lieutenant en 1855, il reçoit un troisième blessure (coup de feu à la poitrine) le 7/6/55. Il retourne en Afrique de 1856 à 1859.

Nommé Lieutenant en 1856, il est cité à l'ordre de l'armée comme s'étant particulièrement distingué lors de l'expédition de Kabylie et s'être, le 24/6/57, précipité avec quelques hommes dans les retanchements ennemis (croix de la légion d'honneur et 5e classe de l'ordre du Medjidié).

Capitaine en 1857. Il effectue la campagne d'Italie entre avril et aout 1859 et le 4/6/59 à Magenta, il est blessé d'un coup de feu au bras droit, ainsi que d'un coup de sabre à la cuisse gauche (4e et 5e blessures). Il recoit la médaille d'Italie et est nommé officier de la Légion d'Honneur. Il retourne en Afrique entre 1859 et 1862. Il est cité en octobre 1859  pendant l'expédition du Maroc.
Il part au Mexique en 1862 et en mai, lors du siège de Puébla, il reçoit deux coups de feu à la cuisse droite et au pied gauche (6e et 7e blessures). Il revient décoré de la médaille du Mexique et officier de l'Ordre de Notre Dame de la Guadalupe.

Il est nommé Chef de bataillon au 100e RI (1862), puis en 1864, il prend le commandement du 8e BCP.

Nommé Lieutenant Colonel en 1867 au 39e RI (reçoit la 2e classe de l'ordre de St Stanislas de Russie), il en devient Colonel en 1870 à 37 ans, le plus jeune de l'armée.
Durant la guerre, il est blessé pour la 8e fois à la main gauche, par un éclat d'obus (à Rezonville le 16/8/70). Prisonnier à Metz, il revient en France en avril 71 à la tête du 4e RI pour participer au siège contre Paris. Il est nommé commandeur de la Légion d'Honneur en 1871.

Général de brigade en septembre 1875, il commande la 4e brigade, puis en 1877, la cavalerie du 8e CA. En 1881, il part en Tunisie commander la brigade de renfort. A son retour en France, il prend le commandement de la 58e brigade. Il reçoit l'appui politique de Wilson (gendre du Pdt Grévy, compromis dans l'affaire des fiches) pour passer divisionnaire.

Général de division en 1884, il commande la 33e DI entre 1884 et 1898, date de son passage en reserve. Grand Officier le la Légion d'Honneur en 1889, puis Grand Croix en 1896. Sa brillante carrière passée, semble s'émousser dans ces dernière fonctions, puisqu'il ne sera jamais proposé comme commandant de corps d'armée. En 1892, il reçoit les notes suivantes : "Caractère passionné, se mèle de ce qui ne le regarde pas. Grand versatilité dans l'appréciation des hommes et entraine chez ses subordonné de la défiance et du malaise".

Il décède en 1909.

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